D’après le dossier ICPE déposé en Préfecture, la nouvelle plateforme Intermarché de Neuillac (56) va progressivement faire rouler ses poids lourds au gaz, en lien avec la future station GNV de Saint-Gérand.

La nouvelle base logistique du groupement « Les Mousquetaires » de Neuillac (56), sur le parc d’activités du Pont Saint Caradec, vise à assurer la sécurité des approvisionnements de l’ensemble de ses points de vente en Bretagne et de répondre aux objectifs de développement du Groupement. Elle stockera les marchandises en provenance des différents fournisseurs, avant redistribution aux points de vente du groupement Intermarché, après des opérations de tri et de reconditionnement. Sur près de 52.000m2, la plateforme réunira 10 cellules de stockage dont une d’éclatement pour les expéditions.

Réorganisation nationale

Cette nouvelle plateforme s’intègre dans le cadre de la refonte nationale des outils logistiques du groupement « Les Mousquetaires » / Intermarché ». Objectif : transformer la logistique pour améliorer et moderniser ses équipements. Cette démarche s’accompagne de la fermeture de nombreuses autres plateformes logistiques dont celle de Rostrenen située à 45 kilomètres de Neuillac. La nouvelle implantation se situe à proximité immédiate de la base de Saint-Gérantd qui traite aujourd’hui les produits frais et dont l’activité sera transférée à terme sur celle de Neuillac.

75% des véhicules au gaz

Dans le dossier ICPE de la plateforme, le groupement annonce que 75% des poids lourds transitant par la plateforme rouleront au gaz naturel, ce qui représentera entre 90 et 120 livraisons par jour sur 120 camions. Ainsi, le parc de véhicules de livraison vers les points de vente ne comportera à terme que des poids lourds fonctionnant au gaz. Ils devraient s’approvisionner auprès de la future station de Saint-Gérand, que Morbihan Energies construira dans les prochains mois.

La solution hydrogène non retenue

Questionné sur l’utilisation de l’hydrogène pour le parc d’engins de manutention, le groupement Intermarché confirme avoir étudié cette solution mais ne pas l’avoir retenue. En effet, les résultats d’une pré-étude interne menée en 2016 ont montré des surcoûts d’exploitation importants (supérieurs à 100k€ par an) en dépit des avantages procurés par ce choix technique (rapidité de charge, autonomie, entretien réduit, durée de vie plus longue). Néanmoins, dans sa réponse à l’enquête publique, le Groupement assure que si cette technologie se généralisait, ITM LAI serait amenée à réétudier la question.