A l’occasion du SPACE, l’Etat, la Région Bretagne, l’Ademe, le Pôle Energie Bretagne, GRTGaz et GRDF ont signé le Pacte biogazier breton. Objectif : mobiliser et engager les acteurs régionaux pour faciliter le développement de la production de gaz vert en Bretagne.

Pour déployer les énergies renouvelables, la Bretagne peut compter sur un de ses atouts : la biomasse. Les ressources régionales (résidus de cultures, déjections animales, déchets liés à l’industrie agroalimentaire, biodéchets…) sont susceptibles de produire du biogaz grâce à leur transformation dans des unités de méthanisation.

Le document repose sur trois piliers :

  • L’augmentation de la production de gaz renouvelable « à partir de ressources maîtrisées »,
  • L’optimisation des valorisations du biogaz breton,
  • La structuration de l’animation locale de la filière (accompagnement des projets, formation des exploitants, optimisation des modèles technico-économiques…). Les signataires accompagneront le regroupement des acteurs professionnels pour structurer la filière « méthanisation » sur la région et et permettre de défendre les spécificités bretonnes dans les débats nationaux de la filière biogaz.

Des objectifs chiffrés

Les signataires se sont accordés sur des objectifs chiffrés :

  • La multiplication par 6,4 la production de gaz renouvelable (tous usages confondus) d’ici à 2030
  • L’injection dans les réseaux de 1700 GWh de biogaz à l’horizon 2025 (soit l’équivalent de 10% de la consommation bretonne de gaz naturel en 2018)

Pour les partenaires, la possibilité d’injecter le biogaz dans les réseaux de distribution et de transport du gaz ouvre de nouvelles perspectives de mobilisation du biogaz dans le mix énergétique breton et dans des utilisations telle que la mobilité (grâce au bioGNV).

Au 1er janvier dernier, la Bretagne comptait 97 unités de méthanisation. La majorité de ces installations sont des investissements agricoles : 72 sont des unités à la ferme, 5 unités centralisées, 6 collectifs agricoles, 6 stations de traitement des eaux usées, 5 installations industrielles et 2 installations de stockage des déchets non dangereux.