Lorient Agglomération vient de mettre en consultation son projet de Plan climat air énergie territorial (PCAET). Il envisage la conversion vers le gaz des bus et des BOM de la collectivité.

Si la transition écologique et énergétique est aujourd’hui au coeur de son action publique, Lorient Agglomération a déjà mis en œuvre un certain nombre d’actions concrètes sur le terrain : ouverture d’une recyclerie, construction d’un pôle d’échange multimodal à la gare de Lorient, mise en place d’une infrastructure de transport collectif en site propre Triskell, bateau électrique zéro émission pour les liaisons transrade…

Aujourd’hui, l’agglomération vient de mettre en consultation son Plan climat air énergie territorial (PCAET). Objectif : préparer l’avenir d’un territoire durable.

Le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) est un document de planification établi pour 6 ans. Il constitue la feuille de route qui guide la transition écologique et énergétique du territoire sur la période 2019-2025.

Lancée en décembre 2016, l’élaboration du PCAET s’est faite par étapes. Après une phase de diagnostic et de construction d’une stratégie territoriale, la troisième étape a été l’élaboration d’un plan d’action. Celui-ci s’appuie sur les leviers identifiés par le diagnostic et décrit toutes les actions qui seront mises en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés dans la stratégie.

La transition énergétique au coeur de l’action publique

Le diagnostic le démontre : la question de l’énergie est centrale pour Lorient Agglomération. La consommation des énergies fossiles est la cause principale des émissions de gaz à effet de serre et des émissions de polluants du territoire. Les secteurs du bâtiment et du transport en sont les principaux responsables. Cumulés, ils représentent 83 % de la consommation d’énergie du territoire, ils émettent plus de 70% des gaz à effet de serre, et ce sont les principales sources d’émissions de polluants atmosphériques. Par ailleurs, la facture énergétique pèse lourd sur l’économie du territoire, d’autant qu’une part très faible de l’énergie consommée est produite localement.

Lorient Agglomération a donc décidé de positionner la transition énergétique au coeur de l’action publique. Elle en a fait « un défi prioritaire » pour prendre part à la lutte contre le changement climatique, préserver les ressources, maîtriser la facture énergétique et réduire les inégalités sociales.

Le GNV parmi les solutions

Parmi les solutions envisagées, Lorient Agglomération veut rationaliser l’usage de la voiture, en améliorant la performance des transports collectifs, en favorisant l’usage des modes actifs et en encourageant le covoiturage.

L’agglomération s’engage aussi à être exemplaire avec l’objectif de réduire de 50% ses consommations énergétiques et émissions de gaz à effet de serre et de couvrir 50% de sa consommation par des énergies renouvelables. 100% des véhicules de la collectivité seront « propres » en 2030

La sortie des produits pétroliers est visée avec une place importante donnée aux véhicules alimentés au GNV puis au bioGNV, ainsi qu’à l’électromobilité pour les trajets en zone urbaine.

Deux études sont actuellement menées pour les bus et les BOM. La première doit envisager de nouvelles motorisations des bus correspondant au nouveau réseau. La production de biogaz de l’installation de stockage des déchets devrait couvrir près de 80% de la consommation actuelle de la flotte de bus. Le passage au GNV apparaît ainsi pertinent et complémentaire à la motorisation électrique qui serait concentrée en zone urbaine.

Portée par la SEM 56 Energies, une infrastructure de charge rapide est en projet pour les transporteurs et les bennes à ordure ménagère en bordure de la RN165. Une étude a été menée en partenariat avec GRDF pour envisager le passage des bennes à ordure ménagère au gaz naturel véhicule à l’occasion de leur renouvellement. Les conclusions de l’étude montrent l’intérêt tant environnemental que financier de cette solution. Sous réserve de l’installation d’une station de charge rapide à proximité du site ADAOZ à Lann Sévelin, le GNV sera donc développé.