Revue de presse : pourquoi ils investissent dans un véhicule GNV ?

Les annonces d’investissements dans des véhicules de transports de marchandises roulant au GNV ont été nombreuses ces dernières semaines, à l’occasion de la SITL notamment. L’occasion d’analyser les raisons de ces investissements par les transporteurs. Tour d’horizon…

Différents usages et stratégies

Logistique urbaine, livraison de marchandises en centre urbain : le Groupe STEF anticipe la sortie complète du diesel dans le centre de Strasbourg programmée à l’horizon 2021 et recherche des solutions responsables et éprouvées pour la livraison.

Usages multimodaux : TAB Rail Road, spécialiste français du transport combiné rail-route, choisit de déployer le GNV sur les premiers et derniers kilomètres pour compléter l’utilisation du ferroviaire sur la longue distance. Une question de « cohérence » sur l’ensemble de la chaîne de transport.

Location : le Groupe FRAIKIN, spécialiste de solutions de gestion de flottes de véhicules industriels utilitaires et commerciaux, se doit d’offrir des solutions plus respectueuses de l’environnement à ses clients.

Ces investissements sont conditionnés à la performance des véhicules GNV proposés (autonomie, certifications ADR) et à l’accès à des stations d’avitaillement.

Les motivations exposées

  • Réduire les émissions polluantes,
  • Concilier les impératifs environnementaux, d’attractivité commerciale et de respect du patrimoine,
  • Promouvoir une logistique innovante conciliant les exigences des politiques publiques, les besoins des professionnels et les attentes de la population,
  • Valoriser l’image de l’entreprise en interne et en externe,
  • Investir dans du matériel qui valorise les conducteurs,
  • S’engager en faveur d’une logistique durable et responsable.

Et si dorénavant, la question n’était plus « pourquoi y aller » mais « quand » ?

 

Sources :

Un plan national pour la méthanisation

Le « plan de libération des énergies renouvelables » dévoilé par le Ministère en charge de l’écologie fin mars doit permettre à la filière méthanisation d’atteindre les objectifs du Plan Climat « à coût maîtrisé pour le consommateur ». Le Gouvernement fait le choix de s’appuyer sur les agriculteurs pour accélérer son développement.

Le gaz représente aujourd’hui environ 20% de la consommation d’énergie en France. D’après la loi de transition énergétique de 2015, 10% du gaz devra être d’origine renouvelable en 2030. Pour le gouvernement, l’hydrogène et la méthanisation à partir d’électricité renouvelable pourront contribuer à cet objectif mais la contribution principale devrait être apportée par le biogaz.

400 installations en France

La méthanisation est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène. Cette dégradation produit du biogaz – essentiellement du méthane – qui peut être brûlé pour produire de l’énergie électrique et de la chaleur, ou directement injecté dans le réseau de gaz. Quatre secteurs participent au développement de cette technologie : l’agriculture, l’industrie, le traitement des déchets ménagers et l’assainissement de l’eau.

Toutes les matières organiques sont susceptibles d’être ainsi décomposées et de produire du biogaz, avec un potentiel « méthanogène » toutefois très variable. Les matières ou déchets méthanisés peuvent être d’origine agricole (déjections animales, cultures ou résidus de récolte, eaux de salle de traite…), agro-industrielle (abattoirs, caves vinicoles, laiteries, fromageries, ou autres industries agro-alimentaires, chimiques et pharmaceutiques…) ou municipale (tontes de gazon, fraction fermentescible des ordures ménagères, boues et graisses de station d’épuration, matières de vidange…).

Le biogaz ainsi produit peut-être utiliser en mélange avec le gaz naturel dans le réseau de gaz (on parle d’injection), pour produire de l’électricité ou directement comme carburant (on parle alors de bioGNV). Pour le gouvernement, compte-tenu de son efficacité énergétique, la filière injection se « doit être privilégiée par rapport à la filière électrique ».

Avec 80 installations supplémentaires en 2017, la filière représente aujourd’hui en France environ 400 installations agricoles, territoriales et industrielles.

15 propositions pour développer la filière

Les   15 propositions   du   groupe   de   travail   dévoilées fin mars visent à simplifier les démarches administratives, à développer la filière et à la professionnaliser. Revue de détails…

Un appel d’offres pour les projets « atypiques »  

Un appel d’offres spécifique sera prochainement lancé pour permettre d’intégrer des projets qui n’entrent pas dans le cahier des charges « classique » des appels d’offres existants, qui se concentrent actuellement exclusivement sur l’installation de méthaniseurs. L’objectif est d’accroître la production de biogaz sur des sites existants, notamment par l’extension ou l’adaptation des installations existantes, le regroupement de plusieurs méthaniseurs ou la mutualisation de plusieurs projets de méthanisation sur un même point d’injection.

Un complément de rémunération pour les petites installations 

L’État s’est aussi engagé à simplifier, par arrêté, les règles de « soutien tarifaire » avec la création d’un tarif de rachat « à guichet ouvert » pour les installations de taille moyenne de 500 kW à 1 MW plutôt que des appels d’offres complexes pour cette taille de projet. En parallèle, le ministère de l’Agriculture a annoncé qu’il consacrera 100 millions d’euros sur le Grand Plan d’Investissement (GPI) pour financer un fonds de garantie BPI au bénéfice des projets de méthanisation agricole.

Développement du bioGNV

Des travaux sont en cours au niveau européen pour autoriser l’utilisation du bioGNV par les engins agricoles « dans un avenir proche ». Par ailleurs, « un soutien financier devrait être mis en place pour les méthaniseurs qui alimentent les véhicules (bus, camions) pour permettre un usage local du biométhane ».

Bonnes pratiques

Des formations seront mises en place pour aider les porteurs de projets à présenter des projets limitant les nuisances et favorisant le dialogue local. Une démarche qualité (guides, chartes, labels, certification, normes…) sera engagée en parallèle pour favoriser un développement « efficace » des projets, rassurer les investisseurs et diminuer les coûts de production. Un portail national de ressources sera mis en ligne pour renforcer la connaissance de la filière par le grand public.

Simplification de la réglementation ICPE et « loi sur l’eau »

L’État s’est engagé à réduire les délais d’instruction de 1 an à 6 mois et augmentera le seuil applicable à l’autorisation Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) (100 tonnes/jour contre 60 tonnes/ jour aujourd’hui). Le régime d’enregistrement sera étendu à l’ensemble de l’activité de méthanisation ICPE, en plus du régime de déclaration possible pour la méthanisation agricole.

Passer à une échelle plus large suppose aussi de développer des méthaniseurs de grande taille et d’aller chercher les gisements à méthaniser (déchets d’industries agro-alimentaires, biodéchets, biogaz de décharge, boues de stations d’épuration). Le gouvernement en escompte une baisse progressive des coûts de production (de 100 à 80€/MWh) et le développement d’une filière française et européenne des matériels de méthanisation. Les mélanges d’intrants deviendront donc possibles mais « seulement dans des conditions de sécurité renforcées pour les terres agricoles en cas d’épandage du digestat ».

Le « droit à l’injection »

La loi du 30 décembre 2017 sur les hydrocarbures autorise la prise en charge par le tarif d’utilisation des réseaux d’une partie du coût de raccordement des installations de méthanisation aux réseaux de transport de gaz naturel, comme c’est le cas pour les réseaux de distribution. Cela devrait étendre la zone dans laquelle l’implantation de projets de méthanisation avec injection est économiquement envisageable. Un arrêté devrait être publié d’ici l’été. Enfin, le groupe de travail a proposé la création d’un « droit à l’injection » dans les réseaux de gaz naturel dès lors que l’installation de méthanisation se situe à proximité d’un réseau. Les gestionnaires de réseau seront chargés d’effectuer les investissements nécessaires.

Ouverture de la station GNV / BioGNV de Vannes Le Prat

Vannes dispose de sa station GNV (Gaz Naturel Véhicule) et BioGNV. Inaugurée le 16 mars 2018, elle permet d’avitailler tous types de véhicules (voitures légères, utilitaires, autocars et poids lourds).

Ses caractéristiques :

  • 4 pistes
  • 2 bornes de distribution
  • Accessible 24h/24
  • Paiement par CB ou abonnement via un badge
  • Exploitation confiée à Endesa
  • 1250 normo mètre cube heure de capacité
  • Durée d’avitaillement : moins d’un quart d’heure pour un poids-lourds

L’implantation de la station, sur un terrain communal situé zone industrielle du Prat, a été choisie pour sa proximité avec les axes routiers, la présence de nombreux transporteurs de marchandises et du centre de traitement des déchets du Syndicat Sud Est Morbihan (SYSEM).

Des aides pour l’achat de poids-lourds (19 tonnes minimum)

A l’occasion de l’ouverture de la station, les transporteurs peuvent prétendre à une aide d’un montant global de 13000 euros (aide du Conseil régional de Bretagne de 10000 euros + aide GRDF 3000 euros) pour l’achat d’un véhicule poids-lourd GNV (supérieur ou égal à 19 tonnes) venant s’avitailler à la station Le Prat. Les aides sont versées pour l’achat de véhicules, dans la limite de 20 véhicules lourds, et sous réserve d’un engagement d’avitaillement minimum de 35 tonnes de GNV/an sur une durée minimale de 5 ans. Cette aide peut se cumuler avec le dispositif de suramortissement fiscal pour poids-lourds fonctionnant au GNV.

Localisée à Vannes, la première station a été inaugurée en présence de David ROBO, Maire de la ville, Pierre LE BODO, Président de Golfe du Morbihan Vannes Agglomération, André CROCQ, Conseiller Régional, Jo BROHAN, Président de Morbihan Energies, Christelle ROUGEBIEF, Directrice Clients-Territoires GRDF Ouest, et de Gil NAJID, Directeur Endesa France. Deux autres stations sont prévues à court terme dans le Morbihan à Lorient et au Nord de Pontivy.

 

La Bretagne à la SITL

Par la mer, la route, le rail, et avec l’appui d’outils numériques innovants : en Bretagne, terre maritime et péninsulaire, les acteurs du transport et de la logistique (90 000 emplois) ont développé une chaîne logistique intégrée et performante, adaptée aux besoins des entreprises : service conteneur au départ de Brest, transport combiné rail-route entre Rennes et Lyon, livraison mutualisée vers les plates-formes GMS, logistique du e.commerce, transition énergétique du transport routier… C’est cette offre multimodale que la Bretagne, ses ports de commerce, ses entreprises et prestataires de services ont présenté à la SITL (Semaine Internationale du Transport et de la Logistique) 2018 sur un stand commun.

Dans le domaine des transports, l’enjeu de la transition énergétique se traduit en Bretagne par deux engagements concrets, encouragés par la Région dans le cadre de sa BreizhCOP :

  • le développement du transport combiné rail-route entre Rennes et Lyon
  • l’utilisation croissante du GNV, avec la montée en puissance du bioGNV.

Retrouvez le dossier de presse de la Région Bretagne ICI.

La circulation différenciée appliquée à Rennes

La préfecture d’Ille-et-Vilaine et Rennes Métropole ont annoncé la mise en place de la circulation différenciée en cas de pic de pollution sur le territoire intra-rocade de Rennes dès le 1er octobre 2018.

En décembre dernier, le Préfet d’Ille-et-Vilaine avait instauré un nouveau dispositif de gestion des pics de pollution qui inclut désormais la possibilité de mettre en œuvre la mesure dite de « circulation différenciée ». La préfecture et Rennes Métropole viennent d’annoncer l’application de cette mesure sur le territoire de Rennes intra-rocade.

A partir du 1er octobre 2018, dès le 4ème jour d’un épisode de pollution, le Préfet déclenchera l’application de la circulation différenciée. Les véhicules les plus polluants ne seront alors plus autorisés à circuler sur le secteur de Rennes intra-rocades. D’ici là, pour être identifiés, les conducteurs devront apposer sur leur véhicule le certificat qualité de l’air Crit’Air. Basé sur un système de vignettes de couleur à coller sur le pare-brise, celui-ci classe les véhicules en 6 catégories, en fonction de leur motorisation et de leur date de première immatriculation.

Dès le 4ème jour de l’épisode de pollution, les véhicules sans certificat, c’est-à-dire les poids lourds antérieurs au 1er octobre 2001 et les utilitaires d’avant le 1er octobre 1997, seront interdits de circuler. D’après la préfecture, cette mesure concernera environ 10 % des véhicules, tous types confondus.

Au 6ème jour, la restriction s’étendra aux véhicules munis d’un certificat n°4 et n°5, soit environ 25% des véhicules au total. Cette interdiction sera ainsi applicable aux poids lourds immatriculés avant le 1er octobre 2009 et aux utilitaires d’avant le 1er janvier 2006.

La vignette Crit’Air sera obligatoire pour tout type de véhicule souhaitant circuler dans cette zone, y compris les véhicules de passage ou en transit. Tout véhicule non équipé de vignette sera sanction d’une amende de 135€ pour les poids lourds et de 68€ pour les autres véhicules.

Le SDE22 créé une SEM dédiée à l’énergie

Le Syndicat Départemental d’Énergie des Côtes d’Armor (SDE22) a annoncé travailler à la création d’une Société d’économie mixte (SEM). Objectifs : développer et accompagner techniquement et financièrement des projets liés à la production et à la maîtrise de l’énergie.

D’après le SDE22, la SEM Énergie, qui regroupera plusieurs actionnaires, permettra d’aider les collectivités costarmoricaines en leur apportant une aide technique, juridique et financière.

Elle se verra confié différentes missions dont le développement de projets énergétiques « répondant prioritairement à l’intérêt général », la mobilisation des collectivités, des acteurs privés et des citoyens autour de projets structurants, la création de nouvelles recettes financières pour le territoire ou encore la mobilisation des acteurs et les capitaux privés pour développer des projets énergétiques « maîtrisés par des collectivités ».

Trois stations GNV en 2019

Parmi les projets, qui seront développés par la SEM Énergie, figurent la construction des trois stations Gaz naturel pour véhicules (GNV) annoncées dans les Côtes d’Armor.

Les deux premières, à Dinan sur la ZA de Bel Air et sur la zone de la Braguette à Plélo, seront construites dans le cadre de l’Appel à projet « Solutions intégrées de mobilité GNV ». Le projet présenté par Bretagne Mobilité (qui réunit les 4 départements bretons) a été retenu par le Commissariat général à l’investissement, en décembre 2017. Il concerne la construction de neuf stations GNV en Bretagne, dont celles de Dinan et Plélo. Chacune de ces stations bénéficiera de subventions de l’Ademe pour l’équipement des camions. Au total, 1,8 M € seront octroyés aux transporteurs. Ces derniers ont jusqu’au 12 mars 2018 pour manifester leur intérêt pour le projet et donner leur accord de principe à Bretagne Mobilité GNV SAS pour être éligible à l’aide. Pour bénéficier des subventions, il est également nécessaire de prendre contact avec Chiara Zanasi, coordinatrice du projet au sein du Pôle Énergie Bretagne (c.zanasi@pebreizh.fr). Pour ces deux premiers projets, la participation de la SEM costarmoricaine serait de 750 000 € (51 % de capitaux publics et 49 % de capitaux privés).

Une troisième station GNV verra le jour en 2019 à Lamballe. Cet investissement, qui ne fait pas partie de l’Appel à projet « Solutions intégrées de mobilité GNV », sera porté en propre par la SEM Énergie et pourrait être subventionné par la Région.

Transdev teste le GNV en Finistère

Durant quinze jours début 2018, l’opérateur Transdev a expérimenté une ligne inter-urbaine entre Quimper et Fouesnant dans le Finistère avec un car circulant roulant au GNV.

Plus d’informations via Le Télégramme.

Mobilisation des syndicats départementaux d’énergie pour la transition énergétique du transport en Bretagne

Vendredi 23 février, une matinée d’informations et de présentations techniques destinée aux transporteurs du secteur a réuni près de 80 personnes, intéressées par le développement du Gaz Naturel pour Véhicules (GNV), à Noyal-sur-Vilaine.  

Le pôle Energie Bretagne (PEBreizh), regroupement des 4 syndicats d’énergie bretons1, a remporté l’appel à projet national GNV de l’Ademe. En Bretagne, 10 stations vont ainsi être développées par les syndicats au cours des deux prochaines années. Parallèlement, des aides financières à la conversion des camions vont être mises en place. L’équivalent de 180 poids-lourds en bénéficiera. Didier Nouyou, président du SDE35, a précisé que l’investissement des syndicats, regroupés en une société « SAS Bretagne Mobilité GNV », représenterait 20 millions d’euros et que d’autres projets de stations étaient en réflexion en Ille-et-Vilaine (Saint-Malo, Fougères…).

Les 3 mois précédant la mise en service des stations seront consacrés à la contractualisation avec les transporteurs (participation à un Groupement Momentané d’Entreprises et contrat bilatéral). Les aides varieront en fonction du tonnage des véhicules (cf. tableau ci-contre).

Le calendrier prévisionnel des mises en services a également été dévoilé (image ci-dessous).

 

Gilles Durand, président de l’AFGNV2, en a profité pour rappeler leur outil de mobilité « Gaz open Data ». Il s’est félicité de ce projet ambitieux des SDE en précisant que 3 ou 4 autres projets sont également à l’étude sur Rennes, portés par d’autres structures. GNDrive ouvre notamment une station courant mars en ZI Sud-Est. 60 stations vont ouvrir en France d’ici fin 2018 portant à 150 le parc des stations d’avitaillement en GNV. En 2016, le rythme d’ouverture était d’1 station par mois, 3 stations par mois en 2017, 5 stations par mois en 2018 !

David Clausse, directeur général du SDE35, a rappelé que le critère prépondérant dans le choix d’implantation des stations est le nombre de transporteurs intéressés. Deux études de faisabilité sont actuellement en cours (Liffré et secteur de Rennes Est). Les stations seront dimensionnées par rapport à la demande et pourront passer de 2 pistes dans un premier temps à 6 selon le développement.

Le SDE 35 et l’ensemble des intervenants sont convaincus que le GNV est une solution d’avenir qui bénéficiera à tout le monde.

Retrouvez le support présenté sur : http://www.sde35.fr/iso_album/20180223_presentationgnv.pdf

 

1 SDE 35, SDE 22, SDEF, Morbihan Energies

2 AFGNV Association Française du Gaz Naturel pour Véhicules

Des conditions de financement « préférentielles » pour les véhicules GNV

Avec le programme Green Finance, IVECO et BNP Paribas Leasing Solutions entendent aider les opérateurs de transport à renouveler leurs flottes avec des véhicules plus respectueux de l’environnement.

Les acquéreurs de véhicules Natural Power IVECO, alimentés au gaz naturel comprimé (GNC) et liquéfié (GNL) ou au biométhane, des solutions électriques ou de la technologie Euro 6 RDE 2020 Ready pourront ainsi bénéficer de conditions de financement préférentielles.

L’offre de financement est disponible en Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas et au Royaume-Uni à travers le réseau de concessionnaires IVECO et sous la bannière de la marque « IVECO Capital » by CNH Industrial Capital Europe, une société commune de financement à CNH Industrial NV et BNP Paribas Leasing Solutions.

La gamme de véhicules à tractions alternatives IVECO couverte par ces conditions de financement préférentielles comprend :

  • La gamme Daily Blue Power, dans ses versions Daily Electric, Daily Euro RDE 2020 Ready et Daily Hi-Matic Natural Power au GNC
  • L’Eurocargo Natural Power
  • Le Stralis NP 460 au gaz naturel (GNC, GNL) et biométhane

Pour Pierre Lahutte, président de la marque IVECO : « Avec le programme Green Finance, nous […] aidons nos clients dans cette transition énergétique, qui passe par le renouvellement de leur flotte au profit de solutions plus respectueuses de l’environnement. »

Le rendez-vous des professionnels du Biogaz : on y était, on vous dit tout !

La neige n’aura pas eu raison de la fréquentation du salon Biogaz Europ qui s’est tenu les 7 et 8 février au parc des Expositions de Nantes. 4000 visiteurs professionnels étaient attendus sur les deux jours : agriculteurs, porteurs de projet, professionnels de l’agro-alimentaire, du traitement de l’eau, de l’énergie, collectivités locales et décideurs politiques. Les exposants, dont une quinzaine de bretons, regroupent des fabricants ou fournisseurs de composants d’usine, des planificateurs ou fabricants d’usines de biogaz, des activités de services… Des conférences s’enchaînent pendant toute la durée du salon, l’occasion pour la profession de partager les évolutions d’un secteur en pleine transition.

Table ronde : les perspectives de développement du biométhane en France

En 10 ans, l’Ademe a subventionné 548 projets de cogénération et 117 en injection soit 18% des projets pour un montant total de 269 millions d’euros d’aides. En 2018, 168 projets ont été déposés. Preuve en est que la dynamique de la filière de méthanisation s’accélère en France. La phase d’émergence s’achève, les acteurs sont motivés et maitrisent mieux le modèle. La montée en puissance devrait s’opérer pleinement à partir de 2024 grâce à la standardisation des projets et des pratiques en particulier dans le monde agricole.

Fin janvier, 45 sites injectaient dans le réseau dont 40 pour GRDF, 3 pour GRTGaz, 2 pour Réseau gaz de Strasbourg (RGDS) et 1 pour TIGF. Les chiffres évoluent constamment.

La ressource est dans les territoires ruraux ; les réseaux sont dans les villes en périurbain. Voici l’équation à laquelle les acteurs du réseau sont confrontés. Un défi se présente à GRT Gaz, celui de l’adaptation de ses réseaux pour absorber la production de BioGNV.  Demain, la production sera décentralisée. Le biométhane remontera du réseau de distribution vers le réseau de transport. La capacité de stockage du réseau de transport a suscité des questions. Il faudra faire appel à de nouvelles solutions dites « rebours » qui permettront de stocker le gaz vert dans des poches souterraines naturelles.

Nous assistons à la 3ème révolution gazière celle du gaz vert produit localement. Elle va bouleverser les équilibres et les rapports de force. La tribune présente estime qu’en 2030, il y aura 30% de gaz vert dans le réseau et 100% en 2050. Le gaz vert replace les territoires au cœur du processus de production de l’énergie. Des choix seront à faire au niveau des territoires en terme de stratégie de production de chaleur, d’électricité et de biogaz. Les collectivités ont aujourd’hui l’opportunité de faire du biogaz un outil d’aménagement au service du développement local d’où l’importance déterminante de la planification et des schémas régionaux pour équilibrer le mix énergétique.

 

Table ronde : technologies et perspectives futures

Le gaz présente beaucoup d’atouts dont celui d’avoir une production prévisible et stockable contrairement aux énergies renouvelables intermittentes par nature. Comment produire du Gaz vert ? Les perspectives de développement et d’innovation sont nombreuses. La profession parle de sauts technologiques et ne manque pas de projets : pyrogazéification, Power-to-Gas, méthanisation issue de la production industrielle de micro-algues…

Selon ENGIE, la gazéification est une solution prometteuse, encore au stade expérimental, une filière en voie d’industrialisation. Tous les gros pays consommateurs de gaz s’y mettent. En France, la filière s’organise. D’ailleurs, un club pyrogazéification est en formation (environ 80 membres).

La technologie Power-To-Gas permet de transformer de l’eau et de l’électricité en gaz vert par électrolyse de l’eau puis méthanation (ajout de CO2). Des installations sont en cours d’expérimentation comme le projet Jupiter 1000 en Région PACA.

Les perspectives sont stimulantes. Les technologies doivent trouver leur modèle économique et s’adapter aux gisements, aux besoins régionaux et aux réseaux. Entendu au salon, « L’intelligence de la technologie choisie est dans l’intégration au territoire ». À l’année prochaine !

En images, Consultez notre infographie

> www.biogaz-europe.com

Contrôle technique renforcé pour les véhicules diesel

La pression s’intensifie sur les véhicules diesel, notamment en ce qui concerne leurs émissions de polluants atmosphériques. Deux arrêtés viennent en effet renforcer, dès le 1er janvier 2019, les contrôles techniques des utilitaires et des véhicules lourds diesel.

Pour les véhicules de transport de marchandises, les arrêtés impose ainsi le contrôle de l’opacité des fumées. Les arrêtés obligent également à indiquer sur le procès-verbal les anomalies signalées par les systèmes embarqués de contrôle des émissions polluantes (OBD) dès lors qu’elles concernent le dispositif antipollution et ses niveaux d’émissions.

A ces obligations s’ajoute, pour les utilitaires essence cette fois, la collecte des niveaux d’émission de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone, d’oxygène et d’hydrocarbures imbrûlés.

Arrêté du 21 décembre 2017 relatif au renforcement, lors du contrôle technique, du contrôle des émissions de polluants atmosphériques émanant de l’échappement des véhicules lourds (JO du 17 janvier 2018)

Arrêté du 21 décembre 2017 relatif au renforcement, lors du contrôle technique, du contrôle des émissions de polluants atmosphériques émanant de l’échappement des véhicules légers (JO du 20 janvier 2018)

Altho se lance dans le biogaz de chips

La société Sober va construire une unité de méthanisation sur Saint-Gérand, près de Pontivy (56). Dans cette installation construite à l’arrière de l’usine Altho, le fabricant des chips Bret’s y valorisera dès 2019 ses déchets végétaux.

Filiale du groupe Glon, Sober prévoit de mettre en œuvre une unité de méthanisation pour traiter les déchets issus de l’activité de la société Altho, autre filiale du même groupe. L’installation permettra de valoriser les co-produits du fabricant de chips et de « renforcer la pérennité économique de la société Glon ».

Amenés par camions bennes ou citernes, ce sont ainsi près de 3.400 tonnes par an de déchets de pommes de terre, 8.250 tonnes de pelures, 10.200 tonnes de boues qui seront traitées dans l’usine. Au total, la société Sober envisage de traiter près de 22.000 tonnes de déchets par an, soit 60 tonnes par jour.

L’installation devrait permettre de produire près 2,5 millions de mètres cubes de biogaz par an, soit 1,5 millions de mètres cubes de méthane. Celui-ci sera à la fois utilisé par l’usine et réinjecté dans le réseau GRDF après traitement et épuration. En parallèle, près de 19.000 tonnes de digestat liquide seront épandues, selon un plan d’épandage déjà défini, et 5.000 tonnes de digestat solide seront compostés.

Sober espère commencer l’exploitation de l’installation début 2019.

Avis aux transporteurs bretons : un réseau de stations GNV et des subventions à l’achat de véhicules GNV !

Le Pôle Energie Bretagne (PEBreizh) constitué des 4 syndicats Départementaux d’Energie Bretons est lauréat de l’appel à projets national « Solutions intégrées de mobilité GNV », lancé par l’Etat et l’ADEME dans le cadre de l’action « Démonstrateurs de la transition écologique et énergétique » du Programme d’investissements d’avenir (PIA). Ce dispositif soutient le déploiement des stations de distribution de GNV et des flottes de véhicules s’y approvisionnant. Les 4 Syndicats* Départementaux d’Energie bretons annoncent des investissements conséquents. Une bonne nouvelle pour la filière du transport en Bretagne !

9 nouvelles stations en Bretagne portées par les Syndicats Départementaux d’Energie bretons*

L’objectif est de mettre en place un réseau de 9 nouvelles stations GNV ouvertes au public. Ces stations seront capables d’avitailler en moyenne 6 poids lourds par heure. Le projet aura une durée de 48 mois (étude + construction + mise en service) et un budget total d’investissement estimé entre 12 et 15 millions d’euros.

Quels aides pour les transporteurs prêts à passer au GNV ?

Des subventions à l’achat des véhicules GNV, allant jusqu’à un montant de 10.000 €, seront mobilisables pour les 180 premiers véhicules des entreprises qui manifesteront leur intérêt pour cette initiative dans les 30 prochains jours.

L’avènement d’un maillage cohérent à l’échelle régionale

L’enjeu est de définir un maillage du territoire répondant aux besoins des transporteurs bretons et nationaux, très intéressés par ce type de carburation qui représente désormais une alternative viable au diesel. Jusqu’ici seules 2 stations, ouvertes au public, situées à Gaël et Locminé, sont en activité en Bretagne. Une troisième va ouvrir d’ici quelques semaines à Vannes. Avec le déploiement de ces 9 nouvelles stations réparties sur la région (en Morbihan : secteurs de Pontivy et Lorient, en Finistère : secteurs de Quimper, Brest-Guipavas et Saint Martin des Champs, en Côtes d’Armor : Secteurs de Saint-Brieuc et Dinan, en Ille-et-Vilaine : Secteurs de Liffré et Noyal-sur-Vilaine), le GNV devient une alternative au Gasoil. Un maillage tout à fait compatible avec l’autonomie de 450 km des camions au gaz naturel comprimé permettant à un transporteur d’envisager sereinement la solution GNV pour sa flotte de poids-lourds.

Pour plus d’information sur ce projet et sur les subventions à l’achat des véhicules, vous pouvez prendre directement contact avec Madame Chiara ZANASI du PEBreizh : c.zanasi@pebreizh.fr

* le syndicat Départemental d’Electricité des Côtes-d’Armor (SDE22), le syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement du Finistère (SDEF), le syndicat Départemental d’Energie 35 (SDE35) et le syndicat Départemental d’Energies du Morbihan (Morbihan énergies).

Le SDE22 avance sur les trois futures stations GNV costarmoricaines

Le Syndicat Départemental d’Energie des Cotes d’Armor (SDE22) vient de lancer un marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la création de trois stations au Gaz Naturel Compressé (GNC). L’ouverture de la première station est envisagée en 2019.

La consultation d’assistance à maîtrise d’ouvrage comporte une assistance administrative, technique, juridique et financière. Le marché est décomposé en trois lots : une tranche ferme comprenant la définition du cadre général d’un projet de station GNV et l’assistance au montage de l’opération pour la première station et deux tranches conditionnelles pour les deux autres stations.

Un accompagnement jusqu’à la réception des stations

Les premiers contacts engagés par le SDE22 avec les territoires ont permis de cibler trois secteurs : Dinan (ZA de Bel Air / échangeur RN 176), le secteur de Leff Armor Communauté (échangeur RN 12) et Lamballe (ZA de la Tourelle / échangeur RN 12).

Le marché va de la définition du cadre général du projet de station jusqu’à la participation aux réunions de chantier et à la mise en service. Les offres doivent être déposées avant le 9 février 2018 pour un début de mission avant la fin du mois.

Consulter le marché

Déploiement d’un réseau de stations GNV : la Bretagne lauréat !

La dynamique est lancée en Bretagne autour d’un collectif d’acteurs territoriaux démontrant la mobilisation des transporteurs et des acteurs publics pour le GNV, notamment au travers des 4 syndicats Départementaux d’Energie Bretons* qui annoncent des investissements conséquents.

L’œuf ou la poule ? Ce sera donc les deux car ce dispositif permettra de financer des stations et l’acquisition de véhicules. Une bonne nouvelle pour la filière du transport en Bretagne !

9 nouvelles stations en Bretagne portées par les Syndicats Départementaux d’Energie bretons*

Le Pôle Energie Bretagne (PEBreizh) constitué des 4 syndicats Départementaux d’Energie Bretons est lauréat de l’appel à projets national « Solutions intégrées de mobilité GNV », lancé par l’Etat et l’ADEME dans le cadre de l’action « Démonstrateurs de la transition écologique et énergétique » du Programme d’investissements d’avenir (PIA). Ce dispositif soutient le déploiement des stations de distribution de GNV et des flottes de véhicules s’y approvisionnant.

Ce projet a l’objectif de mettre en place un réseau de 9 nouvelles stations GNV ouvertes au public (poids lourds et véhicules légers). Le projet aura une durée de 48 mois (étude + construction + mise en service) et un budget total d’investissement estimé entre 12 et 15 millions d’euros.

L’avènement d’un maillage de stations  cohérent

L’enjeu est de définir un maillage du territoire répondant aux besoins des transporteurs bretons et nationaux, très intéressés par ce type de carburation qui représente désormais une alternative viable au diesel. Fort de cette ambition, le collectif Bretagne Mobilités [bio]GNV a participé à la définition d’une stratégie de déploiement concertée à l’échelle régionale. Jusqu’ici seules 2 stations, ouvertes au public, situées à Gaël et Locminé, sont en activité en Bretagne. Une troisième va ouvrir d’ici quelques semaines à Vannes. Avec le déploiement de ces 9 nouvelles stations réparties sur la région (en Morbihan : secteurs de Pontivy et Lorient, en Finistère : secteurs de Quimper, Brest-Landerneau et Morlaix, en Côtes d’Armor : Secteurs de Saint-Brieuc et Dinan, en Ille-et-Vilaine : Secteurs de Liffré et Noyal-sur-Vilaine), le GNV devient une alternative au Gasoil. Un maillage compatible avec l’autonomie de 450 km des camions au gaz naturel comprimé permettant à un transporteur d’envisager sereinement la solution GNV pour sa flotte de poids-lourds.

Un signal positif pour la transition énergétique en Bretagne

La Bretagne est le lieu idéal pour la mise en place d’un grand projet démonstrateur de la transition énergétique et écologique tel que celui-ci. Le développement du GNV/bioGNV s’inscrit plus globalement dans les actions de transition énergétique et d’adaptation au changement climatique menées en Bretagne avec notamment le développement de la méthanisation.

A travers son potentiel de valorisation de sa biomasse, la Bretagne dispose d’une opportunité pour réduire sa dépendance énergétique en produisant localement du bioGNV carburant d’origine renouvelable pour le transport.

Le GNV accélère en France, la Bretagne peut se féliciter d’y être engagée

Ce dispositif soutient le déploiement de 100 nouvelles stations d’approvisionnement en GNV dans les 4 prochaines années sur le territoire national, associées à la mise en service de 2 100 véhicules équivalent poids-lourds dédiés au transport de marchandises.

En 2017, nombre de signaux démontrent la structuration de cette filière en France. Des transporteurs s’équipent de flottes de véhicules conséquentes. Par exemple, le transporteur Jacky Perrenot vise les 1000 camions au gaz d’ici 2020 et porte sa flotte à 550 unités fin 2018.

Les pouvoirs publics soutiennent également la filière avec 2 mesures favorables dans la Loi de Finances 2018 à savoir le gel jusqu’en 2022 du taux de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) et le prolongement jusqu’au 31 décembre 2019 du dispositif de suramortissement pour les achats de véhicules de poids total autorisé en charge (PTAC) supérieur ou égal à 3,5 tonnes qui utilisent exclusivement comme énergie le gaz naturel et le biométhane carburant, ou le carburant ED95.

Le projet ainsi développé, soutenu par les avances remboursables du commissariat général à l’investissement (CGI) et surtout par les aides aux transporteurs pour l’achat de nouveaux poids lourds au GNV, permettra de dépasser les freins qui ont, jusqu’à aujourd’hui, entravé le développement du GNV au niveau régional et national. Le développement du GNV pour le transport lourd de marchandises (et, dans un second temps, de personnes) est une opportunité pour la Bretagne. Au-delà des bénéfices environnementaux de ce carburant, l’enjeu est de préparer la compétitivité de la filière avec un carburant alternatif au gasoil.

 

* le syndicat Départemental d’Electricité des Côtes-d’Armor (SDE22), le syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement du Finistère (SDEF), le syndicat Départemental d’Energie 35 (SDE35) et le syndicat Départemental d’Energies du Morbihan (Morbihan énergies).

7 stations GNV envisagées dans le Finistère

Le Syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement du Finistère (SDEF) a lancé une consultation pour assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’implantation de sept stations GNC publiques sur le département.

Pour le SDEF, le développement du Gaz Naturel Véhicules (GNV) est freiné en France par l’absence d’initiative privée pour la construction du réseau de stations d’approvisionnement nécessaire au déclenchement de la décision d’achat de véhicules roulants au GNV par les transporteurs. C’est pourquoi le syndicat a décidé de contribuer lui-même à son développement en prenant en charge la construction et l’exploitation des premières stations ouvertes au public sur le territoire du Finistère.

Partie prenante du projet « Bretagne Mobilité (Bio)GNV »

Ce projet s’inscrit dans la démarche régionale en cours visant à développer un réseau cohérent à l‘échelle de la Bretagne et qui implique les quatre syndicats départementaux d’énergie. Ainsi, le SDEF participe au projet « Bretagne Mobilité (Bio)GNV » qui répond à l’appel à projet Solutions intégrées de mobilité GNV lancé par l’ADEME à l’été dernier. La candidature bretonne est aujourd’hui présélectionnée et l’instruction se poursuit. Ce projet est le résultat d’un vaste partenariat qui inclut, en plus des quatre syndicats d’énergie bretons, regroupés au sein du Pôle Energie Bretagne (PEBreizh), la Région Bretagne, GRT gaz, GRDF, le CEEI Creativ, Bretagne Supply Chain et les fédérations du transport routier de marchandises et de voyageurs.

Brest, Quimper et Morlaix en priorité

Le SDEF envisage l’implantation de sept stations sur le département : à Morlaix, à Quimper et à Brest-Landerneau dans une première phase et à Carhaix, à Landivisiau, à Châteaulin et à Quimperlé dans un second temps. Le SDEF précise cependant que si des initiatives privées apparaissaient au cours du projet, le syndicat serait susceptible de renoncer à déployer certaines des stations.

Le titulaire du marché devra accompagner le syndicat dans le montage de l’opération, dans sa programmation et devra aider au choix des prestataires. Il interviendra aussi sur l’ensemble des procédures d’aménagement et d’urbanisme et sur les contrats associés. Le titulaire devra vérifier l’adéquation des sites envisagés avec leur usage futur (accès, positionnement des raccords au réseau, topographie, contraintes urbanistiques et environnementales) et l’attente des utilisateurs.

L’appel d’offre court jusqu’au 15 janvier 2018.

GNV : la station de Gaël est ouverte

Bretagne Supply Chain et Creativ ont pu visiter la station GNV de Gaël (35), mise en service en juillet dernier par Air Liquide.

Spécialiste mondial de la fourniture de technologies de purification de biogaz, Air Liquide a développé un savoir-faire sur l’ensemble de la chaîne de valeur du biométhane : purification du biogaz, injection dans le réseau de gaz naturel, liquéfaction, distribution de bio-GNV pour les flottes de véhicules propres.

Depuis 2016, le groupe a décidé de s’associer aux acteurs de la grande distribution et du transport pour accompagner le développement de carburants alternatifs propres. Le groupe a ainsi développé une offre à destination des transporteurs en installant des stations « multi-énergies » distribuant à la fois du GNC (Gaz Naturel Comprimé), du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) et de l’azote liquide pour le transport réfrigéré (solution Blueeze Air Liquide).

GNC et GNL pour 80 camions par jour

Photo Station Air Liquide GAEL 01Sur le modèle des stations précédentes, la station de Gaël (35) fournit du GNV à la fois comprimé et liquéfié, ainsi que la solution à l’azote liquide blueezeTM pour les camions disposant d’un groupe froid cryogénique. Cette dernière technologie permet de remplacer les groupes frigorifiques diesel par des groupes à l’azote, moins polluants. Avec ses quatre pistes, la station, publique, alimentée en gaz depuis Montoir-de-Bretagne, permet d’approvisionner 80 camions par jour.

La station de Gaël fait partie des huit stations « multi-énergies propres » développées en France par Air Liquide (notamment à Fléville-devant-Nancy (54), à Lesquin (59), à Duttlenheim (67), à Cestas (33), à Servon (77) ou encore à Crépy-en-Valois(60)). Le groupe annonce une vingtaine de stations de ce type d’ici fin 2018. Air Liquide exploite à ce jour plus de 60 stations bio-GNV en Europe, principalement alimentées par les unités de purification de biogaz d’Air Liquide au Royaume-Uni, en France et en Suède.

 

Finistère : 3 stations GNV pour le SDEF d’ici fin 2018

En Bretagne, le SDEF annonce l’ouverture de ses trois premières stations GNV & bioGNV d’ici à fin 2018. Objectif : inciter les transporteurs finistériens à remplacer leurs camions diesel par des modèles fonctionnant au gaz naturel. Gaz-mobilité : http://www.gaz-mobilite.fr/actus/finistere-3-stations-gnv-sdef-fin-2018-1705.html

GNV : cherche transporteurs et chargeurs souhaitant s’engager

Dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient de lancer le deuxième appel à projet « Solutions intégrées de mobilité GNV ». Il vise à financer des projets permettant l’émergence, sur le marché du transport routier, d’ « offres globales » de mobilité utilisant le Gaz Naturel Véhicule (GNV).

L’intérêt des solutions GNV

Le développement du Gaz Naturel Véhicule pour le transport lourd de personnes et de marchandises est une opportunité pour la Bretagne. Au-delà de ses bénéfices environnementaux, l’enjeu est aussi de préparer la compétitivité de la filière avec un carburant alternatif au gasoil. Sous l’impulsion des métropoles prévoyant l’interdiction progressive des véhicules les plus polluants dans leurs centres urbains, puis des donneurs d’ordre chargeurs, l’enjeu pour les acteurs du transport est d’anticiper cette transition énergétique.

La Bretagne à travers son potentiel de valorisation de sa biomasse a également l’opportunité de réduire sa dépendance énergétique en produisant localement un carburant d’origine renouvelable pour le transport.

La démarche bretonne

Plusieurs initiatives bretonnes menées depuis 2015 ont permis de montrer l’intérêt des acteurs du transport pour ce nouveau carburant. L’appel à projet national « Solutions intégrées de mobilité GNV » est l’opportunité d’amorcer le GNV en Bretagne et d’utiliser ces premiers usages comme démonstrateur afin de viser un déploiement.

Le collectif d’acteurs bretons de l’écosystème du GNV, regroupant aujourd’hui la Région Bretagne / BDI, les syndicats d’énergies bretons, Créativ, la FNTR, la FNTV, TLF, GRDF, GRTGaz et Bretagne Supply Chain, souhaite répondre collectivement à l’appel à projets de l’Ademe.

Pourquoi un appel à projets

Dans une logique de réduction de leur impact environnemental, les acteurs du transport routier se positionnent aujourd’hui pour se doter de camions utilisant le gaz comme carburant.

Néanmoins, cette volonté se heurte à la faiblesse de l’infrastructure d’avitaillement sur le territoire, au surcoût à l’achat des véhicules à motorisation GNV et à la faiblesse de leur valeur terminale.
Consciente de cette difficulté, l’Ademe veut ainsi soutenir des offres innovantes de mobilité GNV qui traitent de manière innovante ces problématiques, et permettent à des groupements d’acteurs (énergéticiens, logisticiens, transporteurs…) de déployer simultanément sur des territoires des stations GNV et des flottes de véhicules s’y avitaillant.

Quelles aides pour quels projets

Pour être éligible à ce dispositif, les projets devront comporter au moins 5 stations publiques d’avitaillement et un nombre de véhicules acquis et mis en circulation au moins vingt fois supérieur au nombre de stations implantées. Seuls les véhicules de transport routier de marchandises du type camions (porteurs ou tracteurs), fourgons, utilitaires sont éligibles.

L’aide financière apportée par le Programme d’investissements d’avenir à chacun des projets sélectionnés sera calculée sur une base forfaitaire de maximum 300 k€ par lot complet (1 station, 20 véhicules). Elle sera constituée au maximum de 200 k€ de subvention pour l’achat des véhicules et 100 k€ d’avances remboursables pour les stations.

L’agence va ainsi subventionner l’achat de véhicules au GNV jusqu’à 10.000 euros. C’est une opportunité pour les acteurs régionaux pour le déploiement du GNV en Bretagne.

Le dossier qui sera déposé début septembre par le collectif régional intègre des projets de stations de recharge investies par les syndicats d’énergie (voir annexe) et des intentions d’achat de véhicules par les entreprises bretonnes. C’est pourquoi BSC vous propose, si vous êtes intéressé par ces solutions, de nous transmettre une lettre d’intention signifiant votre intérêt pour l’achat de véhicules au GNV.

Pour plus de renseignements sur le GNV et sur l’appel à projets et pour étudier l’opportunité économique et environnementale d’une telle solution pour votre entreprise, n’hésitez pas à nous contacter.

3.000€ pour l’achat d’un véhicule GNV

Pour favoriser l’émergence de stations publiques GNV dans l’Ouest de la France, GRDF a annoncé vouloir accompagner les entreprises en mettant en place une aide à l’acquisition de véhicules GNV. Ce sont ainsi 3.000€ par poids lourd qui sont proposés. Lire la suite