La transition écologique se jouera en trois actes sur le territoire angevin. Le premier, sur la partie énergétique, a été engagé mi-juin par les élus de l’agglomération. Une transition qui intégrera la conversion de la totalité du parc de bus et des BOM vers le GNV.

Un cadre commun pour mettre en musique la transition écologique: voici ce que les élus d’Angers Loire Métropole ont adopté mi-juin. Habitat, mobilités, déchets, eau, urbanisme, aménagements, développement économique, agricole, touristique… : tous les secteurs sont concernés. « Nous parlons bien de stratégies et d’orientations propres à inverser les tendances pour évoluer vers un nouveau modèle qui renouvelle nos façons de consommer, de produire, de travailler, de vivre ensemble », explique le président de la Communauté urbaine Christophe Béchu.

Pour y arriver, la métropole propose une transition en trois actes. Après « l’acte 1 » axé sur la question énergétique voté le 17 juin, suivra, fin 2019 « l’acte 2 », axé sur la transition environnementale avant « l’acte 3 » sur la transition vers une économie circulaire et responsable.

Des énergies fossiles aux énergies renouvelables

« Passer des énergies fossiles à un bouquet énergétique qui donne la part belle aux énergies renouvelables », voilà le premier volet qu’engage donc Angers Loire Métropole. Ces premières décisions votées avant l’été visent à « inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre, à assurer l’indépendance énergétique du territoire et à réduire la facture y compris celles des habitants, tout en favorisant les innovations ».

Parmi les secteurs visés, les transports sont bien évidemment à l’honneur, à commencer par les propres flottes de la collectivité. Ainsi, une première commande de bus « propres » a déjà été passée à Scania Angers. Objectif : convertir, à partir de début 2020, le parc roulant du réseau de bus Irigo vers le gaz naturel. Et il en sera de même pour le parc de bennes à ordures.

Pour Pascal Deberteix, directeur général du réseau de transport Irigo, exploité par RATP Développement depuis le 1er juillet, « c’est une très bonne nouvelle pour l’écologie urbaine car cette énergie diminue considérablement les émissions de CO2 et de particules fines ».

Cette conversion nécessitera la construction, dès cette année, de deux stations GNV sur le site de Biopole et au dépôt des bus Irigo, à Saint-Barthélemy-d’Anjou.

« On doit engager des travaux d’adaptation de notre dépôt […]. Il faudra être prêt en juin 2020 car les cinq premiers modèles arriveront dans un an. À terme, après 2030, l’ensemble de la flotte – 165 bus aujourd’hui – roulera au gaz. C’est un vrai cap à tenir ».

Pascal Deberteix, directeur général du réseau de transport Irigo

En parallèle, Angers Loire Métropole prévoit d’accélérer le développement des énergies renouvelables via la méthanisation, la biomasse ou encore le photovoltaïque. Depuis deux ans, une unité d’épuration du biogaz équipe la station de  dépollution des eaux de la Baumette, ce qui permet d’en extraire du bio-méthane. Celui-ci continue, pour partie, d’alimenter le fonctionnement de l’usine; l’autre partie étant revendue pour être injectée dans le réseau de gaz naturel. Résultat: 1,5 millions d’euros en recette, dont une partie va être allouée à des projets de rénovation thermique.

A l’occasion du SPACE, l’Etat, la Région Bretagne, l’Ademe, le Pôle Energie Bretagne, GRTGaz et GRDF ont signé le Pacte biogazier breton. Objectif : mobiliser et engager les acteurs régionaux pour faciliter le développement de la production de gaz vert en Bretagne.

Pour déployer les énergies renouvelables, la Bretagne peut compter sur un de ses atouts : la biomasse. Les ressources régionales (résidus de cultures, déjections animales, déchets liés à l’industrie agroalimentaire, biodéchets…) sont susceptibles de produire du biogaz grâce à leur transformation dans des unités de méthanisation.

Le document repose sur trois piliers :

  • L’augmentation de la production de gaz renouvelable « à partir de ressources maîtrisées »,
  • L’optimisation des valorisations du biogaz breton,
  • La structuration de l’animation locale de la filière (accompagnement des projets, formation des exploitants, optimisation des modèles technico-économiques…). Les signataires accompagneront le regroupement des acteurs professionnels pour structurer la filière « méthanisation » sur la région et et permettre de défendre les spécificités bretonnes dans les débats nationaux de la filière biogaz.

Des objectifs chiffrés

Les signataires se sont accordés sur des objectifs chiffrés :

  • La multiplication par 6,4 la production de gaz renouvelable (tous usages confondus) d’ici à 2030
  • L’injection dans les réseaux de 1700 GWh de biogaz à l’horizon 2025 (soit l’équivalent de 10% de la consommation bretonne de gaz naturel en 2018)

Pour les partenaires, la possibilité d’injecter le biogaz dans les réseaux de distribution et de transport du gaz ouvre de nouvelles perspectives de mobilisation du biogaz dans le mix énergétique breton et dans des utilisations telle que la mobilité (grâce au bioGNV).

Au 1er janvier dernier, la Bretagne comptait 97 unités de méthanisation. La majorité de ces installations sont des investissements agricoles : 72 sont des unités à la ferme, 5 unités centralisées, 6 collectifs agricoles, 6 stations de traitement des eaux usées, 5 installations industrielles et 2 installations de stockage des déchets non dangereux.

Mercredi 11 septembre, Loudéac Communauté Bretagne Centre (LCBC) a invité les acteurs économiques de son territoire à venir s’informer sur le GNV – Gaz Naturel Véhicules – et sur le projet de construction d’une station d’avitaillement par AVIA Picoty.

La Collectivité a fait salle comble avec plus de 50 personnes présentes. Les transporteurs et entreprises présentes se sont montrés intéressés par le sujet.

Au cours de la réunion, Franck Chenu, directeur commercial chez AVIA Picoty, a présenté le projet d’implantation de la future station qui distribuera du GNC et du GNL. L’entreprise ambitionne de développer un parc de 20 stations GNV en France d’ici 2021. D’ores et déjà, ils comptent 5 stations ouvertes à leur actif à Limoges, Cholet, Montauban, Montélimar et à Simandres (Lyon sud).

La réunion a aussi été l’occasion pour le président de Loudéac Communauté, Georges LE FRANC, et son directeur général, Franck Le Provost, de présenter le tout nouveau dispositif d’aides à l’achat de véhicules neufs GNV mis en place pour encourager les entreprises du territoire à sauter le pas. Les aides s’échelonnent de 3000 à 9000 euros selon le PTAC des véhicules.

Le CMB est aussi intervenu pour présenter son dispositif de prêt à taux zéro pour encourager les investissements RSE dans les entreprises.

Vers une économie circulaire territoriale

Le territoire est producteur de biométhane. Les premières molécules de gaz vert de l’unité de méthanisation portée par la collectivité et la société Fonroche Biogaz, ont été injectées dans le réseau en ce début de semaine. Georges LE FRANC mise sur la mobilité gaz pour développer un usage local de cette production d’énergie. Il a aussi rappelé les engagements du territoire dans son PCAET et entend bien avec ce projet terminer une boucle énergétique locale.

Pour en savoir plus ou manifester votre intérêt pour cette station : contactez le service économie de Loudéac Communauté.

La Communauté d’Agglomération de La Rochelle renouvelle sa flotte dédiée au transport de voyageurs via un mix électrique / GNV.

La Communauté d’Agglomération de La Rochelle est propriétaire d’un parc de 87 véhicules mis à disposition, gérés et exploités par la Régie des Transports Communautaires Rochelais (RCTR) dans le cadre du Contrat d’Objectif de Service Public (COSP).

Au 1er janvier 2019, l’âge moyen du parc s’élève à plus de 10 ans. Au vu du vieillissement de sa flotte, l’agglomération entend donc procéder aux nécessaires remplacements de véhicules.

Dans le cadre des obligations de la loi « Transition Energétique pour la Croissance Verte (TEPCV) », les collectivités doivent prévoir, lors de chaque renouvellement de matériel roulant, qu’au moins 20% des véhicules renouvelés soient considérés comme « à faibles émissions ». Au 1er janvier 2020, 50% du renouvellement du parc devra répondre à cette exigence et à compter de 2025, l’intégralité des renouvellements du parc sera concernée.

Pour y répondre, l’agglomération rochelaise s’est engagée dans une démarche volontariste en matière de mobilité durable et de territoire « bas carbone ». L’une des dispositions, adoptée par le Conseil communautaire dès décembre 2015, consiste en une stratégie globale de motorisation du parc d’autobus du réseau Yélo :

  • Acquisition de véhicules hybrides en 2016/2017 dans l’attente de solutions plus vertueuses en termes environnemental. 3 autobus ont ainsi été livrés le 9 décembre 2016 pour couvrir les besoins d’exploitation.
  • Expérimentations de bus électriques en 2017/2018 dans l’attente d’une offre fiable sur le marché de bus électriques, en vue de l’achat de bus électriques sur 1 ou 2 lignes qui le permettent. Pour l’agglomération, cette motorisation est à envisager, de manière complémentaire, sur les lignes urbaines principalement qui offrent un kilométrage journalier par ligne adéquat avec l’autonomie des batteries (200 à 250 kms par bus). Parallèlement, dans le cadre de la Délégation de Service Public (DSP), la société TRANSDEV (qui gère, pour le compte de la CdA, 36 véhicules) exploite la ligne 14 du réseau Yélo 28 laquelle circule intégralement depuis mi-2018 en bus électriques (3 bus entre Dompierre-sur-mer et La Rochelle).
  • Achat de véhicules GNV (au biogaz) à partir de 2018 pour le reste de la flotte. Pour l’agglomération, « il s’agit de la solution la plus économique parmi les alternatives au diesel, notamment en coûts de fonctionnement. Cette motorisation présente un bon bilan environnemental à condition de s’appuyer sur du bio-GNV ou son équivalent en certificats de compensation. Son intérêt serait renforcé par la mise en oeuvre de projets de méthanisation locaux ».

La CdA dépasse nettement ses obligations avec 100% des renouvellements de véhicules à faibles émissions. Environ 25% du parc de la CdA (hors DSP) devrait être « à faibles émissions » en 2021. Ce taux serait porté à 50% à l’horizon 2024 grâce à sa politique de renouvellement massif du parc par des véhicules à motorisation GNV en lien avec le futur dépôt de bus.

Pour poursuivre cet effort, en mai dernier, le conseil communautaire a pris les décisions suivantes :

  • L’acquisition de 4 bus électriques standards, à faible rayon de giration, afin de les faire circuler sur la ligne Illico 4.
  • L’acquisition de 10 autobus GNV (4 autobus standard et des 6 autobus articulés).

space.fr

space.fr

 

 

Le SPACE se déroulera du 10 au 13 sept au parc des expositions à Rennes.

Voici quelques conférences en lien avec la méthanisation et le biogaz susceptibles de vous intéresser :

 

 

  • La chaleur issue de la biomasse de la ferme et les performances zootechniques
    AILE / ADEME/ REGION BRETAGNE | email : info@aile.asso.fr
    Mardi 10 sept | 10h00 11h15 / Salle C Espace Europe
  • Actualités de la filière biogaz
    AILE / ADEME/ REGION BRETAGNE | email : info@aile.asso.fr
    Mardi 10 sept | 11h30 12h45 / Salle C Espace Europe
  • Conférence de presse pour le Lancement officiel de l’AAMB (Association des Agriculteurs Méthaniseurs Bretons) | Mardi 10 sept | 12h30
  • Les actualités réglementaires de la méthanisation (droit à l’injection, PPE..)
    Intervenants : Christophe BELLET (Délégué Biométhane GRDF)
    Mardi 10 sept | 14h30 15h30 / Salle F Espace Administration
  • On se met au carbone : les 5 questions pour comprendre le lien entre élevage et changement climatique
    Intervenants : Catherine BROCAS (Idèle), Institut de l’Elevage en partenariat avec le CNIEL
    Mercredi 11 sept | 09h30 10h30 / Salle B Espace Europe

Le programme complet des conférences ICI

  • L’espace pour Demain « Les solutions qui concernent la production d’énergie seront particulièrement mises en valeur sur cet Espace pour Demain 2019. Grâce au solaire et à la méthanisation, les agriculteurs contribuent à diminuer la dépendance aux énergies fossiles. ».
  • De nombreux exposants dans le secteur de l’énergie et du Biogaz. Liste ICI

Pour plus d’informations, consultez le site : www.space.fr

Fin avril, Brest Métropole a choisi RATP Développement pour la délégation de service public de son réseau de transport urbain Bibus. A la fin du contrat en 2027, 58% des véhicules en propre de la métropole seront à faible émission.

Jusqu’ici le réseau de transport urbain Bibus de la métropole (intégrant le tramway, le téléphérique et les services bus, ainsi que des services complémentaires tels le Vélocibus) était géré par le groupe Kéolis.

Après consultation, la société RATP Développement a été choisie fin avril par la Métropole pour reprendre la délégation de service public dès le 1er juillet et ce, pour une durée de huit ans et demi. Pour justifier son choix, la métropole met en avant la cohérence de la réponse apportée par RATP Développement au cahier des charges de la collectivité : mise en œuvre en septembre 2020 d’un réseau bibus intermédiaire avant le développement de la 2ème phase de TCSP, développement du service de vélos, renfort du service de transport des personnes à mobilité réduite et développement d’un outil de mobilité servicielle.

Une transition énergétique progressive du parc de bus

Côté transition énergétique, le nouveau contrat prévoit la transformation progressive du parc de véhicules, sur la base de l’investissement de la collectivité en totalité en véhicules électriques pour la desserte urbaine et de l’utilisation progressive du GNV pour le parc des sous-traitants.

A la fin du contrat en 2027, Brest Métropole prévoit que 58% de son parc en propre sera ainsi à faible émission.

Début juillet, Pontivy Communauté a officiellement signé le premier contrat de transition écologique de Bretagne, un document stratégique pour le territoire qui fait la part belle au gaz. Revue de détail…

Les contrats de transition écologique entendent accompagner et soutenir la transformation écologique des territoires. Co-construits par les territoires et l’Etat, ils intègrent des projets concrets, participant à l’évolution des collectivités locales, des associations et des entreprises. Chaque territoire engagé dans la démarche peut s’appuyer sur ce document pour développer ses axes stratégiques de transition écologique, en fonction de ses spécificités : énergies renouvelables, efficacité énergétique, mobilités, ruralité et agriculture, économie circulaire, construction et urbanisme, biodiversité…

Après une première phase d’expérimentation en 2018 sur 19 territoires, dont Pontivy Communauté, 61 nouveaux territoires ont été annoncés début juillet. En Bretagne, le Pays de Brest, les Iles du Ponant (Molène, Ouessant, Sein) et la Communauté de Communes Val d’Ille-Aubigné ont ainsi rejoint la démarche.

Le biogaz, solution d’avenir

Elaboré conjointement avec Centre Morbihan Communauté (CMC), l’Etat et les acteurs du territoire, le Contrat de Transition Écologique (CTE) de Pontivy suit un fil directeur : « Produire et consommer localement et durablement l’énergie et l’alimentation du territoire ». Autour de cet objectif, le territoire s’est défini trois axes de travail prioritaires :

  • Engager une dynamique territoriale en faveur de la transition écologique
  • S’engager pour une économie alimentaire efficiente et durable
  • Développer de nouvelles ressources énergétiques

Parmi la trentaine d’actions définies dans le cadre du Contrat, certaines concernent la production et la consommation de biogaz sur le territoire.

La première concerne la conversion de la flotte de véhicule de la collectivité vers le gaz. A l’heure actuelle, CMC est équipée de 12 véhicules bioGNV sur une flotte totale de 62 (voitures légères et poids lourds). D’autres viendront compléter cette flotte automobile. Dans l’immédiat, CMC a déjà prévu l’achat de deux bennes à ordures (BOM) GNV. La première devrait arriver sur le territoire en septembre.

« La décision de convertir notre flotte de bennes à ordures ménagères diesel pour des véhicules fonctionnant au bioGNV nous permettra de réduire très significativement notre impact en matière d’émission de gaz à effet de serre notamment ». Christine Le Strat, présidente de Pontivy Communauté

Autre sujet d’importance pour le territoire : l’installation d’un « rebours » permettant de faire remonter du gaz depuis le réseau de distribution vers le réseau de transport. Le territoire de Pontivy Communauté intègre déjà deux sites de production de biométhane et d’autres devraient suivre. Pour valoriser cette production locale de gaz, les producteurs l’injectent sur le réseau de distribution. La consommation locale n’est cependant pas toujours suffisante, notamment en période estivale. Le rebours permet donc d’exporter la production de gaz vers les territoires voisins en permettant au gaz de remonter sur le réseau de transport depuis le réseau de distribution. Grâce à cette infrastructure, les producteurs de biométhane peuvent valoriser leur production tout au long de l’année, leur permettant par là de pérenniser leur activité et d’inciter à l’émergence de nouveaux projets de production de gaz vert produit localement. Lancé en 2017, le projet verra la mise en service du rebours d’ici novembre prochain.

François de Rugy, Ministre chargé de l’écologie, Marc Kerrien, maire de Noyal-Pontivy et Christine Le Strat, présidente de Pontivy Communautéi

« En rendant possible une circulation à double sens entre le réseau de transport de GRTgaz et le réseau de distribution de GRDF, on peut s’affranchir des contraintes de stockage de celui-ci et ainsi de la principale limite à la production de gaz vert. L’unité de rebours permet donc aux multiples projets sur Pontivy Communauté de voir le jour. Des projets qui couvriront à terme l’ensemble des besoins en gaz des secteurs résidentiels et tertiaires du territoire. L’unité de rebours nous permet également d’être exportateurs de gaz, de façon ponctuelle aujourd’hui mais, à terme, peut-être deviendrons-nous autonomes en la matière ». Christine Le Strat, présidente de Pontivy Communauté

Le contrat de transition écologique est aussi l’occasion pour la collectivité de mettre en avant le projet de production d’injection de biométhane par le collectif d’agriculteurs Méthagris du Blavet, représentant huit exploitations du territoire. Spécificité du projet : le biométhane produit sur chaque exploitation sera injecté dans le réseau en un point unique et complété par la mise en place d’un système de rebours pour remonter vers le site de la future station GNV construite par Morbihan Energies. L’étude de la pertinence du projet doit être finalisée cette année.

La future station de distribution de GNV et de bioGNV qui verra le jour sur le territoire est bien évidemment présente dans la liste des actions prioritaires du Contrat. L’occasion aussi de fournir les premiers éléments descriptifs des installations. Le projet est ainsi dimensionné pour avitailler 9 poids lourds par heure, soit un potentiel d’une centaine de véhicules lourds par jour. La station comprendra un étage de compression de 980 Nm3/h et un stockage tampon de 950 kg de CH4 pour permettre un remplissage des réservoirs poids lourds en moins de 15 mn. La station sera localisée en zone d’activité économique, à proximité du centre logistique du groupe Intermarché (qui s’est engagé à avitailler 40 poids lourds sur la station). La station, dont la mise en service est annoncée pour fin 2019 / début 2020, sera ouverte au public et accessible 24h/24.

« Tous ces projets ont au moins deux dénominateurs communs : relocaliser la production d’énergie sur le territoire et la rendre plus vertueuse. Outre leur impact positif en matière d’environnement, les projets du CTE permettent aussi de créer de nouvelles synergies entre les acteurs du territoire, ce qui œuvre pour un plus grand dynamisme économique et social ». Christine Le Strat, présidente de Pontivy Communauté

Le 11 septembre prochain, Loudéac Communauté Bretagne Centre organise un petit-déjeuner à destination des entreprises pour échanger sur la future station GNV qui sera construite sur le territoire et les aides à l’achat de véhicules qui seront proposées par la collectivité.

Une station GNV Avia Picoty va voir le jour sur le territoire de Loudéac Communauté Bretagne Centre. Pour accompagner son déploiement, les élus communautaires ont voté un dispositif d’aide pour l’acquisition de véhicules GNV professionnels.

Pour être informées sur le bioGNV, sur la future station et sur les aides associées, les entreprises du territoire sont invités à un petit-déjeuner d’informations le 11 septembre prochain.

Programme

  • Mot d’accueil par Loudéac Communauté Bretagne Centre
  • Les enjeux du GNV par GRDF (Benjamin SIMON)
  • Le bioGNV, enjeu pour les transporteurs et projet territorial, Iwen LAYEC (Bretagne Supply Chain)
  • Le projet de station à Loudéac (AVIA Picoty)
  • Les dispositifs d’aides :
    • Loudéac Communauté Bretagne Centre
    • GRDF
    • Crédit Mutuel de Bretagne
    • Syndicat départemental d’énergie (SDE 22)
  • Témoignages d’acteurs
  • Questions / Réponses

Plus d’informations

Inscription obligatoire : 

email : standard@loudeac-communaute.bzh
Tél : 02 96 66 09 09

Le Pacte Bio-Gazier Breton a pour objectif de définir une stratégie régionale sur la place du gaz, principalement renouvelable, dans le mix énergétique breton. L’Etat, la Région Bretagne, l’Ademe, GRDF, GRTgaz et le Pôle Energie Bretagne se sont engagés à le mettre en œuvre. Avant sa validation, tous les acteurs régionaux sont invités à donner leur avis sur le plan proposé.

En Bretagne, l’État, la Région et l’Ademe veulent accélérer la transition énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cet engagement se traduit par une stratégie régionale appelée « Ambition Climat Énergie, accélérer les transitions en Bretagne ». Les partenaires souhaitent développer les énergies renouvelables et notamment promouvoir la place du « gaz vert » dans le mix énergétique breton.

La Bretagne, région agricole, dispose d’un important gisement de biomasse susceptible de produire du biogaz. En 2017, la production de biogaz sous forme d’énergie primaire représentait ainsi 387 GWh. Au 1er janvier 2019, la Bretagne comptait 97 unités de méthanisation en fonctionnement dont 77 valorisaient l’énergie en cogénération, 11 en injection et les dernières sous forme de chaudière. La production énergétique du parc de méthaniseurs bretons atteint aujourd’hui une production énergétique primaire globale d’environ 580 GWh.

Pour répondre aux objectifs nationaux et régionaux de développement du biogaz dans la consommation de gaz, le Pacte Biogazier Breton vise à engager une démarche locale pour favoriser la filière, à identifier les actions à mettre en œuvre et à définir les moyens de mise œuvre.

Le Pacte entend agir sur trois piliers : augmenter la production de gaz renouvelables à partir de ressources maîtrisées, optimiser les valorisations du biogaz breton et structurer l’animation locale de la filière.

Augmenter la production de gaz renouvelables à partir de ressources maîtrisées

D’après la version provisoire du Pacte, les signataires s’engagent à mettre en œuvre les actions nécessaires pour multiplier par 6,4 la production de gaz renouvelable (tous usages confondus) d’ici à 2030. La production de biogaz pourrait atteindre 2 470 GWh en 2030 selon le potentiel de ressource fermentescible mobilisable à des fins énergétiques identifié dans le Schéma régional de la biomasse. Pour les partenaires, le développement portera sur tous les modes de production (méthanisation, gazéification…) et toutes les valorisations du gaz renouvelable (injection, cogénération, usage direct) « en fonction de leur efficacité énergétique, économique et environnementale ». Néanmoins au vu des projets en émergence et en développement, des politiques tarifaires et des attentes en matière de mobilité, un fort développement de l’injection est attendu. Un point d’étape à 2025 est d’ailleurs proposé spécifiquement sur cette valorisation, avec l’objectif d’atteindre un volume de biogaz injecté dans les réseaux équivalents à 10% de la consommation bretonne de gaz naturel de 2018, soit 1700 GWh.

Optimiser les valorisations du biogaz breton

Les partenaires du Pacte biogazier s’engagent en parallèle à mettre en œuvre les actions qui permettront de développer l’injection dans les réseaux et l’usage local du biométhane produit au service du développement des territoires bretons. Ces actions porteront à la fois sur le développement de la mobilité au bioGNV, l’adaptation des réseaux gaziers, l’expérimentation du biogaz porté et la recherche de nouvelles solutions de valorisation.

Structurer l’animation locale de la filière

Pour les partenaires, les projets de production de biogaz, agricoles ou territoriaux, sont « des projets structurants pour les territoires en termes d’emploi, de transition énergétique et écologique ». « Les enjeux sont multiples que ce soit en cogénération, en injection ou valorisation directe (chaleur, GNV) et nécessitent de travailler collectivement pour s’appuyer sur les retours d’expériences, mettre en avant les externalités positives, mutualiser les coûts, encourager les échanges entre professionnels, développer la formation, favoriser l’innovation, pérenniser les unités de méthanisation, favoriser l’acceptation sociale et environnementale des projets et favoriser la création d’emplois et d’activités en zone rurale ».

Les partenaires du Pacte s’engagent donc à accompagner le regroupement de l’ensemble des acteurs professionnels de l’amont et de l’aval afin de structurer une filière méthanisation créatrice de valeur sur le territoire breton et permettre de défendre les spécificités bretonnes dans les débats nationaux de la filière biogaz.

Le projet de Pacte est soumis à consultation jusqu’au 23 août 2019.

Tous les acteurs régionaux sont invités à déposer leurs engagements dans le cadre de la BreizhCop. Parmi ceux-ci, de nombreuses collectivités ont affiché leur volonté d’appuyer la transition énergétique des transports, notamment au travers de la production de biogaz sur leur territoire et du déploiement de flottes de véhicules au bioGNV. Tour d’horizon…

Portée par la Région, la BreizhCop est une démarche de co-construction d’un nouveau projet de territoire pour la Bretagne, intégrant les partenaires institutionnels, acteurs socio-économiques et citoyenne·s. L’ambition : maîtriser et accélérer la mise en œuvre de toutes les transitions en Bretagne, qu’elles soient écologique, climatique, économique ou sociétale. Au-delà de sa partie réglementaire, la BreizhCop propose à l’ensemble des acteurs régionaux de s’engager librement afin de contribuer à l’atteinte d’un ou de plusieurs des 38 objectifs de la Breizh Cop.

A la mi-juillet, 5666 engagements ont ainsi été déposés en ligne par les acteurs publics ou privés, les associations ou les citoyens. Parmi ceux-ci, de nombreuses collectivités ont affiché leur soutien au développement du bioGNV.

BioGaz : production et consommation sur le territoire

Différents acteurs se sont ainsi engagés sur la question de la transition énergétique des transports. Pour le gaz, les acteurs du territoire souhaitent clairement miser sur le développement de la production de biogaz au travers de la méthanisation et son utilisation en local, notamment pour le transport.

Ainsi, GRDF a affiché sa volonté de développer la production de gaz renouvelable via le développement des installations de production de biométhane (140 projets recensés en mars 2019) et les usages du biogaz breton pour une mobilité de plus en plus décarbonée. De leurs côtés, le Pôle Energie Bretagne (PEB) et les différents Syndicats Départementaux d’Energie (SDE) mettent en avant la construction d’un premier réseau de 18 stations d’avitaillement et leur engagement dans le domaine de la méthanisation.

Vers une complémentarité des énergies

L’hydrogène est aussi dans les tuyaux et dans les réflexions des acteurs régionaux. Ainsi, le PEB et les syndicats départementaux d’énergie sont impliqués dans la réflexion sur ce nouveau vecteur énergétique. Morbihan Energies a d’ailleurs inauguré, en 2017, sa station hydrogène fonctionnant grâce à l’électricité renouvelable produite par une mini-éolienne et des panneaux photovoltaïques. Le SDE35 collabore actuellement avec Rennes Métropole et avec La Roche-aux-Fées communauté (35) pour la mise en place de plusieurs projets autour de la production (et utilisation) d’hydrogène renouvelable.

Si les acteurs bretons misent sur le biogaz, c’est plutôt la complémentarité des énergies décarbonées qui est visée. Ainsi, sur le Finistère, le SDEF, aussi engagé dans la BreizhCop, met en avant ses travaux sur la mise en place d’un réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques, de stations GNV/BioGNV et hydrogène, son soutien à la production local de BioGNV et sa participation dans les projets favorisant le développement de la production d’hydrogène propre sur le territoire.

Les collectivités sont aussi largement impliquées et visent une conversion rapide de leurs flottes de véhicules. Ainsi, le Smictom des forêts (35) s’engage à passer ses Bennes à Ordures Ménagères (BOM) au GNV dès que possible. Il accompagne en parallèle un projet de station-service GNV à Liffré (35). Montfort communauté (35) commandera aussi des véhicules GNV et accompagne la création d’une station GNV prévue sur son territoire. Dans le Finistère, la Communauté de Communes du Pays d’Iroise (35) entend, elle aussi, favoriser le développement du transport au bioGNV et Brest métropole entend faire muter son parc de bus vers du « 100% propre » (électique en urbain, bioGNV en interurbain), et ce, en moins de 10 ans.

Questembert Communauté (56) va aussi convertir une partie de la flotte de véhicules communautaires. Plusieurs services emblématiques de la collectivité sont ainsi aujourd’hui équipés ou en passe de l’être : une voiture électrique pour la Petite Enfance et l’Espace Autonomie Sénior, une pour le Service Environnement (Énergie et Déchets), un fourgon hybride GNV pour le relais des médiathèques et projet d’achat d’une benne à ordures ménagères GNV d’ici 2020. L’installation d’une borne de recharge lente au sein du Parc technique est également programmée.

Roche aux Fées Communauté (35) a aussi souhaité s’impliquer pour déployer une « mobilité décarbonée multi-énergies » (BioGNV, hydrogène vert et électricité renouvelable). Objectifs : développer une première station multi-énergie pour les véhicules routiers sur une zone d’activité industrielle, mobiliser et accompagner les gestionnaires de flottes du territoire et soutenir l’expérimentation d’un train hydrogène sur la ligne SNCF Rennes – Châteaubriant.

Golfe du Morbihan – Vannes agglomération a acheté des véhicules de collecte de déchets ménagers au bio-GNV en substitution du diesel et vise l’acquisition de véhicules à hydrogène. L’agglomération vise aussi à faire de GMVA un territoire d’expérimentation de production d’hydrogène (PCAET) : station de distribution avec perspective de production locale, notamment à partir d’énergie photovoltaïque.

De son côté, Pontivy Communauté veut articuler les politiques de nouvelles mobilités avec les enjeux de l’air. Pour cela, la collectivité va poursuivre la mise en œuvre de son plan global de déplacement, et faciliter le déploiement de stations à carburant alternatif (GNV, hydrogène, …)

La CARENE Saint-Nazaire Agglomération a adopté son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) le 30 avril dernier. Il consacre une part de ses actions au déploiement du GNV sur le territoire.

Première action proposée par le PCAET : la réalisation d’une étude prospective sur la carburation de la flotte de véhicule de l’agglomération (véhicules légers, utilitaires, poids lourds, bennes à ordures ménagères, bus…). Objectif : renouveler l’ensemble des flottes de véhicules au profit d’une énergie moins émissive de polluants atmosphériques et de GES à l’horizon 2025.

Cette étude doit permettre à la collectivité de bâtir une stratégie afin de planifier dans le temps la conversion du parc de véhicules publics vers des motorisations utilisant une énergie moins émissive (polluants atmosphériques et de GES). L’étude devra définir la ou les énergie(s) idéale(s) d’un point de vue écologique et économique en fonction des types de véhicules, de leur usage, des conditions de marché, de l’évolution de la réglementation et de la fiscalité. Cette étude devra également définir les modalités de déploiement et de gestion des futures stations de recharge (GNV, électrique, hydrogène…) (quelle taille de station ? où ? pour quels véhicules aujourd’hui et demain ? station uniquement publique ? qui porte les investissements ? qui assure la gestion ?).

Le dernier retour d’expérience sur le territoire (une étude de faisabilité GNV sur la flotte de véhicules de la ville de St Nazaire réalisée en 2018) avait démontré l’intérêt d’étendre le périmètre et d’avoir une approche territoriale (à minima Ville de St Nazaire / CARENE / STRAN). Le choix des uns aura une influence sur le choix des autres, d’où l’utilité d’une étude transversale. Les résultats de cette étude sont attendus pour 2020.

Deuxième axe de travail de la collectivité : l’installation d’une station d’avitaillement au GNV au pied du pont de Saint-Nazaire à Montoir de Bretagne pour les flottes d’entreprises. Le port a réservé un espace de 6 000 m² dans ce but.

Enfin, le GNV sera aussi au cœur de la démarche d’Écologie Industrielle et Territoriale développée sur le Grand Port Maritime afin de multiplier les synergies industrielles. Le dispositif doit permettre de créer une dynamique d’écologie industrielle sur la Zone Industrialo Portuaire (ZIP) aval par l’émergence de projets opérationnels (RCIU, démonstrateur micro-algues…) et pourquoi pas autour d’une station GNV.

A l’été 2019, les habitants seront invités à enrichir le programme d’actions en apportant leur contribution.

Dans le cadre de sa convention de délégation de service public, Quimper Bretagne Occidentale met à disposition de Keolis Quimper un parc de bus pour l’exploitation du réseau urbain. En 2019, la collectivité va renouveler deux bus au GNV.

Le plan pluriannuel d’investissement signé entre Quimper Bretagne Occidentale (QBO) et Keolis Quimper précise que la collectivité doit acquérir, en 2019, deux standards « gaz naturel véhicules » (GNV) et deux « midibus ».

La majorité des bus de l’agglomération circule déjà au GNV. Pour la collectivité, cette énergie a l’avantage d’émettre moins de gaz à effet de serre et d’être deux fois moins bruyante par rapport à un bus thermique équivalent.

Lors de sa dernière session le 20 juin dernier, le conseil communautaire a validé, à l’unanimité des suffrages exprimés, le renouvellement des deux bus standards GNV, pour un montant total de 700.000€HT.

Depuis le 1er juillet, la Métropole du Grand Paris a instauré une zone à faibles émissions (ZFE) sur un large périmètre francilien. Objectif : encourager la circulation des véhicules les plus propres.

Lauréate en 2015 de l’appel à projets «Villes respirables en 5 ans», la Métropole du Grand Paris a fait de la qualité de l’air une des priorités de son Plan Climat Air Energie Métropolitain (PCAEM), adopté en novembre dernier.

Parmi les mesures prises, la métropole a décidé la mise en place d’une Zone à Faibles Émissions (ZFE) métropolitaine. D’après le Plan de Protection de l’Atmosphère Île-de-France, cette mesure aurait un impact important, avec des effets rapides sur l’amélioration de la qualité de l’air.

Depuis le 1er juillet 2019, les véhicules non classés ou équipés de vignettes Crit’Air 5 sont interdits de circulation sur 47 communes franciliennes. Pour les voitures et deux-roues, cette interdiction est applicable du lundi au vendredi de 8h à 20h. Pour les poids lourds, elle s’étend à tous les jours de la semaine, aux mêmes horaires.

100% de véhicules propres en 2030

La mesure est annoncée comme progressive. Ainsi au 1er juillet 2021, les véhicules Crit’Air 4 seront aussi interdites, puis ce sera au tour des Crit’Air 3 en 2022, des Crit’Air 2 en 2024 avec pour objectif d’arriver à 100% de véhicules propres en 2030.

Pour Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, «la qualité de l’air dans la Métropole du Grand Paris est une problématique de santé publique qui nous concerne tous. Nous sommes responsables, et nous ne pouvons pas rester inactifs face à ce drame.»

La mise en place de la ZFE s’accompagne de dispositifs d’aides au renouvellement des véhicules. La métropole propose ainsi jusqu’à 6 000 € d’aide pour l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion électrique, hydrogène, hybride ou GNV, qui s’ajoutent à la prime à la conversion gouvernementale et aux aides proposées par la Ville de Paris et la Région Ile-de-France. En parallèle, la Métropole du Grand Paris a ainsi mis en place, en lien avec l’Etat, la Ville de Paris et la Région, un guichet unique des aides.

A l’initiative du collectif Breizh[Bio]GNV et en partenariat avec Rennes Métropole et le Groupe Suez, une vingtaine de collectivités se sont retrouvées vendredi 14 juin à Rennes pour échanger sur la pertinence de la solution gaz pour le transport de déchets.

Depuis 2018, Rennes Métropole est la 1ère métropole française à avoir basculé l’ensemble de la flotte de véhicules de collecte vers le GNV (Gaz Naturel Véhicules).

Moins polluants, moins bruyants, les 42 camions de collecte roulant au GNV de Suez, en charge de la collecte à domicile et en points d’apports volontaires, participent à l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la métropole rennaise.

Rennes Métropole et le groupe SUEZ ont accueilli le 14 juin dernier, les collectivités bretonnes intéressées par le déploiement de cette solution pour les services de collecte des déchets. Un sujet d’intérêt, puisque près d’une vingtaine de collectivités ont répondu à l’appel et ont participé à l’événement.

L’occasion pour chacun de découvrir ou de confirmer l’intérêt du GNV, d’échanger sur les limites de la solution et d’identifier les freins à lever. Les collectivités ont été accueillies par Olivier Dehaese, Vice-Président de Rennes Métropole en charge de l’énergie et des déchets et ont pu échanger avec Corinne Goupil, directeur Agence Bretagne, Services aux Collectivités du Groupe SUEZ ainsi que Marielle Granja, responsable du service Collecte des déchets de la métropole rennaise.

Le retour d’expérience de la collectivité et de son prestataire a été complété par une présentation de François Dedieu, chargé de mission GNV chez GRDF et par une intervention de Renaud Michel,  de l’Ademe Bretagne.

Après avoir assisté au départ des Bennes à Ordures Ménagères (BOM) pour la tournée de l’après-midi, les participants ont pu échanger sur les choix techniques des bennes à ordures ménagères du groupe SUEZ.

Le voyage d’étude s’est terminé à la station GNVert du Rheu (35) où les participants ont été accueillis par Philippe Moreira, responsable Grands Comptes. L’occasion de découvrir le fonctionnement d’une station et de poursuivre les réflexions autour du développement du GNV sur le territoire.

En 2018, Nantes Métropole avait lancé un appel à projets destiné à faciliter l’intégration de la logistique urbaine dans le fonctionnement de la ville au quotidien. Parmi les projets lauréats, le GNV figure en bonne place.

L’appel à projets FLUX (pour « Fabriquons la logistique urbaine ensemble ») avait pour objectif d’accompagner des projets pour faciliter la livraison du dernier kilomètre sur le territoire de Nantes Métropole et contribuer à des modalités d’organisation et de transport « plus écologiques et respecteuses de la qualité de vie ».

L’appel à projets visait notamment la mise en place de solutions permettant :

  • la limitation de l’impact écologique du transport de marchandises en ville
  • la mutualisation et l’optimisation des flux et des livraisons
  • la distribution d’énergies alternatives et la mutation énergétique des véhicules
  • l’optimisation du stockage et la facilité d’accès aux marchandises et aux services des services de logistique retour
  • le déploiement de solutions de logistique fluviale et de stockage sur l’eau
  • l’organisation plus « durable » et écologique de la logistique des chantiers
  • la facilitation des activités des artisans en ville
  • l’optimisation de la consommation d’espace public par cette fonction
  • l’amélioration du fonctionnement de projets économiques structurants pour la métropole, comme le  pôle agro-alimentaire et le futur MIN métropolitain

Pour Nantes Métropole et ses partenaires, l’appel à projets était l’occasion de « bâtir une dynamique territoriale sur les sujets de la logistique de proximité ».

13 lauréats

Avec une trentaine de candidatures, les idées innovantes ne manquent pas : livraison par barge électro-solaire ou par vélo, mise en place d’une plate-forme logistique mutualisée, développement du GNV (gaz naturel pour les véhicules)…

13 projets de logistique urbaine durable ont été récompensés mi-juin et seront accompagnés dans leur déploiement et leur communication par la Métropole. 4 autres projets innovants ont été retenus comme « Graines de FLUX ».

« Depuis 2014, j’ai choisi de faire de la transition énergétique une des priorités du mandat, en donnant plus de nouvelles solutions écologiques », a souligné Johanna Rolland lors de la présentation des lauréats.

Parmi les lauréats, la Sem Sydela Energie 44 a proposé la création de deux nouvelles stations GNV, l’une située dans le secteur de Tougas (au pied du pont de Cheviré à Saint-Herblain), et l’autre au niveau du boulevard de Prairie à Mauves. La Sem contribue en parallèle au développement d’unités de méthanisation qui permettront à termes de fournir du BioGNV dans ces stations. « Nous apportons une solution d’avitaillement alternatif », a indiqué Alison Chedotal, directrice du SYDELA Energie 44, lors de la désignation des lauréats. « Si tout le monde joue le jeu, peut-être demain pourrons-nous mettre fin aux énergies fossiles ».

Autre lauréat misant sur le GNV, Mickaël Jouve, gérant des Transports Jouve, dont le projet d’optimisation d’une plateforme logistique pour la distribution sur la métropole nantaise a aussi été retenu. « Nous venons de lancer une flotte de véhicules GNV, notre objectif étant de remplacer à terme tous nos véhicules ».

Des avantages pour le GNV

La présidente de Nantes Métropole et maire de Nantes a précisé aux lauréats l’aide concrète dont ils allaient bénéficier : « C’est pour certains d’entre vous la mise à disposition de foncier, voire de locaux pour permettre le développement du projet, c’est un soutien en termes de communication, d’ouverture de réseaux. Et vous serez les premiers à bénéficier de la nouvelle réglementation qui a été adoptée en matière de logistique urbaine ».

Les Transports Jouve, comme l’ensemble des acteurs qui feront le choix de la livraison en véhicule propre (électrique, GNV ou hydrogène), bénéficieront en effet de la mise en œuvre du « premier acte » de la nouvelle réglementation des livraisons dans le centre-ville de Nantes dès le printemps 2019. Celle-ci entre en vigueur dans le centre-ville de Nantes dès ce mois de juin 2019 : les véhicules propres bénéficient d’un élargissement de la plage horaire autorisée pour les livraisons dans les zones piétonnes et réglementées en centre-ville, de 4h à 23h (au lieu de 7h30 à 11h30). Pour tous les autres véhicules, les règles de livraison restent inchangées.

Breizh Cop

Conférence bretonne de la transition énergétique

LES ACTEURS DE LA CONFÉRENCE S’ENGAGENT POUR LE CLIMAT

A l’occasion de la semaine « La Bretagne s’engage pour le climat » organisée du 3 au 7 juin dans le cadre de la Breizh COP, Philippe MAZENC, Secrétaire général aux affaires régionales, et André CROCQ, Conseiller régional délégué à la transition énergétique, ont réuni la Conférence bretonne de la transition énergétique (CBTE) à Saint-Brieuc le 6 juin dernier.

Le Pacte biogazier breton, un engagement pour développer le gaz vert en Bretagne

Pour déployer les énergies renouvelables, la Bretagne doit s’appuyer sur ses atouts : le vent, mais aussi la biomasse. Compte tenu de la ressource disponible sur son territoire, le développement d’une production de gaz renouvelable est possible. Les 6 signataires du futur Pacte biogazier breton (État, Région Bretagne, ADEME, Pôle Energie Bretagne, GRTgaz, GRDF) ont présenté le contenu de ce projet qui vise à mobiliser et à engager de nombreux acteurs pour faciliter le développement de la production de gaz vert en Bretagne.

Le Pacte biogazier repose sur 3 piliers :

  1. Augmenter la production de gaz renouvelable à partir de ressources maîtrisées,
  2. Optimiser les valorisations du biogaz breton,
  3. Structurer l’animation locale de la filière (accompagnement des projets, formation des exploitants, optimisation des modèles technico-économiques…).

La possibilité d’injecter le biogaz dans les réseaux de distribution et de transport du gaz ouvre de nouvelles perspectives de mobilisation du biogaz dans le mix énergétique breton et dans des utilisations telle que la mobilité (bio-GNV).

Les objectifs visés par le Pacte biogazier breton :

▪ Multiplier par 6,4 la production de gaz renouvelable (tous usages confondus) d’ici à 2030.

▪ Injecter dans les réseaux 1700 GWh de biogaz à l’horizon 2025, soit l’équivalent de 10% de la consommation bretonne de gaz naturel en 2018.

La présentation du futur Pacte, à l’issue d’une année de travaux collaboratifs, sera suivie d’une consultation des membres de la CBTE pendant un mois, pour une signature prévue en septembre.

Plus d’informations : 


À propos de la Conférence bretonne de la transition énergétique 

La Conférence bretonne de l’énergie, installée depuis 2010, est devenue la Conférence bretonne de la transition énergétique en novembre 2017. Co-présidée par l’État et la Région, cette instance de concertation réunit, une à deux fois par an, tous les acteurs de l’énergie en Bretagne : ADEME, élus et parlementaires, opérateurs, syndicats des énergies renouvelables, CESER, réseaux économiques et associatifs.

Grâce à l’aide de Morbihan Energies, les pompiers départementaux se forment aux interventions sur les véhicules GNV, électrique et bientôt hydrogène.

Électricité, gaz naturel, hydrogène… Le marché des véhicules va connaître des évolutions importantes avec ces motorisations nouvelles. Le développement de ces mobilités nouvelles doit s’accompagner d’un programme de formation pour les secours, pour en connaître les technologies et apprendre à intervenir.

Pour accompagner les équipes du SDIS 56 (Service départemental d’incendie et de secours), différents événements ont été organisés courant mai avec l’aide du syndicat départemental d’énergies du Morbihan. Le vendredi 3 mai d’abord, le SDIS avait regroupé au centre de secours de Vannes un large éventail de voitures à énergie alternative. Plus dix modèles prêtés par les concessionnaires de la région et Morbihan Energies étaient ainsi réunis.

« Lorsque nous sommes en intervention, il nous faut avoir une bonne lecture des points dangereux d’un véhicule. Nous avons acquis cette maîtrise pour l’essence, le gazole, puis le GPL. Nous nous préparons maintenant pour l’électricité, le GNV, l’hydrogène », souligne le colonel Erwan Ganne, chef de groupement couverture des risques au SDIS du Morbihan.

« Le premier souci est de neutraliser l’énergie. C’est pour cela que nous souhaitons connaître tous les véhicules qui sont actuellement utilisés », précise le sergent-chef Pierre-Yves Nicolas, référent secours route énergie au SDIS.

Jeudi 16 mai, les pompiers morbihanais se sont rendus zone du Prat à Vannes, au cœur de la station GNV mise en service en 2018 par 56 Energies, la société d’économie mixte de Morbihan Energies. Il s’agissait pour le SDIS 56 de lancer un programme de formation aux interventions en urgence. Objectif : connaître tous les organes de sécurité pour agir au bon endroit dès le premier instant.

Les formations se poursuivront, en attendant la future station hydrogène qui devrait voir le jour au même endroit dès l’année prochaine.

Lorient Agglomération vient de mettre en consultation son projet de Plan climat air énergie territorial (PCAET). Il envisage la conversion vers le gaz des bus et des BOM de la collectivité.

Si la transition écologique et énergétique est aujourd’hui au coeur de son action publique, Lorient Agglomération a déjà mis en œuvre un certain nombre d’actions concrètes sur le terrain : ouverture d’une recyclerie, construction d’un pôle d’échange multimodal à la gare de Lorient, mise en place d’une infrastructure de transport collectif en site propre Triskell, bateau électrique zéro émission pour les liaisons transrade…

Aujourd’hui, l’agglomération vient de mettre en consultation son Plan climat air énergie territorial (PCAET). Objectif : préparer l’avenir d’un territoire durable.

Le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) est un document de planification établi pour 6 ans. Il constitue la feuille de route qui guide la transition écologique et énergétique du territoire sur la période 2019-2025.

Lancée en décembre 2016, l’élaboration du PCAET s’est faite par étapes. Après une phase de diagnostic et de construction d’une stratégie territoriale, la troisième étape a été l’élaboration d’un plan d’action. Celui-ci s’appuie sur les leviers identifiés par le diagnostic et décrit toutes les actions qui seront mises en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés dans la stratégie.

La transition énergétique au coeur de l’action publique

Le diagnostic le démontre : la question de l’énergie est centrale pour Lorient Agglomération. La consommation des énergies fossiles est la cause principale des émissions de gaz à effet de serre et des émissions de polluants du territoire. Les secteurs du bâtiment et du transport en sont les principaux responsables. Cumulés, ils représentent 83 % de la consommation d’énergie du territoire, ils émettent plus de 70% des gaz à effet de serre, et ce sont les principales sources d’émissions de polluants atmosphériques. Par ailleurs, la facture énergétique pèse lourd sur l’économie du territoire, d’autant qu’une part très faible de l’énergie consommée est produite localement.

Lorient Agglomération a donc décidé de positionner la transition énergétique au coeur de l’action publique. Elle en a fait « un défi prioritaire » pour prendre part à la lutte contre le changement climatique, préserver les ressources, maîtriser la facture énergétique et réduire les inégalités sociales.

Le GNV parmi les solutions

Parmi les solutions envisagées, Lorient Agglomération veut rationaliser l’usage de la voiture, en améliorant la performance des transports collectifs, en favorisant l’usage des modes actifs et en encourageant le covoiturage.

L’agglomération s’engage aussi à être exemplaire avec l’objectif de réduire de 50% ses consommations énergétiques et émissions de gaz à effet de serre et de couvrir 50% de sa consommation par des énergies renouvelables. 100% des véhicules de la collectivité seront « propres » en 2030

La sortie des produits pétroliers est visée avec une place importante donnée aux véhicules alimentés au GNV puis au bioGNV, ainsi qu’à l’électromobilité pour les trajets en zone urbaine.

Deux études sont actuellement menées pour les bus et les BOM. La première doit envisager de nouvelles motorisations des bus correspondant au nouveau réseau. La production de biogaz de l’installation de stockage des déchets devrait couvrir près de 80% de la consommation actuelle de la flotte de bus. Le passage au GNV apparaît ainsi pertinent et complémentaire à la motorisation électrique qui serait concentrée en zone urbaine.

Portée par la SEM 56 Energies, une infrastructure de charge rapide est en projet pour les transporteurs et les bennes à ordure ménagère en bordure de la RN165. Une étude a été menée en partenariat avec GRDF pour envisager le passage des bennes à ordure ménagère au gaz naturel véhicule à l’occasion de leur renouvellement. Les conclusions de l’étude montrent l’intérêt tant environnemental que financier de cette solution. Sous réserve de l’installation d’une station de charge rapide à proximité du site ADAOZ à Lann Sévelin, le GNV sera donc développé.

Face au maillage encore trop faible en stations-services GNV, Nantes Saint-Nazaire Port a programmé l’implantation d’une station GNV à Montoir-de-Bretagne.

Le Sydela (Syndicat d’énergie de Loire-Atlantique) a remporté l’appel à manifestation d’intérêt. L’objectif affiché est une mise en service en 2020.

La ville de Saint-Nazaire, Nantes Saint-Nazaire Port mais aussi des industriels tels que Veolia ou Idéa se sont engagés à renouveler leur flotte de véhicules dans les deux années qui viennent pour en équiper une partie au GNV.

Dans le cadre de ce projet de station, le Sydela propose aux professionnels de prendre part à une matinée d’information, de partage et de réflexion le mardi 4 juin 2019 dans les locaux du Grand Port à Montoir-de-Bretagne.

Informations et inscriptions

Les entreprises du territoire de Lamballe Terre et Mer se sont montrées intéressées par le projet de station GNV sur la zone d'activité de la Tourelle.

Lamballe Terre & Mer et la SEM Énergies 22 ont proposé une rencontre autour du Gaz Naturel Véhicules, le vendredi 19 avril 2019. Une vingtaine d’entreprises du territoire se sont montrées intéressées par ce carburant, alternatif au diesel, plus économique et écologique.

La SEM Énergies 22 prévoit de construire une station GNV sur un terrain mis à disposition par Lamballe Terre et Mer, parc d’activités de La Tourelle 2. Elle sera accessible d’ici l’été 2020 aux poids lourds, cars, utilitaires et voitures particulières.

Cette station sera raccordée au réseau de distribution de gaz. Ce dernier sera prochainement alimenté au niveau de Lamballe par le biogaz produit par un méthaniseur local à partir des coproduits de l’abattoir et des effluents d’élevage.

Des aides financières pour les entreprises

Une vingtaine d’entreprises du territoire se sont intéressées par le projet. Elles pourront bénéficier d’aide à l’achat de véhicules à motorisation GNV.

Les autres entreprises intéressées peuvent prendre contact avec :

  • Chiara Zanasi, tél. 02 99 23 98 42 (Pôle Énergie Bretagne)
  • Agnès Melet (Lamballe Terre et Mer), tél. 02 96 32 93 21
  • Iwen Layec (Bretagne Supply Chain), tél. 02 99 33 66 53

Télécharger la plaquette GNV – Station de Lamballe Terre et Mer

Cette rencontre a été animée par (de gauche à droite) : Jean-Luc Barbo, Vice-Président de Lamballe Terre et Mer, en charge du développement durable ; Loïc Cauret, président de Lamballe Terre et Mer ; Dominique Ramard, Président de la SEM Énergies 22 ; Thierry Tallec, ingénieur GNV à GRDF et Iwen Layec, chargé de missions à Bretagne Supply Chain.