L’entreprise spécialisée dans la logistique du dernier kilomètre multiplie les énergies alternatives pour ses activités de logistique urbaine. Le GNV en fait partie et présente des avantages non négligeables. Rencontre avec Fabrice Marteaux, son dirigeant.

Breizh[Bio]GNV : Pouvez-vous nous en dire plus sur l’activité de votre entreprise ?

Fabrice Marteaux : Tout a commencé à Rennes il y a dix ans avec la création des « Triporteurs rennais ». « Les Triporteurs de l’Ouest » est aujourd’hui la holding qui chapeaute les activités menées sur Rennes, Nantes et Bordeaux. En complément, nous avons créé des licences de marque en commençant par Angers il y a deux ans. Nous avons depuis ouvert Saint-Malo en janvier 2018 et Strasbourg fin 2018.

« Les Triporteurs de l’Ouest » est une entreprise de transport spécialisée sur la livraison urbaine. L’idée est simple : nos clients (dont 90% sont des transporteurs) nous apportent leurs marchandises sur nos ELP (Emplacements de Livraisons de Proximité) en cœur de ville. Depuis ceux-ci, nous redistribuons ces marchandises à l’aide de triporteurs avec remorques, de véhicules électriques et d’utilitaires 3,5 tonnes au GNV. Notre activité est en grande partie tournée vers la livraison, y compris pour les commerçants du centre-ville et les administrations, mais aussi pour les particuliers. Nous réalisons aussi des enlèvements pour les transporteurs ou du ramassage de déchets. Nous avons notamment ainsi mis en place un service de collecte de palettes à destination des commerçants. Nous allons bientôt débuter l’enlèvement d’huiles usagées pour les restaurateurs. Nous avons une activité assez complète et des idées et des projets émergent régulièrement.

Breizh[Bio]GNV : Chaque entité est-elle libre de développer des solutions innovantes en fonction des territoires ?

Fabrice Marteaux : Les franchisés sont totalement indépendants et peuvent créer eux-mêmes de nouvelles options de transport. Pour Nantes, Rennes et Bordeaux, tout se décide à Rennes, où nous imaginons et testons les nouveaux projets. Ils sont ensuite dupliqués ailleurs.

L’intérêt de créer un réseau avec des licences de marque nous permet d’échanger entre nous sur des solutions innovantes et de communiquer ensemble auprès des transporteurs nationaux.

Breizh[Bio]GNV : Quelles ont été vos motivations pour passer au GNV ?

Fabrice Marteaux : Nous sommes spécialisés sur le transport de palettes et certaines peuvent aller jusqu’à 600 kg. Jusqu’il y a quelques années, faute de stations GNV, nous travaillions avec des véhicules diesel pour livrer les palettes de plus de 400 kg. En dessous, nous sommes capables de livrer en triporteurs ou en véhicule électrique. Au-dessus, il nous fallait, pour rester cohérent avec notre démarche écologique, trouver un outil capable de livrer des palettes de plus de 400 kg tout en étant respectueux de l’environnement.

Le GNV a ainsi intégré Les Triporteurs de l’Ouest il y a maintenant presque deux ans. Nous avons aujourd’hui un véhicule GNV sur Rennes, Bordeaux et Nantes. Nous pouvons aujourd’hui dire à nos clients transporteurs que nous pouvons livrer tous leurs colis, quel que soit le poids et en conservant notre démarche écologique.

Breizh[Bio]GNV : Quelles sont, pour vous, les avantages et les inconvénients de la solution GNV ?

Fabrice Marteaux : Economiquement, la solution est plus intéressante que le diesel. Les véhicules GNV sont aussi plus silencieux et plus respectueux de l’environnement. Sur Nantes, le GNV nous permet d’accéder à la zone à trafic limité (ZTL) à n’importe quelle heure. Là où un véhicule diesel va être bloqué en fin de matinée, les véhicules électriques et GNV peuvent accéder au centre-ville jusqu’à 18h (NDLR : A partir du printemps 2019, les véhicules propres pourront accéder au centre-ville de 4h à 23h).

Pour ce qui est des inconvénients, les stations d’avitaillement sont aujourd’hui régulièrement en panne, notamment sur Nantes et Bordeaux. La mise en place du SAV est très long. En tant que transporteur, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre une journée pour que ce soit réparé.

Parallèlement, la charge utile des véhicules est aussi moindre. Pour les véhicules de 3,5 tonnes, nous avons une charge utile de 600 kg, et même si nous avons une dérogation de 300kg, cela reste limité. Dès que les distances sont importantes, la pertinence des 3,5 tonnes au GNV devient moindre.

Enfin, diesel ou GNV, nous sommes tributaires des bouchons. L’emprise au sol d’un véhicule GNV est la même qu’un véhicule diesel. Nous avons les mêmes contraintes en termes de déplacements. Mais en termes d’écologie, nous sommes plus performants.

Breizh[Bio]GNV : Comment voyez-vous le développement du GNV dans votre entreprise ?

Fabrice Marteaux : Aujourd’hui, nous sommes à saturation en termes de surface disponibles sur nos ELP, notamment sur Rennes. Nous n’aurons donc pas la place pour intégrer d’autres véhicules GNV, hormis si nous trouvons des sites plus grand.

La prochaine étape sera plutôt de passer au bioGNV. Il serait à mon sens pertinent de créer un circuit court sur du bioGNV. En Bretagne, nous avons tout ce qu’il faut pour le développer, notamment la matière première. Nous ganerons en autonomie énergétique et en trajet de matières premières.

Breizh[Bio]GNV : Comment valorisez-vous la solution GNV auprès de vos clients ?

Fabrice Marteaux : Le prix des véhicules GNV reste assez élevé, même s’ils sont moins chers que leurs versions électriques. Nous ne sommes pas aidés financièrement sur cette démarche. Nous restons des acteurs privés essayant de travailler avec des outils plus à l’écoute de l’environnement et cela coûte cher. Expliquer cela à nos clients peut être un sujet assez délicat, mais certains nous suivent dans cette démarche et acceptent de payer plus cher. Aujourd’hui, nos clients sont de plus en plus à l’écoute.

Breizh[Bio]GNV : Quel est le retour de vos conducteurs ?

Fabrice Marteaux : Le GNV a beaucoup plu à nos conducteurs. En centre-ville, nous n’avons pas besoin d’avoir des motorisations très puissantes. Le confort des véhicules neufs a été apprécié des conducteurs.

Breizh[Bio]GNV : Quelle est pour vous la zone de pertinence économique du GNV ?

Fabrice Marteaux : Notre spécialité reste la livraison du dernier kilomètre. Nous faisons peu de kilomètres. A titre d’exemple, les véhicules GNV font 80 kilomètres par jour. Mais ils nous permettent de livrer plus gros, plus lourd et de mutualiser les palettes des transporteurs. La livraison en centre-ville n’est pas la zone de pertinence économique la plus évidente pour le GNV mais ça marche ! Il nous permet de garder notre démarche écologique, tout en assurant aux transporteurs de pouvoir livrer leurs palettes, quel que soit le poids.

Le « Pacte d’accessibilité et de mobilité pour la Bretagne » vient d’être signé par l’État et les collectivités bretonnes, représentées par le président de la Région Loïg Chesnais-Girard. Il liste 18 engagements pour améliorer l’accessibilité et les transports en Bretagne et met en avant la solution gaz pour les transports.

Au lendemain de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les collectivités de Bretagne (rassemblées au sein de la Conférence territoriale de l’action publique) s’étaient unies autour d’une proposition de pacte d’accessibilité pour la Bretagne. Fer, air, routes et numérique : l’enjeu était de garantir et de développer l’accessibilité de la Bretagne et les mobilités sur son territoire.

Après plusieurs mois d’échanges et de travail, le « Pacte d’accessibilité pour la Bretagne » a été signé le 8 février dernier. Trains TGV et TER, desserte routière et mobilité quotidienne, liaisons aéroportuaires, place des ports… : les thématiques mises sur la table sont nombreuses et impacteront tous les modes.

Parmi les sujets développés, la transition énergétique est largement abordée au travers du déploiement de la solution gaz pour le mode routier. « Que ce soit dans le réseau régional BreizhGo ou dans les réseaux de transports opérés par les agglomérations et les métropoles, un parc de plusieurs milliers d’autocars sillonne les routes de Bretagne en étant pour l’essentiel motorisé au diesel. La transition vers des énergies propres est une ambition partagée entre l’État et la Région pour répondre aux enjeux environnementaux et aux enjeux de santé publique. La technologie du gaz naturel est la plus mature pour assurer cette transition, dès maintenant, pour les véhicules assurant des liaisons interurbaines. »

L’offre de véhicules étant bien développée, l’Etat et la Région reconnaissent que le frein premier au déploiement de la solution reste l’absence d’un maillage des stations d’avitaillement, qui permettrait aux entreprises de transports de voyageurs mais aussi de marchandises de basculer massivement vers cette technologie.

Dans le cadre d’un « plan régional coordonné de développement des usages du GNV », l’État s’est donc engagé à soutenir le renforcement des stations d’avitaillement au GNV sur le territoire breton. « L’ADEME et les syndicats d’énergie seront mobilisés pour être les porteurs de ce projet de densification » précise le Pacte.

D’après le dossier ICPE déposé en Préfecture, la nouvelle plateforme Intermarché de Neuillac (56) va progressivement faire rouler ses poids lourds au gaz, en lien avec la future station GNV de Saint-Gérand.

La nouvelle base logistique du groupement « Les Mousquetaires » de Neuillac (56), sur le parc d’activités du Pont Saint Caradec, vise à assurer la sécurité des approvisionnements de l’ensemble de ses points de vente en Bretagne et de répondre aux objectifs de développement du Groupement. Elle stockera les marchandises en provenance des différents fournisseurs, avant redistribution aux points de vente du groupement Intermarché, après des opérations de tri et de reconditionnement. Sur près de 52.000m2, la plateforme réunira 10 cellules de stockage dont une d’éclatement pour les expéditions.

Réorganisation nationale

Cette nouvelle plateforme s’intègre dans le cadre de la refonte nationale des outils logistiques du groupement « Les Mousquetaires » / Intermarché ». Objectif : transformer la logistique pour améliorer et moderniser ses équipements. Cette démarche s’accompagne de la fermeture de nombreuses autres plateformes logistiques dont celle de Rostrenen située à 45 kilomètres de Neuillac. La nouvelle implantation se situe à proximité immédiate de la base de Saint-Gérantd qui traite aujourd’hui les produits frais et dont l’activité sera transférée à terme sur celle de Neuillac.

75% des véhicules au gaz

Dans le dossier ICPE de la plateforme, le groupement annonce que 75% des poids lourds transitant par la plateforme rouleront au gaz naturel, ce qui représentera entre 90 et 120 livraisons par jour sur 120 camions. Ainsi, le parc de véhicules de livraison vers les points de vente ne comportera à terme que des poids lourds fonctionnant au gaz. Ils devraient s’approvisionner auprès de la future station de Saint-Gérand, que Morbihan Energies construira dans les prochains mois.

La solution hydrogène non retenue

Questionné sur l’utilisation de l’hydrogène pour le parc d’engins de manutention, le groupement Intermarché confirme avoir étudié cette solution mais ne pas l’avoir retenue. En effet, les résultats d’une pré-étude interne menée en 2016 ont montré des surcoûts d’exploitation importants (supérieurs à 100k€ par an) en dépit des avantages procurés par ce choix technique (rapidité de charge, autonomie, entretien réduit, durée de vie plus longue). Néanmoins, dans sa réponse à l’enquête publique, le Groupement assure que si cette technologie se généralisait, ITM LAI serait amenée à réétudier la question.

Rennes Métropole vient de présenter la révision du Plan de déplacements urbains (PDU) 2019-2030 de son territoire. Parmi les objectifs affichés : zéro livraison en véhicule diesel dans le centre-ville de Rennes en 2030 et une réduction de 30 % des déplacements réalisés en diesel sur le reste de la Métropole.

Le PDU est un document réglementaire, obligatoire pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Il fixe l’organisation des mobilités et les programmes d’actions en matière de transports-déplacements des personnes et des marchandises sur un territoire, pour une période de 10 ans.

Approuvé en 2007, le PDU actuel de Rennes Métropole a été mis en révision et évalué en 2014. Un nouveau PDU, qui couvrira la période 2019-2030 et l’ensemble des 43 communes de la Métropole, doit être approuvé d’ici la fin de l’année. Le projet de plan a été arrêté fin janvier par le Conseil de Rennes Métropole. Détails…

Un « mix » de solutions de mobilités, adaptées à chaque territoire

L’objectif affiché par la collectivité est de doter la métropole rennaise « d’une politique ambitieuse » en matière de transports et de mobilités, à l’échelle des 43 communes. Ce nouveau PDU doit permettre d’apporter des réponses aux enjeux identifiés par le territoire en matière de mobilités et de transports, à savoir notamment le climat, en inscrivant la mobilité dans l’objectif de diminution de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre, l’accessibilité, pour répondre aux besoins croissants de mobilités et la territorialisation, en développant un « mix » de solutions de mobilités, adaptées à chaque territoire.

Parmi les grands axes de la réforme, la promotion d’une mobilité « solidaire, durable et performante » :

  • pour tous les publics et pour l’ensemble du territoire
  • en s’appuyant sur la mise en oeuvre de multiples solutions de déplacements, y compris la voiture
  • en plaçant le covoiturage de proximité et l’intermodalité au coeur du projet
  • en incitant aux changements de comportements
  • en engageant les partenaires publics/privés autour des questions de mobilités, à l’instar du secteur de la logistique urbaine
  • en promouvant la co-élaboration

Parmi les engagements et les directions prises par le document, on retrouve de nombreuses actions en matière de transports publics (développement de l’offre bus, redéploiement sur les communes en extra rocade, mise en service de la ligne b du métro en 2020…).

Logistique urbaine : réduire les déplacements diesel

Certaines décisions impacteront le transport de marchandises. Ainsi, le PDU propose la création de voies de circulation réservées aux bus, cars et aux covoitureurs sur 11 routes (actuellement en 2X2 voies) qui permettent d’accéder à la rocade et au coeur de Métropole. Cela représente la création de 35 kilomètres de voies réservées.

Le PDU dédie en parallèle certains objectifs à l’activité logistique en développant l’usage de modes plus propres par les professionnels de la livraison et par la promotion d’une logistique urbaine « plus durable ».

A ce titre, le document affirme un double objectif à l’horizon 2030 : zéro livraison réalisée en véhicule diesel dans le centre-ville de Rennes et une réduction de 30 % des déplacements réalisés en diesel sur le reste de la Métropole.

Une « charte d’engagement pour une logistique plus durable », établie en lien avec les professionnels, permettra de travailler aux solutions opérationnelles (ainsi qu’à leurs modalités de mise en place) pour atteindre ces objectifs. La démarche sera engagée dans un contexte d’amélioration de la connaissance des flux de déplacement des marchandises sur le territoire. Des engagements mutuels ont déjà été pris entre la Ville de Rennes et Rennes Métropole et des acteurs logistiques majeurs comme la Poste et l’enseigne de commerces « U ».

Dernier sujet évoqué : le lancement d’études pour une future mise en place d’une Zone à Faibles Émissions (ZFE) à Rennes.

Le PDU, dont le coût total d’investissement est estimé à 543,5 millions d’euros sur dix ans, devrait être définitivement approuvé fin 2019.

Le salon Biogaz Europe, s’est déroulé la semaine dernière à Rennes, l’occasion de dresser un point d’étape sur le développement du Gaz Naturel Véhicules en Bretagne. Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse commun :

2019 sera l’année charnière pour le GNV, Gaz Naturel pour Véhicules, en Bretagne. En 2017 et en 2018, les syndicats départementaux d’énergie bretons – via leurs sociétés d’économie mixte – ont été lauréats d’appels à projets nationaux pour la mise en place d’un réseau de stations d’avitaillement GNV et pour le soutien à l’achat par les transporteurs de camions.
Suite à la mise en service d’une première station à Vannes, le projet, soutenu par un important collectif d’acteurs incluant la Région Bretagne, les syndicats d’énergies bretons, les acteurs du transport, du gaz, les acteurs économiques et de l’innovation*, entrera cette année dans la phase opérationnelle de construction et de mise en service d’une nouvelle série de stations.
Les Syndicats Départementaux d’Energie opéreront via leurs quatre sociétés d’économie mixte, à dimension départementale, réunies pour ce projet sous une seule structure juridique : Bretagne Mobilité GNV sas.
Un premier appel d’offres a été lancé, il y a quelques semaines afin de désigner une maitrise d’œuvre sur les stations situées en Finistère, en Côtes d’Armor et en Ille-et-Vilaine (15 stations GNV au total). La construction et l’exploitation des stations feront, par la suite, l’objet de marchés dédiés. Le but poursuivi : proposer aux constructeurs et aux fournisseurs un marché attractif de plusieurs stations conçues de manière similaire. Parallèlement, les deux stations prévues dans le Morbihan, à Lorient et Pontivy, sont en cours d’étude ; un marché sera lancé en 2019 pour leur construction.
Ce programme de maillage régional est soutenu par l’ADEME et le Commissariat Général à l’Investissement, qui ont accordé en 2018 une aide de plus de 3 millions d’euros pour soutenir l’achat de véhicules roulant au GNV.

Même si le transport lourd reste la cible principale du réseau de stations GNV, implantées dans des zones d’activité à fort potentiel et avec une capacité d’avitaillement de plusieurs poids lourds, bus ou autocar par heure, les véhicules utilitaires et légers (VUL) pourront aisément s’avitailler en GNV auprès des stations régionales, grâce au paiement par carte bancaire dont seront équipées les stations.
Une dynamique régionale est engagée en faveur du BioGNV, version renouvelable du GNV, produit par méthanisation d’effluents, de coproduits de l’agriculture et de déchets. La Bretagne, grâce à des gisements de biomasse importants, dispose d’un fort potentiel de réduction de sa dépendance énergétique en produisant localement ce carburant d’origine renouvelable pour le transport.
Le Plan Biogaz lancé en 2007 par l’ADEME et le Conseil régional, mis en œuvre par l’association AILE, a permis d’accélérer le développement de la filière méthanisation. Les acteurs du monde agricole (GIEE des méthaniseurs bretons, la chambre d’agriculture de Bretagne, les coopératives), les collectivités locales, des développeurs privés se mobilisent pour déployer des unités de méthanisation sur l’ensemble du territoire breton.
L’engagement des SDE à travers leurs Sociétés d’Economie Mixte (SEM) dans le domaine du GNV s’associe à leur engagement pour le développement de la méthanisation dans les territoires, avec l’objectif de permettre à tous les méthaniseurs bretons d’avoir accès à l’injection, directement sur le réseau ou par portage, afin de mettre en place un nouvel écosystème de production et d’utilisation de carburant vert.

L’enjeu est de créer un maillage cohérent de stations permettant aux véhicules alimentés en GNV de se déplacer facilement partout en Bretagne, tout en assurant une valorisation du biométhane produit localement : cette collaboration entre les acteurs au niveau régional ouvre aussi la réflexion, pour 2019, sur la possible mise en place d’un label régional, garantissant la filière et l’origine du biométhane produit en Bretagne.

Cette action en faveur d’une mobilité alternative au fossile constitue un axe fort du futur Pacte Biogazier Breton piloté par l’Etat et la Région dans le cadre des travaux de la Conférence Bretonne de la Transition Energétique.

Retrouvez le communiqué de presse complet: 20190123_CP_biogazEUROPE_Bretagne.

Le salon Biogaz Europe, c’est la semaine prochaine à Rennes !

L’occasion de venir assister à la conférence dédiée à la filière Biométhane française. En introduction, André Crocq, Conseiller régional délégué à la transition énergétique et Gilles Petitjean, Directeur régional de l’Ademe, feront un état des lieux et donneront quelques perspectives du développement du Biogaz en Bretagne, de la production à son usage mobilité.

Voici le programme complet :

Gagner en compétitivité pour la filière biométhane française à l’horizon 2030

Animation : France Biométhane – Cédric de Saint-Jouan, Président

  • 10h00 Biogaz en Bretagne : de la production à son usage mobilité – André Crocq, Région Bretagne – Conseiller régional délégué à la transition énergétique et Gilles Petitjean, ADEME – Directeur Régional
  • 10h20 Renforcer la compétitivité de la filière biométhane française, ENEA consulting – Laurent Blaisonneau
  • 10h40 Optimiser le coût des intrants (CIVEs), AAMF – Sylvain Marsac Arvalis
  • 11h00 Maximiser la valorisation du biogaz, retour d’expérience, Agribiomethane – Damien Roy
  • 11h20 Développer la formation des opérateurs et optimiser la maintenance, Méthatlantique – J Becot
  • 11h40 Table Ronde : La place des gaz renouvelables dans la PPE. France Biométhane – Cédric de Saint-Jouan, Président, GRDF – Sylvain Frédéric, Chargé de mission Biométhane, GRTgaz – Alice Saurin, Directrice du projet Biométhane, France gaz renouvelables – Jean-Marc Onno, Administrateur, ENGIE – Olivier Guerrini, Directeur Industriel – Gaz Renouvelables
  • 12h45 Echange avec la salle

30/01 10:00 – 13:00 Salle : Salle de Conférence, Hall 8 Evènement : Biogaz Europe

Le site dédié ICI

La ville, le Centre Communal d’Aide Social (CCAS) et la Métropole de Nantes viennent de lancer un appel d’offre pour acquérir près de 150 véhicules GNV sur quatre ans.

C’était un des objectifs retenus dans le cadre de la feuille de route « transition énergétique » de l’agglomération nantaise, votée en début d’année dernière : accélérer le développement des flottes de véhicules propres d’ici 2020. Les objectifs sont ambitieux. Elle prévoit notamment 100% de bus au GNV ou électrique (hors affrétés) et la fin des bus diesel d’ici 2020 et l’abandon progressif du diesel pour privilégier un mix énergétique GNV et électricité pour les flottes de la Ville de Nantes et de Nantes Métropole. Avec un effort particulier sur les poids lourds (30 M€ d’investissement) et notamment sur les bennes à ordures ménagères, l’objectif étant d’avoir 100% des bennes à ordures en GNV en 2030. Côté véhicules légers, le programme prévoir que chaque année 20% de la flotte de véhicules soient renouvelés en électrique (42% sont déjà GNV ou électriques),

C’est dans ce cadre que Nantes Métropole, la ville et le CCAS de Nantes viennent de faire paraître un marché public pour l’acquisition de véhicules légers à motorisation GNV. Le marché intégrera des véhicules légers de transport de personnes (berlines, breaks) ainsi que des véhicules utilitaires légers, du petit utilitaire jusqu’au 2,4 tonnes de PTAC.

La collectivité estime à 149 le nombre de véhicules GNV qui pourrait être commandés. Soit 47 citadines, 33 breaks, 7 utilitaires légers et 62 fourgonnettes. Les commandes seraient réparties sur quatre ans, Nantes Métropole et la ville de Nantes se répartissant à peu près également le nombre de véhicules (respectivement 81 et 68). Pour le CCAS de Nantes, aucune quantité estimée de véhicules n’est aujourd’hui prévue mais elle ne devrait pas dépasser les 10 véhicules.

L’appel d’offre précise cependant que ces estimations pourraient être décalées dans le temps, notamment si l’implantation de nouvelles stations d’approvisionnement en GNV venait à prendre du retard.

L’OTRE et la FNTR viennent de dévoiler des solutions pour accompagner les entreprises dans l’acquisition de véhicules au GNV.

Dans le cadre d’une convention de partenariat avec la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR), Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels (E&I), filiale du groupe Arkéa, va mobiliser une enveloppe de 50 M€ de prêts à taux bonifiés pour financer les investissements « responsables » des entreprises adhérentes à la FNTR.

Conclue pour une période d’un an, la convention vise à favoriser l’investissement des entreprises dans des véhicules de transport de marchandises au GNV et au BioGNV ou dans tout autre projet permettant la réduction de la consommation énergétique.

L’OTRE et le Crédit coopératif, main dans la main

De leur côté, l’OTRE et le Crédit Coopératif ont co-construit « PREVair Personnes Morales Véhicules Propres », une solution de financement pour toutes les entreprises de transport routier désireuses de s‘équiper en véhicules propres (électriques, gaz, hybrides…) et ce pour l’ensemble de leur flotte (poids lourds, véhicules utilitaires, bus, car…).

La loi de finances pour 2019 acte l’augmentation du suramortissement dédié aux véhicules GNV et son extension vers les utilitaires.

Jusqu’au 31 décembre 2018, pour l’achat d’un véhicule GNV, les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu pouvaient déduire de leur résultat imposable jusqu’à 40 % de la valeur d’origine du véhicule. Seuls les véhicules de PTAC supérieur ou égal à 3.5 tonnes fonctionnant au GNV ou au bioGNV étaient concernés.

Cet avantage fiscal, qui devait prendre fin au 31 décembre 2019, est prorogé de 2 ans, soit jusqu’en 2021 et étendu aux véhicules dont le PTAC est compris entre 2,6 et 3,5 tonnes. Condition : qu’ils utilisent du gaz naturel et du biométhane carburant, de l’ED95, de l’électricité ou de l’hydrogène.

Par ailleurs, à compter de 2019, son taux devient variable en fonction du véhicule, de 20% pour les PTAC compris entre 2,6 et 3,5 tonnes à 60% pour les PTAC jusqu’à 16 tonnes. Dans le détail, voici les taux appliqué en fonction du type de véhicule acquis :

Date d’acquisition PTAC Acquis… Energies concernées Pourcentage de la déduction
Entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2018 > 3,5 t Gaz naturel / Biométhane

ED95

 

40%
Entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 2,6 t < < 3,5 t Entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 Gaz naturel / Biométhane

ED95

Electricité

Hydrogène

20%
3,5 t < < 16 t Entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 Gaz naturel / Biométhane

ED95

Electricité

Hydrogène

60%
> 16 t Gaz naturel / Biométhane

ED95

Electricité

Hydrogène

40%

A noter : l’entreprise qui prend en location un véhicule neuf par un contrat de crédit-bail ou en location avec option d’achat peut déduire 40 % de la valeur d’origine au moment de la signature du contrat. Si elle acquiert le bien, elle peut continuer à appliquer la déduction.

La Société d’Économie Mixte (SEM) Énergies 22 a officiellement vu le jour fin décembre dernier. Présidée par Dominique Ramard, elle aura pour mission d’impulser et d’accompagner la production d’énergies renouvelables dans les Côtes d’Armor, à travers quatre champs d’intervention majeurs dont le GNV.

Le Syndicat Départemental d’Energie des Côtes d’Armor (SDE 22) a souhaité la création d’une SEM pour développer les énergies renouvelables sur le département. Le SDE 22 en est l’actionnaire majoritaire (60 %), accompagné de la Caisse des dépôts (15 %), des banques Crédit Mutuel Arkéa (5 %), Crédit Agricole (5 %) et Caisse d’Epargne (5 %) et des entreprises locales Le Du Industrie (5 %) et Sturno (5 %).

Associer et fédérer les acteurs locaux

Dans les trois à quatre ans, la SEM Energies 22 devrait participer à la production costarmoricaine d’énergie, à hauteur de 150 Gwh/an. L’appropriation locale des projets devrait permettre également de créer une dynamique économique en Côtes d’Armor : nouvelles filières, emplois, autonomie énergétique…

Les projets développés concerneront quatre champs d’intervention : l’éolien, le photovoltaïque, la méthanisation et le gaz naturel véhicules. Sur ce dernier sujet, la SEM portera la construction des quatre stations GNV prévues à l’horizon 2020 à Saint-Brieuc, Lamballe, Dinan et sur le territoire de Leff Armor Communauté. Énergies 22 entend ainsi porter le développement de la mobilité gaz et soutenir les projets novateurs, où l’offre privée n’irait pas seule. Enfin, la SEM entend favoriser l’introduction du biogaz local comme nouveau carburant

Lors du dernier Conseil communautaire de l’année, les élus ont voté, sous conditions, la conversion d’une partie de la flotte de la collectivité vers le gaz.

Dans le Finistère, le Syndicat Départemental d’Energie du Finistère (SDEF) a coordonné les réponses aux différents appels à projets lancés par l’Ademe pour le développement de stations sur le territoire. Pour rappel, ces réponses vont permettre la construction des stations de Quimper, Brest-Guipavas, Morlaix-Saint Martin des Champs, Carhaix-Plouguer et Landivisiau et de financer une partie du surcoût d’acquisition des véhicules.

A Quimperlé aussi, la solution intéresse. L’agglomération mène depuis de nombreuses années une politique volontariste en matière d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables. Celle-ci devrait se renforcer dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Climat Air Energie Territorial.

Lors du dernier Conseil communautaire de l’année 2018 pour Quimperlé Communauté le 20 décembre dernier, la collectivité a souhaité prendre part au développement de cette solution alternative aux carburants traditionnels. Face à la promesse du SDEF d’implanter une station dès lors qu’une vingtaine de véhicules prévoient de l’utiliser, les élus ont proposé qu’une partie de la flotte publique soit convertie au GNV dans les prochaines années.

Ce sont ainsi quatre bennes à ordures, quatre utilitaires dédiés au portage des repas et un véhicule du service eau-assainissement qui pourraient basculer vers le gaz dans les cinq ans suivant la construction de la station. Auxquels s’ajouteraient deux véhicules légers, deux utilitaires et un poids lourd de 19t.

Le Conseil a aussi rappelé que dans le cadre du renouvellement de la DSP transport, le futur délégataire aura pour objectif d’acheter huit bus au GNV.

En partenariat avec GRDF, le lycée privé Ozanam de Cesson-Sévigné (35) intègre le GNV à ses formations.

Début novembre, dans le cadre d’un partenariat avec GRDF, le lycée a reçu sa toute première voiture roulant au GNV (Gaz Naturel Véhicule).

Le lycée F. Ozanam étant le premier établissement de Bretagne disposant d’un tel véhicule,  il va permettre aux étudiants de se former aux techniques et aux spécificités des transports à bi-carburation GNV/Essence.

La métropole rennaise recherche un.e ingénieur.e qui sera chargé.e du déploiement des bus au gaz et du projet de nouveau dépôt de bus.

Sous l’autorité du responsable du Service Métro et Investissements Transports, l’agent aura en charge la transition énergétique des lignes métropolitaines de bus vers le gaz. A partir de l’étude menée actuellement par le Syndicat Départemental d’Energie d’Ille-et-Vilaine (SDE35), il devra définir un schéma-cible de l’approvisionnement énergétique des véhicules des transporteurs sous-traitants du délégataire de Rennes Métropole. Pour chaque site d’approvisionnement, il devra définir le modèle économique d’achat du gaz (station publique ou privé, dans les dépôts ou hors dépôt de bus) et le calendrier associé.

Pour les sites d’approvisionnement nécessitant la création d’une station gaz, il aura aussi en charge la définition du montage opérationnel (investissement public ou privé, maîtrise d’ouvrage, conduite d’opération) et l’obtention des autorisations administratives et des subventions potentielles.

Le nouvel agent aura aussi en charge la construction pour les lignes urbaines (bus diesel et électriques) d’un nouveau dépôt de bus qui sera situé plaine de Baud.

Toute l’équipe de Breizh[bio]GNV vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année ! Pleins Gaz sur 2019 !

Au plaisir de vous retrouver l’année prochaine, pour une année 2019, encore riche en actualités GNV !

 

« L’objectif de stations GNV/bioGNV publiques, fixé par la France pour fin 2020, est d’ores et déjà largement dépassé. », un signal fort selon l’AFGNV, Association française du Gaz Naturel pour Véhicules (cf article du 4/12/18).  La Bretagne compte à ce jour 6 stations ouvertes (4 en Ille-et-Vilaine et 2 en Morbihan) et de nombreux projets portés par les SDE, Syndicats Départementaux d’Energie.

Et ce n’est pas fini, forte de ses 123 stations ouvertes sur le territoire, la France devrait compter 185 stations fin 2019 (Mobilité Gaz Open Data). Une accélération sans précédent qui devrait encourager les usagers et booster les immatriculations de véhicules GNV !

 

Sources :

 

Le 6 décembre 2018 s’est déroulée la 19ème Conférence Bretonne de la Transition Energétique. A cette occasion, un bilan annuel énergie-climat a été présenté par l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne, RTE et GRT Gaz.

A retenir

  • Le gaz naturel est la troisième énergie consommée en Bretagne avec 17% de l’énergie finale en 2015, en hausse de 6,3% par rapport à 2014. Les produits pétroliers, 46%.
  • Le secteur du transport représente 35 % des consommations en Bretagne contre 31% en France.
  • La production de biogaz observe une dynamique forte (+43%) en particulier sur l’injection. La consommation pour l’usage mobilité se développe. Pour rappel, 300 communes sont desservies en gaz en Bretagne. En 2018, la Bretagne comptait 7 points d’injection de Biométhane actifs, 45 projets en file d’attente. Aujourd’hui en Bretagne, il y a 60 fois plus de Biométhane produit que de consommation en usage GNV.
  • Le transport est un facteur clé des émissions de GES en Bretagne : les carburants émettent 26% des Gaz à Effets de Serre en Bretagne.
  • Les transports sont le principal secteur émetteur d’Oxydes d’azote (58% des émissions bretonnes).

La Bretagne se caractérise par une forte empreinte liée au Transport. Assurer des mobilités vertueuses pour tous est un véritable sujet pour la prospérité de la Bretagne.

Le Biogaz est considéré comme une énergie du futur ; les métiers vont évoluer, la production d’énergie constitue un nouveau métier pour les agriculteurs. La Bretagne, productrice de carburant ? Avec le gaz, c’est possible !

 

 

 

 

 

Pour fêter sa première année d’exploitation, la station bioGNV de Locminé a eu les honneurs de RMC Info et de BFM TV le 18 décembre dernier.

Le 17 Novembre 2017 était inaugurée, à Locminé, la 1ère station BioGNV grand public de Bretagne. Un an plus tard, RMC Info et BFMTV sont revenus sur place pour présenter la station et l’intérêt pour les professionnels et les particuliers de basculer vers le gaz.

La station est opérée par la SEM (Société d’Economie Mixte) LIGER et distribue du bioGNV, sous le nom de KARRGREEN®, produit sur le territoire.

Une cinquantaine d’utilisateurs fait aujourd’hui le plein à cette station dont le distributeur de boissons Cozigou et l’imprimeur local e2p Imprim.

 

Le rendez-vous annuel de la filière Biogaz a lieu cette année à Rennes, les 30 et 31 janvier au Parc des expositions.

Biogaz Europe est le salon précurseur international pour le gaz vert renouvelable – c’est à dire le biogaz, le biométhane (injection, méthanation) et le biognv – qui est produit à partir des flux de déchets organiques.

Le salon réunit le secteur entier couvrant la chaîne d’approvisionnement des matières premières et son prétraitement, le processus entier de la méthanisation et de la gestion du digestat à la valorisation énergétique, incluant co/tri-génération, injection et méthanation en biométhane et combustibles biognv.

Un large programme pour les deux jours incluant un riche programme de conférences internationales avec traduction simultanée, des Rendez-Vous d’Affaires Internationaux, des visites techniques, le Concours de l’Innovation etc..

Amateurs de Biométhane et d’injection, nous avons repéré pour vous 2 conférences :

  •  Biométhane : perspectives 2030
    30/01 10:00 – 13:00 Salle : Salle de Conférence, Hall 8 Evènement : Biogaz Europe
  • Biogaz-Biométhane porté : rex européen
    30/01 16:00 – 17:30 Salle : Salle de Conférence, Hall 8 Evènement : Biogaz Europe

Cette année le salon est mutualisé ; il donne accès à 3 autres évènements : Bois Energie, ReGen Europe et le Carrefour de l’Eau.

Pour en savoir plus, consultez le programme des conférences, rendez-vous sur www.biogaz-europe.com 

 

 

 

L’OTRE, Organisation des Transporteurs Routiers Européens, s’intéresse, à travers sa mission d’organisation professionnelle, à la question des énergies alternatives pour la profession.

Le GNV et le BioGNV représentent une solution qui a fait ses preuves. L’OTRE lui consacre une publication pour informer sur les solutions proposées par cette énergie. Ce guide se veut complet : du réseau de distribution, à l’offre de véhicules en passant par les étapes pour convertir sa flotte au GNV. Vous y retrouverez le témoignage du Groupe Noblet. Aux dires de son président, Laurent Galle, « Tout transporteur qui aujourd’hui achète un camion doit se poser la question du gaz ! ».

Le lien pour accéder au guide : www.otre.org/gaz-naturel-vehicule-gnv-le-carburant-pour-un-transport-routier-durable/