Elles arrivent en France !

« Aujourd’hui, avec 15 premiers territoires qui se mobilisent pour le déploiement des zones à faibles émissions ZEF, nous lançons une dynamique que nous voulons irréversible tant au niveau local que national. Nous le voyons, de très nombreux territoires agissent déjà et sont prêts à aller plus loin pour lutter contre la pollution de l’air. » déclare Élisabeth Borne, Ministre chargée des Transports.

Source : dossier de presse « Déploiement des zones à faibles émissions » 08/10/18

Douze métropoles (Aix Marseille, Clermont-Ferrand, Grand Paris, Grand Lyon, Grenoble, Montpellier, Nice, Rouen, Saint-Étienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse), deux villes (Paris, Fort-de-France) et une communauté urbaine (Grand Reims) se sont ainsi engagées à doter d’ici fin 2020 leurs centres urbains d’une zone à faibles émissions (ZFE) pour lutter contre la pollution atmosphérique.

Chaque collectivité devra déterminer les modalités : périmètre, catégories de véhicules concernés, modalités horaires…

Les Zones à Faibles Emissions (ZFE) ont fait preuve de leur efficacité chez nos voisins européens comme dispositif souple mais structurant pour repenser progressivement la mobilité des territoires et améliorer très significativement la qualité de l’air. L’évaluation des impacts sur la qualité de l’air diffère d’une ZFE à une autre mais, selon les cas, des réductions de concentrations dans l’air de NO2 et PM10 jusqu’à 12 % et de 15% de PM2,5 peuvent être observées.

L’impact sanitaire

La qualité de l’air est un enjeu majeur pour la santé et l’environnement. En France, le coût de la pollution atmosphérique est évalué de 70 à 100 milliards d’euros par an par la Commission d’enquête du Sénat (rapport remis en 2015). L’Agence nationale de santé publique a estimé en 2016 son impact sanitaire à 48 000 décès prématurés par an, ce qui correspond à 9 % de la mortalité en France et à une perte d’espérance de vie à 30 ans pouvant dépasser 2 ans.
Le transport routier est l’un des principaux contributeurs d’émissions d’oxydes d’azote, de matières particulaires et de dioxyde de carbone. Le processus de combustion du carburant, ainsi que les phénomènes d’évaporation et de re-suspension sont des créateurs de pollution.

Quid du contrôle et de la loi LOM ?

La question du contrôle se pose. Dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), le Gouvernement facilitera la mise en place de contrôles automatisés (systèmes de vidéo-verbalisation, de Lecture automatisée des plaques d’immatriculation Lapi). La loi demandera à toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants et celles concernées par un Plan de protection de l’atmosphère (PPA) d’évaluer l’opportunité de mettre en place une Zone à Faibles Émissions. Les agglomérations concernées par des dépassements réguliers des normes de qualité de l’air seront tenues de mettre en place une Zone à Faibles Émissions avant le 31 décembre 2020.

Pas de panique, si votre entreprise est équipée d’un véhicule GNV, vous pourrez rouler… Utilisé comme carburant, le gaz naturel GNV réduit fortement les émissions de polluants néfastes à la santé, notamment les particules fines (-95%) et les oxydes d’azote NOx ( -70%).

Sources :

Les 15 métropoles françaises voulant créer des « zones à faibles émissions » d’ici 2021 sont…

Zones à faibles émissions : quinze collectivités tracent des périmètres

Dossier de presse