GRDF, GRTgaz, le SPEGNN, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et Teréga publient la 6ème édition du Panorama du Gaz Renouvelable, état des lieux annuel d’une filière renouvelable en plein essor qui a connu un quasi doublement de ses capacités entre 2019 et 2020.

Chiffres clés

  • Fin 2020, la France compte plus de 1070 unités de production de biogaz dont 20% le valorisent sous forme de biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel. La forte croissance observée en 2019 s’est encore amplifiée en 2020 : +79% de volumes injectés.
  • Avec 214 installations en service, la filière méthanisation en injection s’engage sur la voie d’un développement à grande échelle. En 2020, le parc a quasiment doublé les quantités de production effectivement injectées dans le réseau de gaz naturel français, pour atteindre 2,2TWh fin 2020, contre 1,2TWh fin 2019. En Bretagne, 28 sites injectent du biométhane dans le réseau (3ème région en nombre de sites).
  • 286 GWh de BioGNV ont été consommés en 2020 contre 250GWh de BioGNV consommé en 2019.
  • 173 points d’avitaillement publics à fin 2020 (soit +41 par rapport à l’an dernier)
    44 nouvelles stations privatives raccordées au réseau GRDF en 2020

Un focus sur la mobilité

  • Depuis plusieurs années, le carburant alternatif GNV / BioGNV connaît une croissance exponentielle. 24233 véhicules en circulation, dont une forte progression sur la mobilité lourde: 5057 camions (+43%), 4424 bus/cars (+22%), 2049 bennes à ordures ménagères (+7%) [progression entre novembre 2019 et novembre 2020]. Toutes les villes de plus de 200000 habitants (sauf une) ont des bus ou des bennes à ordures GNV ; près de 40% des bus vendus en France circulent au GNV ; une benne à ordures sur cinq.
  • À présent, une nouvelle phase de développement s’annonce pour le carburant alternatif GNV avec beaucoup de signaux positifs : la densification du réseau d’avitaillement, les obligations de renouvellement de flotte, pour le marché des bus et cars, qui s’appliquent depuis le 1er janvier 2020 devraient accélérer les conversions de bus propres au GNV, le développement des zones à faibles émissions mobilité ZFEm constitue une opportunité de croissance pour les véhicules GNV qui bénéficient tous de la vignette Crit’Air 1, le GNV devient de plus en plus renouvelable (augmentation des capacités de production et de distribution de BioGNV.).

Source : Panorama du Gaz renouvelable 2020 – GRDF.FR

Les replays des conférences du salon Bio360 sont en ligne, accessibles à partir de la chaîne YouTube « Bio360Expo ». Les présentations sont téléchargeables.

Nous vous recommandons particulièrement la conférence « Gaz verts : renforçons nos synergies » qui retrace les filières de production de gaz renouvelable bas carbone (pyrogazéification, méthanisation, gazéification hydrothermale, power to gas) et leurs complémentarités. Cette conférence aborde également les synergies entre les filières gaz et l’hydrogène. Cette conférence s’appuie sur la nouvelle publication de l’ATEE « Gaz verts : renforçons nos synergies », téléchargeable ICI.

Les gaz renouvelables et bas-carbone : des filières complémentaires pour atteindre la neutralité carbone Les technologies de production de gaz renouvelables et bas-carbone sont variées et s’appuient sur des filières industrielles complémentaires, présentant des stades de développement différents. Les principaux flux de matières et d’énergies en jeu sont représentés dans le schéma ci-dessous :

source : ATEE

Save the date : Bio360 Expo 2022, 26-27 Janvier, Nantes

Mercredi 21 avril, un webinaire était organisé pour présenter aux acteurs du Pays de Fougères les solutions d’avenir du transport routier et les alternatives au carburant fossile : [bio]GNV, électrique, hydrogène…

Au travers de ce wébinaire, Energ’iV et ses partenaires, Fougères agglomération et GRDF, souhaitaient identifier les attentes opérationnelles des transporteurs et industriels du territoire.

Au cours de la réunion, Energ’iV a présenté les potentiels de développement du Pays de Fougères et les solutions de transport de demain. Il a notamment été question des futures stations [bio]GNV bientôt disponibles sur le territoire et de leur évolution possible à moyen terme vers des stations multi-énergies intégrant d’autres énergies (électrique et hydrogène).

Exprimez vos besoins

Vous l’avez raté ? Pas d’inquiétude ! Les transporteurs et industriels du Pays de Fougères prêts à convertir leurs flottes de camions vers des énergies alternatives au diesel peuvent se manifester et donner leur avis sur les infrastructures à développer sur leur territoire.

Quimper Bretagne Occidentale a annoncé l’ouverture au public de la station GNV installée à proximité de son dépôt de bus et exploitée par ENGIE Solutions.

Pour Quimper Bretagne Occidentale (QBO), « développer des transports « propres » pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé est un enjeu primordial ». Dès 2001, la collectivité a ainsi engagé la transition de sa flotte de bus vers la solution GNV. En 2006, le parc comptait déjà une vingtaine de bus GNV et en 2020, c’était 38 bus, soit 76% du parc, qui circulait au gaz.

Pour encourager le développement sur le territoire des véhicules propres pour les collectivités et sociétés privées qui le souhaitent, Quimper Bretagne Occidentale, accompagnée d’ENGIE Solutions, a mis en service une station GNV publique qui permettra à l’ensemble des véhicules locaux de se ravitailler.

Située rond-point de Quistinidal, près de l’entrée du dépôt de bus de l’agglomération, la nouvelle station GNV, dotée d’une piste et de deux bornes, vient renforcer l’offre locale pour la distribution de GNC et de bioGNC. La station d’épuration du Corniguel produisant annuellement 7,3 millions de kWh de biométhane, soit l’équivalent de la consommation de 32 bus GNV par an, la collectivité souhaite valoriser cette version décarbonée et renouvelable du GNV dans une logique de circuit court.

Pour Isabelle Assih, présidente de Quimper Bretagne Occidentale, « l’accès à la mobilité pour tous, favoriser des modes de déplacements durables est l’une de nos priorités ». « La mise en service de cette station est une traduction concrète de la transition que nous déployons sur le territoire quimpérois, au service des habitants et des entreprises locales, désireuses de passer à un mode de transport plus vert. »

Le réseau breton de stations, ouvertes au public, évolue tous les mois ! Au cours des dernières semaines, trois nouvelles stations sont opérationnelles en Bretagne à Saint-Martin-des-Champs, Quimper et Ploufragan :

La Bretagne compte donc 11 stations ouvertes tout opérateur confondu :

Et ce n’est pas fini ! Les stations actuellement en travaux :

Les stations programmées à moyen terme (fin 2021 / courant 2022) :

Retrouvez-toutes les informations en ligne, ainsi que les coordonnées des exploitants (cliquez sur les pictos) :

https://www.biognv.bzh/les-stations

Avec l’ouverture de la station GNV de Saint-Martin-des-Champs à proximité de Morlaix, c’est tout le réseau breton d’avitaillement en GNV qui fait un bond ! Désormais, le Finsitère nord dispose d’une station d’avitaillement développée par la SEM Energies en Finistère.

La station délivre exclusivement du BioGNC « Produit en Bretagne ».

Pour toute information sur les contrats d’avitaillement, contactez

David DORMAN
Chargé de mission mobilité durable
Syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement du Finistère
9 allée Sully 29000 Quimper
tél. 02 98 10 36 36 / 07 61 00 61 44 david.dorman@sdef.fr

Au travers de la nouvelle station GNV de Caudan, les acteurs lorientais s’engagent vers la transition énergétique.

En fonctionnement depuis le 15 janvier, la station implantée au giratoire du Moustoir, en bordure de la zone d’activités de Lann Sevelin, sur la commune de Caudan, a été inaugurée le jeudi 25 mars. « Nous avons un site exceptionnel de par son positionnement et son accessibilité » a rappelé Jo Brohan, Président de Morbihan Énergies. Quatre pistes permettent d’approvisionner tous types de véhicules, pour une capacité maximale de six poids lourds à l’heure.

La station est portée et exploitée par 56 Énergies, en partenariat avec Lorient Agglomération. C’est la troisième station de ce type que la société d’économie mixte de Morbihan Énergies met en service dans le département, après celles de Vannes, en février 2018 et de Saint-Gérand, en septembre 2020. L’investissement s’élève à 1,5 million d’euros.

La station de Caudan délivre du GNV, du bioGNV et du « GNV-mixte », l’ensemble étant fourni par la société Rédéo (Pontivy).

Bus et BOM au GNV

« Nous venons d’inaugurer une station d’avenir » a rappelé Fabrice Loher, Président de Lorient Agglomération lors de l’inauguration. Dans le cadre de la transition énergétique de sa flotte de bus, l’agglomération s’est ainsi fixé pour objectif que 80% de ses 95 bus (71 standards et 28 articulés) circulent au GNV en 2030. Les premiers bus GNV seront commandés courant 2021. Les 20% restant devraient utiliser de l’hydrogène vert comme carburant sur les lignes les plus urbaines.

Les Bennes à Ordures Ménagères (BOM) devraient aussi faire leur transition vers la solution GNV et l’agglomération n’exclut pas l’hypothèse du GNV comme carburant pour la remotorisation du TransRade l’Ar Vag Tredan.

Les chiffres 2020 du parc véhicule sont tombés. L’essor du GNV dans la mobilité lourde se confirme, notamment sur le segment poids-lourds qui enregistre +43% d’augmentation (nov.2019/non.2020) du parc de véhicules en circulation.

Points de repères :

  • 2,5% des poids-lourds vendus en France en 2019 sont au GNV vs 4,5% en 2020. Belle performance pour un marché qui a chuté de 25% en 2020 (OVI) par rapport à 2019.
  • 12% des bus urbains roulent au GNV en France
  • 10% des bennes à ordures roulent au GNV

Source données : Open data Mobilité gaz https://gnv-grtgaz.opendatasoft.com/

L’observatoire de la qualité de l’air en Île-de-France Airparif et Île-de-France Mobilités ont publié les résultats d’une étude « inédite » sur la mesure des émissions de polluants de l’air des bus. Première de par son ampleur, elle a permis de comparer les émissions des bus franciliens en conditions réelles d’exploitation, en intégrant les différentes normes euros, différents carburants et différentes motorisations. La solution GNV en ressort confortée.  

Durant deux ans, Airparif a instrumenté des bus Euro IV et Euro VI diesel, hybrides et GNC et suivi leurs émissions en conditions réelles de circulation et d’exploitation. A l’occasion de la parution des résultats, les partenaires ont mis en avant l’ampleur « inédite » d’un tel projet :

  • Une étude de longue durée : 16 campagnes de mesures sur 2 ans.
  • Une étude en conditions réelles : de circulation et d’utilisation avec des passagers, avec une météorologie variable, sur des lignes parisiennes, de petite et grande couronnes, et en prenant en compte les émissions particulières dues aux démarrages à froid.
  • Un large panel de véhicules testés : 28 bus de normes et technologies différentes : des bus Euro IV et Euro VI Diesel, Euro VI hybrides, et Euro VI GNC (Gaz Naturel Comprimé).
  • Quatre polluants de l’air et un gaz à effet de serre mesurés : particules fines et ultrafines, oxydes d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO) et dioxyde de carbone (CO2).
  • Plus de 30 millions de données d’émissions récoltées, sur plus de 1 600 trajets.

Des résultats en faveur du GNV

Par rapport aux émissions d’oxydes d’azote (NOx) des bus Euro IV diesel, l’étude a montré une division par 4 en moyenne grâce à un passage à la norme Euro VI diesel, par 10 pour les véhicules Euro VI hybrides et par 30 pour les bus GNC Euro VI.

Concernant les particules (comme les PM10 et PM2,5), les partenaires rappellent que pour toutes les catégories Euro VI (diesel, hybride ou GNC), les rejets de ces particules sont si faibles qu’ils ne sont pas mesurables. Les mesures réalisées par Airparif viennent compléter ces constats en s’intéressant aux « particules en nombre » à l’échappement (soit le nombre de particules de dimension comprise entre 23 nanomètres et 2,5 micromètres), avec la conclusion suivante : quelle que soit la motorisation ou le carburant, le passage des bus à la norme Euro VI représente une réduction « très conséquente » du nombre de particules émises, de 80 à 50 fois moins qu’un bus diesel Euro IV.

Concernant les émissions de dioxyde de carbone (CO2), les bus Euro VI diesel ont diminué de 6% leur consommation de carburant, et les émissions de CO2 qui y sont liées, par rapport à leurs équivalents de norme Euro IV. Ces chiffres atteignent 27% pour les bus Euro VI hybrides et 13% pour les bus GNC Euro VI. Pour Île-de-France Mobilités, « le choix fait d’alimenter les bus GNC avec du biométhane comme carburant permet d’aller encore plus loin dans le bilan CO2 de ces véhicules ».

Les bus Gaz Naturel Comprimé (GNC) Euro VI considérés dans l’étude présentent donc une baisse des émissions conséquentes par rapport aux bus diesel Euro IV et ce, pour tous les polluants étudiés. Les abattements les plus marquants sont obtenus pour les oxydes d’azote : tant par rapport aux bus diesel euros IV (-97%) que par rapport aux autres motorisations de la même norme Euro VI.

Plusieurs facteurs d’influence sur la baisse des émissions

La méthodologie de l’étude, avec des mesures à l’échappement en conditions réelles d’exploitation, a aussi permis d’aller plus loin dans l’analyse des facteurs qui impactent les émissions de polluants de l’air. Ces facteurs, bien que dépendants du polluant considéré, sont, en résumé et par ordre d’influence décroissante :

  • La technologie de motorisation du véhicule (la norme Euro notamment)
  • Les différents systèmes de dépollution, leurs réglages et leur entretien : un fonctionnement non optimal des systèmes de dépollution, notamment la Selective Catalytic Reduction (SCR), entraîne des émissions de NOx 10 à 100 fois plus élevées.
  • La température d’échappement : lorsqu’elle est trop basse, elle peut empêcher le système de dépollution Selective Catalytic Reduction (SCR) de fonctionner de manière optimale et ainsi augmenter les émissions de NOx.
  • La température ambiante et le démarrage à froid : à moteur froid, ou à moteur chaud lors d’une température ambiante faible, les conditions de combustion et de fonctionnement des systèmes de dépollution ne sont pas toujours optimales, entraînant une hausse d’émissions de NOx. Une température ambiante faible peut aussi allonger la durée du démarrage à froid.
  • Le mode de conduite et la vitesse : une conduite moins souple en termes de régime moteur et d’accélération peut provoquer des émissions plus importantes de CO2 et de particules. Concernant les bus Euro IV, la diminution de la vitesse moyenne de 20 km/h à 8 km/h conduit à un doublement des émissions de particules de NOx, et une hausse de 40% pour le CO2, à trajet constant. En revanche, la vitesse moyenne influe très peu sur les émissions des bus Euro VI, les nouveaux véhicules sont en règle générale moins influencés par ce paramètre.

Améliorer les informations mises à dispositions des pouvoirs publics

Grâce à cette étude, Ile-de-France Mobilités a ainsi pu évaluer les gains liés au remplacement, entre 2014 et 2020, de plus de 2.000 bus (Euro II, III et IV) sur un parc initial de plus de 9.000 véhicules par des bus plus récents (bus Euro VI, hybrides, GNC et électriques). Le renouvellement de la flotte a ainsi permis de réduire d’environ un tiers les émissions annuelles d’oxydes d’azote (NOx) et de particules et d’environ 5% les émissions de CO2.

Pour Airparif et Ile-de-France Mobilités, les résultats de cette étude en conditions réelles doivent participer à l’amélioration des connaissances sur les émissions réelles des véhicules en circulation et aider les collectivités dans leurs réflexions autour de leur offre de transports en commun.

Cette année Bio360 Week se déroulera en ligne du 22 au 26 mars. L’événement est construit sur deux piliers centraux:
– des rendez-vous d’affaires en ligne pré-réservés en face à face avec les autres participants
un programme international de conférences avec traduction simultanée (français / anglais).

La participation est ouverte à tous et totalement gratuite. Inscrivez-vous aux Conférences et aux Business Meetings.

Aperçu du programme : 

Le programme détaillé est consultable ICI.

  • Lundi 22 mars  biomasse solide: les voies vers la décarbonation, l’utilisation du carbone et la séquestration du carbone avec le biochar
  • Mardi 23 mars transport bas carbone : Un aperçu des perspectives et des développements des biocarburants durables pour les secteurs de l’aviation, du maritime et du transport routier
  • Mercredi 24 mars approches thermiques du gaz vert renouvelable: gazéification hydrothermale, pyrogazéification pour injection directe, table ronde sur le gaz vert renouvelable bas carbone, hydrogène vert dans le pipeline
  • Jeudi 25 mars la méthanisation : Appropriation locale par le territoire, les bénéfices environnementaux de la méthanisation, Maîtrise des coûts de production et optimisation des revenus, Professionnalisation de la filière
  • Vendredi 26 mars bioéconomie: un aperçu de la bioéconomie, de ses voies et applications sectorielles mis en évidence avec des exemples et des études de cas

Les inscriptions sont ouvertes : cliquez ICI

A propos de 

Combinant les mondes convergeants du biogaz, de la biomasse, du waste-to-x, de la capture et de l’utilisation du carbone, de la séquestration du carbone, de la bioéconomie… Bio360 Expo est un salon international qui offre une vision panoramique de tout ce qui est bio-sourcé. Bio360 Expo attire 7000 professionnels et 450 exposants provenant de 35 pays et 5 continents.  BEES a réuni ses trois salons historiques Biogaz Europe (2010-2020), Bois Energie (1998-2020) et ReGen Europe (2019-2020) sous la bannière Bio360 Expo. Bio360 Expo passe en ligne en 2021 en réponse au bouleversement continu résultant du covid-19 et devient Bio360 Week! 

Dans le cadre du plan « France Relance », le ministère de la Transition écologique et l’ADEME lancent un nouveau guichet « tremplin pour la transition écologique des PME » visant à accompagner les petites et moyennes entreprises dans la mise en œuvre d’études et d’investissements, dans tous les domaines de la transition écologique.

Section transport durable , 3 actions éligibles :
1. Diagnostics et études / Plan Déplacement Entreprise; diagnostic flottes d’entreprises ; étude de dimensionnement transport durable / forfait par étude
2. Investissements / Investissements véhicule durable : électrique, GNV,
rétrofit ,
vélo cargo électrique pour livraisons, abris vélo / forfait par type de véhicule
3. Investissements véhicule froid performant : groupe et système frigorifique
forfait par type d’équipement

Remplacer un véhicule thermique par un véhicule GNV de type fourgon < 6 m3 ou > 6 m3 :

Une aide financière peut vous être versée pour remplacer un fourgon>6m3 thermique par un fourgon >6m3 GNV et également une aide financière peut vous être versée pour remplacer un fourgon <6m3 thermique par un fourgon <6m3 GNV. Le véhicule ancien devra impérativement être mis au rebut dans un centre VHU (véhicule hors d’usage) agréé. Le montant maximal de l’aide est de 4000 €. Si vous souhaitez remplacer votre fourgon par une version GNV, n’oubliez pas qu’en plus de l’aide proposée par l’ADEME vous pourrez également bénéficier d’une aide fiscale de suramortissement.

Les bénéficiaires :

Toutes les TPE et PME dans tous les secteurs d’activité
• Quel que soit leur statut (SCOP, SEM, associations loi 1901 qui exercent régulièrement une activité économique)
• Exclusion des auto entrepreneurs

Modalités de la demande d’aide :
• Données administratives saisies en ligne sur la plateforme dématérialisée agirpourlatransition.ademe.fr
• Liste d’opérations à cocher dans un tableur excel à télécharger, qui précise les actions éligibles (en fonction du code NAF et de la localisation) et calcule l’aide ADEME
• Demande de devis sauf pour les plus petits investissements

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la plateforme AGIR :

https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/sites/default/files/2021-02/definition-actions-eligibles-tremplin-transition-ecologique-PME.pdf

https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/sites/default/files/2021-02/liste-actions-eligible-montant-aide-Tremplin-transition-ecologique-PME.pdf

Source : Lancement de l’initiative « Tremplin pour la Transition écologique des PME »

Gaz renouvelables : confirmation du développement de la méthanisation et adaptation accélérée des réseaux

Dans son rapport annuel « Gaz & Gaz renouvelables », GRT Gaz confirme le fort développement de la méthanisation, notamment en Bretagne avec 28 sites injectant sur les réseaux gaziers au 31 décembre 2020 (+75% par rapport à 2019) pour une capacité totale de production de 407 millions de kWh (+52%), et 124 projets inscrits dans le registre de capacités pour une capacité de 1 403 millions de kWh (l’équivalent de 13% de la consommation d’énergie finale de gaz). 2 de ces sites sont directement raccordés au réseau de GRTgaz et 4 projets sont à l’étude.

En parallèle, le premier site de rebours de France à Noyal-Pontivy (Morbihan) a connu en 2020 sa première année de fonctionnement. Il permet de remonter les surplus locaux de biométhane sur les réseaux de distribution du pays de Pontivy vers le réseau de GRTgaz pour être acheminés vers un autre territoire et/ou stockés.

GNV / bioGNV : un essor qui s’est confirmé en 2020 dans la mobilité lourde

Au niveau national, le parc de véhicules lourds (poids-lourds, BOM, BUS-CARS) est en croissance significative en particulier sur le segment des poids lourds (+44% nov.2019 vs nov.2020). 

A l’échelle nationale, ses trois segments de mobilité représentent une consommation en 2020 d’environ 2.85 TWh estime GRT Gaz.

 

Sources :

L’association des anciens du lycée professionnel La Joliverie (St Sébastien sur Loire, 44) organise un challenge pour promouvoir les gaz verts dans la mobilité décarbonée : l’EcoGreen Gas Pays de la Loire. Il aura lieu les 19 et 20 mai prochains sur le circuit Loire-Atlantique à Fay-de-Bretagne (44).

L’association des anciens de la Joliverie, la Jol’Toujours a lancé le premier challenge EcoGreen Gas Pays de la Loire lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 27 janvier 2021.

La compétition entend mettre au défi les étudiants, français et européens, de concevoir, construire et conduire des véhicules capables de parcourir une distance de vingt kilomètres à une vitesse moyenne de 25 km/h en consommant une quantité minimum de carburant gaz. Une vingtaine d’équipes, représentant 4 pays, devraient participer à la première édition du Challenge.

L’événement, basé sur le principe des courses de véhicules dont le gagnant est celui qui a parcouru la plus grande distance avec le minimum d’énergie, va être adapté autour de deux filières énergétiques : la filière biométhane, avec son usage carburant le bioGNV, et la filière hydrogène renouvelable et bas-carbone.

Le challenge constitue aussi un défi pour le lycée La Joliverie, détenteur du record du monde, dans la catégorie prototype BioGNV avec un véhicule « Microjoule » et une performance de 2.126 kilomètres pour un litre équivalent SP95. Avec plus de 35 années de compétition dans des challenges similaires avec ses voitures « Microjoule », la Joliverie apporte en parallèle son soutien à la réussite du projet de ses anciens élèves. Ainsi, les élèves en BAC Pro Métiers de la Sécurité et en BTS Maintenance des Véhicules assureront la sécurité et le contrôle technique des véhicules lors de la compétition.

Fédérer les acteurs régionaux

Pour ses organisateurs, l’EcoGreen Gas Pays de la Loire sera aussi l’occasion de rassembler les acteurs engagés dans l’essor des gaz verts (bioGNV et hydrogène), des élus locaux et des étudiants autour d’une course énergétique et de temps d’échanges. A ce titre, il a notamment déjà reçu le soutien des acteurs de la filière gaz dont GRTgaz, GRDF, le SYDELA, le SYDEV, Lhyfe et la Région Pays de la Loire.

Un forum sera organisé en parallèle de la compétition, autour de la recherche, de la mutualisation des expériences et des besoins en terme de formations. Pour ses organisateurs, « l’objectif de ce forum sera de montrer le dynamisme des territoires dans le domaine des gaz renouvelable et bas-carbone, et, de positionner la France et la Région Pays de la Loire comme leader incontournable dans ce secteur ». Ce forum devrait aussi permettre de mieux définir les attentes des industriels en termes de formations pour répondre à la demande croissante de compétences dans ces domaines d’activités.

Le 15 décembre dernier, les principaux constructeurs européens de véhicules lourds (DAF, IVECO, MAN, FORD, SCANIA et les groupes Daimler et Volvo) se sont réunis et ont signé un communiqué commun : ils actent la fin des modèles Diesel d’ici 2040 et l’enjeu de neutralité carbone.

Non sans rappeler qu’au delà de l’offre véhicules, les infrastructures d’avitaillement devront suivre et les pouvoirs publics accompagner les entreprises dans cette transformation de leurs parcs.

Ces facteurs interdépendants sont tous cruciaux et doivent être mis en place simultanément :

  • Des véhicules fonctionnels, fiables et efficaces
  • Un réseau dense d’infrastructures de recharge et de ravitaillement adaptées aux camions
  • Un cadre politique cohérent qui permet et conduit la transition vers la neutralité carbone.

Et de conclure « La transformation du secteur sera sans précédent en termes de vitesse et d’ampleur. ».

Sources :

HandiStar est le service public de transport de Rennes Métropole à destination des personnes à mobilité réduite. Un appel d’offre vient de paraître pour l’achat de nouveaux véhicules au GNV.

Ouvert 7 jours sur 7, Handistar propose un transport à la demande sur réservation préalable, de porte à porte, pour des déplacements réguliers ou occasionnels sur les 43 communes de l’agglomération rennaise. Rennes Métropole a confié l’exploitation technique du service à la Société Rennaise de Transports et Services (SRTS) mais a conservé la réalisation des investissements nécessaires.

L’appel d’offre, qui court jusqu’à fin février, vise la fourniture de minibus GNV adaptés aux personnes à mobilité réduite. Outre l’évolution vers la technologie gaz, Rennes Métropole et la SRTS attendent des candidats une attention particulière sur les critères de confort, de sécurité, de modalités d’accès et de circulation dans le véhicule, ainsi qu’à l’image « Transport en Commun », qui s’en dégagera.

L’appel d’offres

Le développement des stations GNV se poursuit en Bretagne. Deux stations, situées en Ille-et-Vilaine, à Bédée et Tinténiac rentrent en phase travaux.

La maîtrise d’ouvrage est assurée par BRETAGNE MOBILITE GNV 35 appuyé sur ENERG’IV et le Syndicat Départemental d’Energie d’Ille-et-Vilaine (SDE 35). La société GECOS est en charge de la maitrise d’oeuvre.

Les deux stations sont dimensionnées sur la base d’un trafic de 30 équivalents PL/j avec deux pics de 2 heures à 6 PL/h. La date de mise en service souhaitée par le maitre d’ouvrage, y compris réalisation des voiries et des pistes de distribution, est le 1er octobre 2021 pour les deux stations.

Pour consulter, la carte du réseau breton d’avitaillement en GNV : www.biognv.bzh/les-stations. Intéressé pour vous y avitailler ? contactez Energ’iv, Charles DE LA MONNERAYE, Chargé de Développement et de Commercialisation GNV. c.delamonneraye@energiv.fr

Source : Mégalis Bretagne – marchés publics électroniques  réalisation de travaux de génie civil et de VRD dans la cadre de la mise place de la construction de stations publiques d’avitaillement Gaz Naturel pour Véhicule (Gnv) sur les communes de Tinténiac et Bédée

Par une délibération votée courant décembre, la Région Bretagne a rappelé son engagement pour développer l’utilisation du GNV sur le secteur des autocars.

Depuis quatre ans, la Bretagne s’est engagée dans la Breizh Cop, démarche participative, territoriale dans laquelle tous les acteurs mobilisés, au premier rang desquels la Région elle-même, ont affiché leur volonté de construire une Bretagne répondant à trois défis : le défi de l’équilibre territorial, le défi climatique et écologique, le défi de la cohésion sociale.

La Région, pour ce qui la concerne, a souhaité, elle-même, formaliser six engagements prioritaires portant sur « le bien manger pour tous », « l’énergie et le climat », « le numérique responsable », « la biodiversité et les ressources », « la cohésion des territoires » et enfin « les mobilités solidaires et décarbonées ».

Ce dernier engagement a fait l’objet d’une délibération, adoptée courant décembre par le Conseil régional. D’après le texte, « l’effort à réaliser est considérable ». Le scénario de transition énergétique et climatique breton prévoit une baisse des émissions de CO2 du secteur des transports de -66% en 2040 et -83% en 2050 par rapport aux émissions de 2015.

Du [bio]GNV pour les cars régionaux

La feuille de route propose différents axes de travail portant notamment sur le développement des transports collectifs (interopérabilité, tarifs, lignes, accessibilité…) ou du covoiturage. Le texte prévoit aussi de convertir une partie de la flotte opérée par la Région (trains, cars, bateaux…) vers des motorisations alternatives (GNV, hydrogène…).

Les cars devront ainsi basculer vers le [bio]GNV. La transition énergétique de la flotte d’autocars de la Région est d’ores et déjà lancée. A l’issue de la 1ère phase, jusqu’au 1er semestre 2021), ce seront 20 autocars de la régie Illevia (soit 33 % du parc) qui rouleront au GNV et une station de recharge lente GNV verra le jour sur le site de la régie à Noyal Chatillon sur Seiche (35). Objectif pour 2029 : convertir 55% de la flotte de la régie illevia au GNV, voire au bioGNV « dans la mesure du possible ».

Des études d’opportunité pour la conversion de nouvelles flottes sur l’ensemble du territoire breton seront menées en cohérence avec le déploiement progressif des stations publiques GNV, dans l’objectif de proposer à terme un même niveau de décarbonation des mobilités régionales sur tous les territoires.

Délibération « S’engager pour des mobilités solidaires et décarbonnées »

L’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) (Groupe BNP Paribas) présente deux fois par an l’actualisation des prévisions de marché du véhicule industriel.

Concernant le volet dédié à la transition énergétique, le BioGNV apparait comme : un marché en forte croissance qui présente une solution immédiate et concrète.

Le développement du GNV, comme celui de toutes les nouvelles énergies, passe par la concomitance de la création d’un parc significatif et de son réseau « d’approvisionnement », l’un étant la réponse à l’autre, car passé le fameux dilemme de l’œuf et de la poule, ce que la filière GNV est en train de réussir, on constate dorénavant une dynamique vertueuse.

Les messages à retenir:

  • Une production de biométhane suffisante pour couvrir les besoins de mobilité.
  • Un réseau de stations GNV en croissance de 152 stations en 2020 à 288 en 2021 (soit + 90%!)
  • Le GNV dispose désormais d’un indice géré par le CNR
  • La filière BioGNV est génératrice d’emplois (production de biométhane, distribution de carburants, construction et entretien de véhicules).

Conjoncture / / L’impact économique  de la pandémie sur les capacités d’investissements des entreprises du TRM va-t-elle freiner la conversion de flotte sur de nouvelles carburations en 2021?
« Elles sont au plus bas. Les conséquences en matière de trésorerie sont évidentes, et les entreprises seront en difficultés pour maintenir ou envisager des projets d’investissement pour l’année prochaine. Ils vont donc s’inscrire dans une stabilité des moyens de production, phénomène acceptable et logique en période de crise. Mais cela s’accompagne d’une question majeure, la nécessité pour le secteur d’être en capacité d’investir pour relever le défi de la transition énergétique. »

Sources, pour aller plus loin :

La loi de finances pour 2021 acte la reconduite du suramortissement dédié aux véhicules GNV jusqu’en 2024. 

Pour l’achat d’un véhicule GNV, les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu peuvent déduire de leur résultat imposable jusqu’à 60 % de la valeur d’origine du véhicule.

Cet avantage fiscal vient d’être confirmé et prolongé par la loi de finances pour 2021. Les véhicules de plus de 2,6t de PTAC et fonctionnant au gaz naturel ou au biométhane carburant, mais aussi à l’ED95, à l’électricité, à l’hydrogène ou au B100, pourront en bénéficier jusqu’à fin 2024.

Ce dispositif s’applique pour des véhicules neufs acquis en pleine propriété ou en location (contrat de crédit-bail, location avec option d’achat). Cette déduction permet ainsi de réduire le résultat fiscal de l’entreprise, et donc son impôt sur les bénéfices.

Depuis 2019, le taux de suramortissement est devenu variable en fonction du véhicule, de 20% pour les PTAC compris entre 2,6 et 3,5 tonnes à 60% pour les PTAC jusqu’à 16 tonnes. Dans le détail, voici les taux appliqués en fonction du type de véhicule acquis :

Date d’acquisition PTAC Acquis… Energies concernées Pourcentage de la déduction
Entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2024 2,6 t < < 3,5 t Entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 Gaz naturel / Biométhane

ED95

Electricité

Hydrogène

20%
3,5 t < < 16 t Entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 Gaz naturel / Biométhane

ED95

Electricité

Hydrogène

60%
> 16 t Gaz naturel / Biométhane

ED95

Electricité

Hydrogène

40%