La SEML Energies en Finistère lance une consultation en vue de la passation d’un accord-cadre mono-attributaire pour une prestation d’exploitation et de maintenance de ses futures stations GNV.

En effet, la SEML Energies en Finistère crée un réseau structurant de 7 stations-services GNV ouvertes au public :

  • Secteur de QUIMPER : Une station à St Evarzec (50 équivalents poids lourds)
  • Secteur de MORLAIX : Une station à St Martin des Champs (30 équivalents poids lourds)
  • Secteur de BREST : Une station à Guipavas (50 équivalents poids lourds)
  • Secteur de LANDIVISIAU : Une station à Landivisiau (30 équivalents poids lourds)
  • Secteur de QUIMPERLE : Une station sur commune à préciser (30 équivalents poids lourds)
  • Secteur de CARHAIX : Une station à Carhaix (30 équivalents poids lourds)
  • Secteur de CHATEAULIN : Une station à proximité du lieu-dit Le Pouillot (30 équivalents poids lourds)

Au fur et à mesure de l’avancée des projets, des bons de commandes seront émis par station pour assurer l’exploitation dès la mise en service. Pour en savoir plus et accéder au dossier de consultation, cliquez ICI. La date de remise des plis est fixée au 14 septembre.

A l’initiative des entreprises du cluster Méthatlantique et du Conseil Régional Pays de la Loire, le Club BioGNV à vocation à promouvoir les usages mobilité du biométhane régional.

Depuis 2018, les entreprises du biogaz établies en Pays de la Loire se sont réunies pour porter la voix et construire les actions communes « d’une filière d’excellence durable et de « retour au sol » économique ». Constructeurs, bureaux d’études, développeurs de projets, financeurs, prestataires de services, fabricants de composants ou de matériels, le cluster Méthatlantique fédère aujourd’hui une quarantaine d’entreprises de la méthanisation et du bioGNV autour d’actions collectives.

A l’initiative du cluster et avec le soutien du Conseil Régional des Pays de la Loire, le nouveau Club bioGNV réunit les membres adhérents du cluster en s’ouvrant aux principaux acteurs publics et associatifs qui œuvrent ou souhaitent s’impliquer dans le développement du Gaz Naturel Véhicules (Syndicats Départementaux d’Energie, collectivités…).

Grâce au dispositif FRET21, les chargeurs peuvent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et valoriser leur engagement auprès de leurs parties prenantes. Parmi les actions choisies par les chargeurs dans le cadre de cette démarche nationale, la transition vers le GNV et le bioGNV est plébiscitée.

Optimisation des charges palettisées, réduction des trajets à vide, gestion mutualisée des approvisionnements, optimisation de l’affectation des productions et des clients, utilisation des modes alternatifs à la route… Les actions pouvant être mises en œuvre par les chargeurs pour optimiser leurs transports et limiter les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées sont nombreuses. Pour les aider dans cette démarche, le dispositif national FRET21, piloté par l’AUTF, l’Ademe et le Ministère chargé de la transition écologique, a été créé.

FRET21, brique du programme EVE

FRET21 est un des dispositifs du programme EVE (« Engagements Volontaires pour l’Environnement des acteurs de la chaîne logistique et du transport de voyageurs ») qui intègre aujourd’hui les démarches « Objectif CO2 » dédié au transport routier et « EVCOM » à destination des commissionnaires.

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Le but est d’offrir aux acteurs du secteur un cadre méthodologique et des outils pratiques pour les aider à améliorer l’efficacité énergétique de leurs transports et ainsi réduire leur impact environnemental. Pour chaque dispositif le principe général est le même : identifier et mettre en œuvre un plan d’actions personnalisé, se fixer un objectif global de réduction de ses émissions de GES et enfin se donner les moyens de suivre la mise en œuvre du plan d’actions et d’atteindre les objectifs de réduction fixés.

FRET21 : 45 entreprises déjà engagées

Démarche volontaire, FRET21 permet à chaque donneur d’ordre :

  • d’identifier les actions internes susceptibles d’être mises en œuvre pour réduire les émissions de GES liées à leurs transports
  • de quantifier l’impact de la mise en œuvre de ces actions en termes de gains GES
  • de valider la pertinence de ces actions et de se fixer un objectif de réduction

45 entreprises se sont déjà engagées dans le dispositif. Des groupes tels que Seb, Carrefour, Renault, Coca-Cola, Hénaff, Isover, Orlait, Carambar, Chep ou encore Nestlé ont sauté le pas et se sont engagés volontairement à optimiser leur logistique pour limiter leurs émissions. Avec plus de 300 chargeurs déjà sensibilisés, la démarche est appelée à se développer.

Des actions très diversifiées

Au travers de FRET21, les entreprises ont à leur disposition des outils leur permettant d’évaluer et de suivre leurs émissions et les résultats des actions engagées. Les actions sur lesquelles les entreprises peuvent travailler sont réparties autour de quatre axes complémentaires :

  • « Taux de chargement » : optimisation des charges palettisées, des conditions de livraison, réduction des trajets à vide, gestion mutualisée des approvisionnements, écoconception….
  • « Distance parcourue » : optimisation du positionnement des sites, de l’affectation des productions et des clients….
  • « Moyen de transport » : choix et optimisation des véhicules routiers, utilisation des autres modes.
  • « Achats responsables » : sélection des transporteurs, choix de transporteurs labellisés….

Le GNV plébiscité

Répartition des actions par axe (en nombre d’action)

Un premier bilan a été réalisé sur 27 des entreprises engagées dans le dispositif. Objectif : identifier les axes de travail et les actions privilégiés par les chargeurs. Le résultat montre une bonne répartition entre les différents axes.

Parmi les 10 actions les plus choisies par les chargeurs, le choix de prestataires chartés ou labélisés « Objectif CO2 » arrive en tête (25% des actions sélectionnées). La transition vers la solution gaz (19%) arrive en deuxième place, avec une préférence pour le bioGNV (12%). Arrivent ensuite les travaux sur le taux de chargement (12%), le maritime (11%), le combiné rail-route (10%) et la révision des fréquences de livraison (8%).

Top 10 des actions engagées par les chargeurs engagés dans le dispositif Fret21

Le programme FLORES (Flexibilité Opérationnelle du Réseau) vise à développer de nouvelles solutions technologiques de renforcement du réseau (complémentaires aux rebours et maillages), afin de favoriser l’injection de gaz vert aux meilleurs coûts.

Le projet FLORES 2 consiste à développer un démonstrateur de stockage comprimé temporaire chez un consommateur de gaz (industriel ou station GNV) pour soulager le réseau en période de congestion. Le gaz stocké est ensuite consommé directement et évite ainsi la réinjection, plus couteuse.

Dans l’optique de l’installation d’un premier démonstrateur, GRDF recherche des partenaires : un consommateur de gaz, associé à un ou plusieurs producteurs de biométhanes. GRDF lance ainsi un AMI pour sélectionner ces potentiels partenaires, qui doivent si possible être implantés sur une maille de distribution sujette à des congestions ponctuelles limitant l’injection de biométhane. Les sites doivent être déjà existants ou mis en service d’ici fin 2020, car les essais se dérouleront dès le printemps 2021.

Les étapes suivantes consisteront, entre septembre 2020 et septembre 2021, à l’élaboration d’un cahier des charges du démonstrateur avec les partenaires, à la sélection d’un fournisseur pour la réalisation de l’unité, puis à la réalisation d’essais in situ.

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur :

Les candidatures se font directement sur le site, du 6 juillet au 6 septembre 2020.

C’est une belle occasion de créer des synergies locales autour du biométhane, entre producteur et consommateur !

Dans le cadre de son plan de transition pour une mobilité plus durable, le groupe Veolia s’est notamment tourné vers la solution GNV en Bretagne. L’occasion de rencontrer Philippe Gicquiaud, gestionnaire Matériels Bretagne, Région Centre Ouest et d’échanger avec lui sur la stratégie du groupe en matière de transition énergétique.  

Breizh [Bio]GNV : Pouvez-vous nous en dire plus sur l’activité de votre entreprise ?

Philippe Gicquiaud : Veolia RVD [Recyclage & Valorisation des Déchets, ndlr] assure la collecte, le recyclage et la valorisation des déchets sur l’ensemble du territoire avec quelques 800 collaborateurs sur la région bretonne. Nous disposons d’une flotte de 60 véhicules légers, 240 poids lourds et 60 engins de tri et de manutention.

BBGNV : Quelles ont été les motivations du groupe Veolia pour passer au GNV ?

P.G. : Veolia est un acteur majeur dans le domaine de l’environnement dont la mission est de faire du déchet une ressource. Notre engagement en faveur de l’environnement se vérifie également par nos choix en matière d’énergies alternatives, et notamment pour nos activités de collecte. Celui du GNV s’est opéré dès la sortie en 2017 des premiers appels à projets portés par la Région et l’Ademe visant le déploiement du GNV en Bretagne.  

BBGNV : Quelles sont, pour vous, les avantages et les inconvénients de la solution GNV ?

P.G. : Outre la réduction significative des rejets polluants, la solution GNV présente de nombreux autres avantages : confort de conduite, réduction du poste carburant, fiscalité avantageuse. Rouler au GNV, c’est aussi la possibilité de figer le prix du carburant jusqu’à 3 ans, et donc de maîtriser durablement ses coûts. Pour autant, selon les usages, cette source d’énergie peut parfois s’avérer inadaptée, notamment pour des raisons d’autonomie.

BBGNV : Qu’en est-il du déploiement de la solution GNV en Bretagne chez Veolia et comment voyez-vous son développement dans les prochaines années ?

P.G. : Nous disposons d’un parc camions très diversifié (BOM, polybennes, balayeuses, laveuses, tracteurs routiers, fourgons…). De fait, il est important de trouver le meilleur compromis coût / performance opérationnelle et de nous adapter aux différentes solutions de mobilité verte en fonction des usages.

A date, notre parc de poids lourds au GNC est constitué de 5 polybennes, 2 fourgons et 1 BOM. Nous avons pour ambition d’accélérer cette transition dans les toutes prochaines années mais ce déploiement est aussi conditionné par l’offre en stations d’avitaillement qui tarde à voir le jour sur certains secteurs.

BBGNV : Comment valorisez-vous la solution GNV en interne et auprès de vos clients ?

P.G. : Le choix du GNV s’inscrit pleinement dans les engagements environnementaux de Veolia. La démarche a fait l’objet d’une double page dans le journal interne envoyé à près de 2.800 collaborateurs. Plusieurs articles de presse ont également été publiés suite à l’achat de véhicule(s) roulant(s) au GNV/GNC et afin de faire connaître, auprès du plus grand nombre, notre soutien et nos actions en faveur de cette énergie. Nous valorisons également la solution GNV lors de nos réponses à appels d’offre auprès de nos clients industriels et collectivités via notre bureau d’étude.

BBGNV : Quel est le retour de vos conducteurs sur la solution ?

P.G. : Les retours sont globalement positifs. La conduite des véhicules GNV leur semble plus souple et l’atténuation du niveau sonore en cabine est très appréciée. L’évolution de la gamme des moteurs GNC par certains constructeurs de châssis a été très bien accueillie par nos conducteurs, notamment pour nos activités polybennes remorquants.

BBGNV : D’autres solutions alternatives au diesel sont-elles à l’étude chez Veolia ?

P.G. : Toujours dans le cadre de notre plan de transition pour une mobilité plus durable, un nouveau test de carburant B100 à base d’huile alimentaire, est prévu sur quelques véhicules de notre flotte morbihannaise d’ici à fin 2020, avec un déploiement sur 2021 si les résultats des tests sont positifs. Ce bio-carburant compatible avec la plupart de nos véhicules en exploitation affiche une performance énergétique intéressante avec une réduction des émissions CO2 de 90% par rapport au diesel.

Enfin, en lien avec le réseau Bretagne Supply Chain et les syndicats d’énergie de la région, nous suivons également de près l’actualité sur l’hydrogène qui pourrait demain être la solution bas carbone la plus adaptée pour nos véhicules PL.

Dans le cadre de crise liée au Covid-19, la métropole rennaise apporte 50% de subvention pour les projets d’acquisition et d’aménagement de véhicules propres menés par le PME du territoire entre le 1er mars et le 31 décembre 2020. Une subvention bonifiée de 20% si l’entreprise s’inscrit dans une démarche de réduction des impacts environnementaux ou favorise l’égalité et l’insertion professionnelle.

Pour faire face à la crise du Covid-19 et à ses conséquences économiques et sociales, Rennes Métropole a adopté un plan d’urgence d’un montant de 6,5 millions d’euros pour venir en aide aux entreprises et commerces du territoire. Il comprend quatre grands types de mesures économiques:

  • Dispositifs généralistes ouverts à toutes les entreprises: Fonds Régional Résistance, Aide à l’investissement COVID-19
  • Dispositifs ciblant des secteurs fragilisés par la crise (commerce, hôtellerie, économie sociale et solidaire): aide d’urgence commerçants-artisans, soutien à l’hôtellerie indépendante de 500 000 euros, abondement du prêt « relève solidaire »: prêt à taux zéro aux structures de l’ESS
  • Renforcement du soutien à l’entrepreneuriat: doublement du prêt d’honneur aux entreprises créées en 2020 et soutenues par Initiative Rennes, dotation exceptionnelle aux fonds de soutien aux TPE et micro-entreprises en création
  • Soutien à l’emploi et à l’insertion: soutien exceptionnel de 250 000 euros aux structures d’insertion par l’activité économique

Dans le cadre du dispositif « Aide à l’investissement Covid-19 », la métropole rennaise a mis en place un dispositif temporaire pour favoriser les investissements nécessaires aux entreprises, en complément des aides de l’État et de la Région. Objectif : accompagner l’adaptation de leurs outils et méthodes de travail à la suite de la crise sanitaire pour permettre aux entreprises de maintenir leurs emplois.

Cette aide vise les entreprises de moins de 250 salariés qu’elles soient industrielles, de services aux entreprises, du bâtiment ou des travaux publics, installées ou s’implantant sur le territoire de Rennes Métropole. Pour bénéficier de cette aide, les entreprises devront s’engager à maintenir les effectifs en CDI présents dans l’entreprise à la date du 1er mars 2020 et répondre aux conditions d’investissements définis, à savoir au moins 5.000 euros HT pour les TPE et petites entreprises et 25.000 euros HT pour les entreprises moyennes.

Des subventions pour les véhicules propres

Différents types de dépenses sont éligibles : travaux visant à adapter les espaces de travail aux normes sanitaires (cloisonnement…), équipements liés au développement du télétravail, dépenses de R&D, formation des salariés, achat de logiciels ou de brevets, dépenses de communication pour favoriser la reprise de l’activité commerciale…

Rennes Métropole vise aussi les équipements, outils de production et matériels de manutention ainsi que l’acquisition et l’aménagement de véhicules « propres » destinés à la livraison clients.

Le montant de l’aide peut atteindre 50 % de l’investissement subventionnable, avec un plafond de 20.000 € HT pour les petites et très petites entreprises et de 50.000 € HT pour les moyennes entreprises. A noter : un bonus de 20% du montant de l’aide sera attribué aux entreprises « s’inscrivant dans des démarches visant à réduire l’impact environnemental de leur activité, ou favorisant l’égalité et l’insertion professionnelle ».

Temporaire, le dispositif « AI-Covid-19 » est ouvert jusqu’au 31 décembre 2020. Il prend en compte les dépenses réalisées par les entreprises bénéficiaires entre le 1er mars 2020 et la date de clôture du dispositif.

Un portail en ligne, accompagné d’un numéro vert (0 800 350 035), a été mis en place pour permettre aux demandeurs de déposer leurs dossiers.

Ces dispositifs spécifiques viennent en complément des dispositifs permanents d’aides aux entreprises, aux porteurs de projets, aux commerçants et aux artisans, proposés par la métropole.

L’exploitant du réseau de transport en commun de l’agglomération nantaise, la Semitan, et Nantes Métropole ont investi 1,6 million d’euros dans l’acquisition de 18 nouveaux minibus pour le service de transport de personnes à mobilité réduite Proxitan. Première en France : ce sont des véhicules GNV qui ont été choisis.

Le service de transport de personnes à mobilité réduite de la métropole nantaise a été créé il y a plus de 40 ans et assure aujourd’hui 750 courses en moyenne par jour. De Handitan à l’origine à Proxitan aujourd’hui, il s’est enrichi du service de transport à la demande pour rabattre vers le réseau principal des voyageurs habitant des quartiers de certaines communes moins bien desservis par les transports en commun.

Le service est assuré aujourd’hui avec 32 minibus. 18 d’entre eux, arrivés en fin de vie, viennent d’être remplacés par des versions GNV, fournis par l’entreprise Trouillet Cars et Bus.

Le projet aboutit après plusieurs années pendant lesquelles les personnels de conduite, de maintenance et les représentants des personnes handicapées ont été sollicitées pour donner leur avis, enrichir le cahier des charges et valider certains choix techniques. Les véhicules sélectionnés possèdent de nouvelles fonctionnalités qui répondent aux réglementations récentes sur la sécurité et l’évolution des fauteuils roulants, et améliorent l’ergonomie pour le conducteur et les passagers.

La mise en service du premier poste pilote dit de « rebours » est effective depuis novembre dernier à Noyal-Pontivy. Cette installation permet de comprimer et de faire remonter le surplus de biométhane du réseau de distribution vers le réseau de transport. Il sera utilisé quand l’injection de gaz dans le réseau de distribution est supérieure aux consommations, ce qui est déjà le cas depuis quelques semaines.

Le rebours : une technique qui va maximiser l’intégration des énergies renouvelables gaz

À ce jour, entre quatre et cinq projets d’injection de production de biométhane sont prévus aux alentours de Noyal-Pontivy, pour une production qui pourrait atteindre, à terme, 1300 Nm3/h. Seuls un à deux projets seraient viables sans le poste de rebours déployé par GRTGaz. L’explication ? Lors des mois d’été, lorsque la consommation de gaz est faible, la production excédentaire de biométhane ne peut être absorbée par les consommations locales et les producteurs sont forcés de réduire fortement leur production.

Le rebours de Noyal-Pontivy permet aujourd’hui de développer les capacités d’injection de biométhane dans la commune et au-delà. La station pilote, située entre le réseau de distribution et le réseau de transport, permet d’exporter les excédents de production injectés sur le réseau de distribution vers le réseau de pression supérieur, soit le réseau de transport GRTgaz. Le biométhane pourra ainsi être réinjecté et distribué aux territoires voisins qui en auront besoin.

Cette technique, rendue possible grâce à un réseau désormais bi-directionnel, favorisera une meilleure maîtrise et répartition de la production et de la consommation de gaz.

La station de rebours de Noyal-Pontivyest opérationnelle depuis le 8 novembre 2020.

Depuis la fin mai, avec l’arrivée des beaux jours, la production de biométhane de Pontivy Communauté est devenue excédentaire. Pour la 1ère fois en France, une station de rebours a ainsi permis de faire remonter ce gaz vert du réseau de distribution GRDF vers le réseau de transport GRTgaz, pour être consommé par les territoires voisins.

Une seconde station pilote de rebours est également en cours de création à Pouzauges, en Vendée.

Un développement ambitieux du biométhane d’ici 2030

La mise en service de ce poste de rebours contribue au développement de la filière biométhane souhaité dans le cadre de la Loi de Transition Énergétique vers une Croissance Verte publiée en 2015. Elle prévoit notamment que la part de gaz d’origine renouvelable représente 10% de la consommation de gaz naturel en 2030. Dans ce contexte, les régions françaises accueillent de plus en plus d’installations d’injection de biométhane. En Bretagne, son développement s’accélère : fin 2019, 12 sites injectaient du biométhane dans les réseaux gaziers pour une capacité de production de 183 millions de kWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 15 500 foyers. Ils étaient 4 en 2017. Un développement qui devrait continuer de croître puisque 60 projets représentant 775 millions de kWh par an sont enregistrés, soit une multiplication par 4 du potentiel de production.

En 2018, en lien avec la commune d’Inzinzac-Lochrist (56), Lorient Agglomération a lancé un programme de travaux pour une durée de trois ans sur l’installation de stockage des déchets non dangereux de Kermat. Après la construction de 3 nouvelles alvéoles qui ont vocation à accueillir les déchets ménagers résiduels, le chantier concerne désormais la réhabilitation de deux anciennes alvéoles.

L’objectif de cette nouvelle phase du chantier est de récupérer et recycler le gaz à partir des déchets enfouis. Ce biogaz sera ensuite transformé en biométhane grâce à l’unité d’épuration « Wagabox » mise en service à l’automne 2019 et injecté dans le réseau exploité par GRDF. Conçue par la startup grenobloise Waga Energy, la « Wagabox » permet de valoriser 90% du biogaz produit sur l’installation de stockage des déchets non dangereux de Kermat.

Avec le raccordement des deux nouvelles alvéoles, le site de Kermat produira 7,7 GWh de gaz renouvelable par an, soit l’équivalent de 80% de la consommation annuelle en gaz de la commune d’Inzinzac-Lochrist. La solution permettra en outre d’éviter l’émission de 1 650 tonnes de CO2 chaque année.

Un projet au cœur du Plan Climat Air Energie Territorial

Le projet s’inscrit dans les objectifs du Plan climat air énergie territorial de Lorient Agglomération qui a notamment pour ambition à l’échelle de son territoire, d’ici 2050, de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) par 4, de rénover totalement le parc bâti, d’augmenter très fortement la part de déplacements à vélo, de réduire de 50% les consommations énergétiques et d’adapter le territoire aux effets du changement climatique.

Grâce à cette unité d’injection de biométhane, Lorient Agglomération s’insère aussi pleinement dans les ambitions du Pacte biogazier breton signé entre l’Etat, la région Bretagne, l’Ademe, GRDF et GRTgaz. Objectif : atteindre 10% de gaz renouvelable dans les réseaux bretons dès 2025.

Dans le cadre de son séminaire « connaissances ferroviaire », organisé le 26 mai dernier, Norlink Ferroviaire est revenu sur la possibilité de convertir le mode ferroviaire au GNV / BioGNV.

Le séminaire « connaissances ferroviaire » est l’occasion pour les acteurs du secteur prendre connaissance d’études, des recherches et des projets liés au transport ferroviaire.

Parmi les sujets traités cette année, une conférence a abordé la question de l’intégration du [Bio]GNV dans le monde ferroviaire, au travers du rétrofit dual-fuel d’un locotracteur.

Retrouvez ci-dessous l’intervention d’Antoine Jabet, Business analyst chez GRDF, et de Richard Lecoupeau, directeur et fondateur de 2C Consulting.

Transitions énergétique et numérique, mondialisation, mutations économiques, dynamiques démographiques : face aux grands défis qui se présentent, quel avenir et quel modèle de développement pour la Bretagne ? Ce sont les questions auxquelles entend le SRADDET. Tour d’horizon non exhaustif des implications de ce nouveau schéma régional sur les activités logistiques.

Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET), institué par la loi NOTRe, est un document de planification qui doit contribuer à la cohérence territoriale. Couvrant un large champ de thématiques, il vise à prendre davantage en compte l’interdépendance des politiques d’aménagement du territoire. Dans le détail, le SRADDET doit viser notamment à une plus grande égalité des territoires et à assurer les conditions d’une planification durable du territoire, en prenant en compte les besoins de tous les habitants et les ressources du territoire, et en conjuguant les dimensions sociales, économiques et environnementales. Il doit, qui plus est, réunir l’ensemble des schémas régionaux liés à la mobilité, à la cohérence écologique, aux enjeux climatiques, à la transition énergétique et à la gestion des déchets.

Chargée de son élaboration, la Région Bretagne a choisi de construire le SRADDET en lien étroit avec la dynamique BreizhCop. Entre février 2017 et avril 2018, une vaste étape de concertation a ainsi permis de poser un diagnostic et de définir trente-huit objectifs, redétaillés au sein du projet de SRADDET.

« La Bretagne que nous voulons… »

Le SRADDET est avant tout l’occasion de définir une vision du territoire en 2040. Le projet propose ainsi une vision partagée de la Bretagne à cette date. La région sera entre autres :

  • « Une Bretagne qui a progressé dans son combat pour le désenclavement […], [avec] un système de transports intégré, cohérent, donnant surtout toute sa place aux mobilités du quotidien et au grand défi de la multimodalité (y compris sur les enjeux du fret) ».
  • « Une Bretagne dont les ports […] ont trouvé toute leur place dans les échanges européens et mondiaux ».
  • « Une Bretagne active, industrielle et créative »
  • « Une région qui a su renouveler ses compétences humaines en adaptation et en anticipation des transitions, qui a concentré et mobilisé ses forces de recherche et d’innovation au service des transitions ».
  • « Une Bretagne qui s’est positionnée comme leader européen sur des secteurs émergents liés aux transitions énergétiques ».
  • « Une Bretagne qui a réussi la transition vers un modèle de développement sobre et durablement performant ».
  • « Une Bretagne qui a résolument mis un terme à la dérive de la consommation de terres agricoles et naturelles ».

38 objectifs pour la Bretagne de 2040

Pour parvenir à cette Bretagne souhaitée, le projet de SRADDET propose de nombreuses actions, articulées autour des 38 objectifs officialisés dans le cadre de la BreizhCop. Revue de détail des principales thématiques qui pourraient impacter les activités logistiques.

Le SRADDET entend dans un premier temps « raccorder et connecter la Bretagne au Monde ». Au sein de cet objectif, la Région entend notamment développer des alliances avec certaines régions du globe en fonction d’enjeux stratégiques. Avec la Loire Atlantique par exemple, il s’agira de renforcer les liens dans les domaines du développement économique, des EMR (Energies Marines Renouvelables), de la recherche ou des transports mais aussi de développer « des liens et des complémentarités » dans le champ portuaire.

La multimodalité « performante » pour le transport de marchandises est aussi au cœur des volontés affichées. L’ambition affichée par la Région à horizon 2040 est de conforter les transports maritime et ferroviaire. Cette stratégie implique un soutien à la « décarbonation » et à la digitalisation de l’ensemble des modes de transport, aux mutualisations logistiques, au recours aux outils numériques, aux complémentarités modales (fer-route-mer-nouvelles mobilités), aux collaborations d’entreprises et de territoires. Trois actions prioritaires sont ainsi mises en avant par la Région : atteindre un développement « significatif » du transport maritime conteneurisé au départ/arrivée de Bretagne, atteindre un développement logistique de trois lignes de transport combiné rail-route au départ/arrivée de Bretagne et développer de nouvelles chaînes logistiques maritimes « innovantes et vertueuses ». Pour y parvenir, la Région prévoit notamment :

  • D’encourager le développement des autoroutes de la mer, le cabotage inter régional ainsi que les « outils logistiques favorisant l’intermodalité ».
  • De maintenir et de valoriser les offres de services maritimes et ferroviaires,
  • De s’appuyer sur des solutions numériques comme « Port de Bretagne Numérique » et de soutenir les transitions digitales des transports qui favorisent les mutualisations et la personnalisation des services logistiques rendus aux compagnies maritimes, industriels et logisticiens.
  • De soutenir toutes les initiatives de mutualisations, les « approches collaboratives innovantes », l’interopérabilité et la performance du transport ferroviaire.
  • D’opter pour d´autres énergies telles que le gaz naturel liquéfié (LNG) ou l’électricité pour des trajets limités…

Autre objectif développer par le SRADDET, « faire de la mer un levier de développement durable pour l’économie et l’emploi à l’échelle régionale ». Dans ce cadre, le document prévoit notamment de consolider et de développer l’économie industrialo-portuaire, par « l’orientation résolue » des grands ports bretons comme plateformes au service des filières. Il s’agira pour la Région de réaffirmer la vocation des espaces portuaires et rétro-portuaires au service des projets économiques en lien étroit avec la mer autour des ports de commerce et de réparation navale breton.

Les mobilités, objets de toutes les attentions

Parmi les objectifs poursuivis par la Région, on retrouve aussi le développement des secteurs économiques liés aux transitions « pour se positionner en leader sur ces domaines ». Dans ce cadre, la collectivité entend accélérer le développement des domaines liés au numérique, notamment appliqué à l’usine du futur et à la logistique. La Bretagne entend aussi renforcer son implication dans le domaine des mobilités intelligentes en anticipant les évolutions des comportements en matière de mobilité ou en faisant de la Bretagne (et notamment du territoire rennais) un laboratoire d’expérimentation (véhicules collectifs autonomes terrestres, covoiturage, logistique de proximité…).

Autre objectif porté par le SRADDET, la transformation des mobilités avec un objectif : le respect du facteur 4, c’est-à-dire la division des gaz à effet de serre par 4 à horizon 2050. Pour cela, la Région prévoit :

  • De développer les services de mobilité et les modes de transport les plus durables, transports collectifs, mode ferroviaire et modes actifs (piétons, vélos)
  • D’agir sur les flottes de véhicules ou de bateaux pour s’orienter vers des carburations plus sobres en énergie (GNL, GNV, hydrogène, électrique, etc.)

Il s’agira aussi d’accompagner le report de trafic (passager et fret) vers des alternatives décarbonées notamment en accompagnant le changement de moyen de transport, en ce qui concerne les passagers et la mobilité des marchandises, par des actions de sensibilisation ou de formation.

Le SRADDET rappelle aussi la volonté régionale de faire émerger une filière hydrogène renouvelable bretonne. La Bretagne entend ainsi mettre en place une stratégie permettant de structurer les compétences autour de la production et l’usage de l’hydrogène renouvelable : consolider les dynamiques de projets bretons dans les domaines d’activités de la construction et de la motorisation navales, appuyer les potentiels actuellement à l’étude autour d’enjeux forts, tels que les activités de méthanisation agricole, de production d’énergie marine et éolienne, et des usages industriels et maritimes, mettre en place les conditions du développement de l’électromobilité hydrogène renouvelable, ferroviaire, maritime et routier.

Une meilleure gestion des espaces

La gestion d’occupation des espaces fait aussi l’objet d’un plan d’actions détaillés. Parmi celles-ci, la Région entend accroitre l’ancrage de proximité des entreprises dans leur territoire (lien avec l’écosystème, espace de recrutement de compétences, circuits courts intégrant dans les prix les enjeux d’empreinte carbone…). Pour cela, elle entend :

  • Favoriser les logiques de clusters dans les territoires afin de faire bénéficier les entreprises de l’écosystème et des réseaux locaux
  • Renforcer le service public d’accompagnement des entreprises au plan local, répondre aux difficultés de recrutement conjoncturelles et structurelles
  • Favoriser le développement des circuits courts
  • Favoriser les usages numériques qui permettent l’implantation locale des activités et leur ancrage

Il s’agira aussi de favoriser le développement du commerce de proximité lié aux activités courantes dans les centralités. En cohérence avec l’objectif général d’arrêt de la consommation de foncier agricole et naturel, la priorité devrait être donnée à la réduction de la vacance de locaux commerciaux.

Les nouveaux modèles économiques sont aussi au cœur des enjeux retenus par le document de planification. Il s’agira dans ce cadre notamment d’accélérer le développement de l’économie circulaire et de « l’économie de la fonctionnalité ».

Enfin, un des objectifs du SRADDET veut mettre un terme à la consommation d’espaces agricoles et naturels. Pour cela, la Région entend « faire du renouvellement urbain la première ressource foncière de Bretagne ». La Breizh Cop veut en effet rompre avec « l’habitude de penser qu’il est impossible de concilier le développement des activités et l’accueil des habitant·e·s avec l’arrêt de l’artificialisation illimitée des sols ». Pour la Région, « avec l’ensemble de ses zones urbanisées moyennement ou peu denses, qu’elles se trouvent en périphérie ou en centralité, en ville ou en village, la Bretagne dispose d’une ressource foncière généreuse pour les 20 prochaines années ». La Région prévoit donc de :

  • Continuer la densification des espaces urbanisés quelle que soit leur taille et de reconquérir les friches urbaines pour produire logements, commerces et activités dans l’enveloppe urbanisée.
  • Considérer l’extension comme une exception au renouvellement urbain

Une Bretagne des transitions

Le SRADDET entend aussi accélérer la transition énergétique en Bretagne et réduire de 39% les consommations d’énergie bretonne à l’horizon 2040. Plusieurs actions viennent accompagner cet objectif :

  • Maîtriser la demande en énergie et réduire les consommations
  • Accélérer la rénovation énergétique du parc bâti résidentiel et tertiaire, public et privé
  • Optimiser les flux de marchandises, privilégier les modes maritimes et ferroviaires
  • Améliorer l’efficacité énergétique industrielle
  • Soutenir et accompagner le déploiement des Plans Climat Air Énergie Territorial (PCAET) à l’échelle de tous les territoires

Adaptation au changement climatique, limitation de l’artificialisation des sols, réutilisation des friches, économie circulaire, planification territoriale… : bien d’autres sujets impacteront les activités économiques régionales.

Adopté fin novembre dernier par le Conseil régional, il devrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année après une phase de consultation encore en cours.

La DREAL Bretagne a dressé le bilan du fonctionnement des installations de méthanisation régionales pour l’année 2018. Pour l’administration, la filière reste un outil efficace d’économie circulaire.

Début 2019, la DREAL Bretagne a mis en œuvre une plateforme de saisie des bilans de fonctionnement des installations de méthanisation. Ces déclarations ont permis à l’administration de réaliser un bilan de fonctionnement des installations sur l’année 2018.

Les 61 unités de méthanisation ayant répondu au questionnaire ont été mises en service entre 2009 et 2017. Les données sur la ration d’approvisionnement ont pu être analysées pour 52 d’entre elles. Au global, les intrants sont composés :

  • 55,8 % d’effluents d’élevage
  • 10, 8 % de végétaux agricoles
  • 8,6 % de végétaux non agricoles
  • 24,8 % autres (boues de STEP, déchets abattoirs…)

Afin d’évaluer le fonctionnement de la filière, la DREAL et ses partenaires ont comparé les données de fonctionnement aux données théoriques prévisionnelles, disponibles dans les études technico-économiques réalisées au stade projet.

Première constatation : les unités de méthanisation bretonnes valorisent bien les effluents d’élevage. S’agissant des végétaux agricoles (essentiellement CIVE, maïs et herbe), le tonnage de 71 943 tonnes utilisé en 2018 est inférieur à celui initialement prévu de 77 254 tonnes. En outre, la répartition entre ces 3 végétaux a pu évoluer.

Cette première synthèse révèle ainsi que les méthaniseurs en service en 2018 ont utilisé en moyenne (en tonnage) dans leur ration annuelle, 6.8% de maïs ensilage, 3,9 % de CIVE, 1,4 % d’autres ensilages (dont prairies permanentes). Ils respectent ainsi la réglementation définie par la loi de transition énergétique (à savoir le seuil maximum de 15% de cultures alimentaires ou énergétiques, cultivées à titre de culture principale dans le tonnage brut des intrants).

Pour la DREAL Bretagne, « la filière de méthanisation bretonne reste, à la lumière de ces chiffres, un outil efficace d’économie circulaire, avec une grande diversité de déchets valorisés à l’échelle des territoires ».

Un nouveau bilan de fonctionnement est en cours pour 2019. Il permettra d’observer de manière objective l’évolution des données réelles entre les bilans 2018 et 2019.

Synthèse des bilans de fonctionnement des unités de méthanisation sur l’année 2018 en Bretagne

Pour inciter les entreprises utilisant des engins fonctionnant au gazole non routier (GNR) à acquérir des matériels moins polluants, la loi de finances pour 2020 a instauré un mécanisme permettant aux entreprises de déduire 40% du prix de revient des engins qu’elles acquièrent ou qu’elles prennent en crédit-bail.

Seule condition : qu’ils utilisent l’une des sources d’énergie fixées par l’article 39 decies F du Code Général des Impôts (CGI) parmi lesquelles figure une combinaison d’essence et de gaz naturel carburant (GNV). Cet avantage court pour les acquisitions réalisées entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2022.

Un nouveau décret détermine les limites d’émission, variables en fonction du type de moteur utilisé, auxquelles doivent répondre ces motorisations pour bénéficier du dispositif.

Article 60 de la loi n°2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020

Décret n°2020-401 du 6 avril 2020 pris pour l’application de l’article 60 de la loi no 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020

La qualité de l’insertion paysagère des unités de méthanisation est un enjeu majeur, souligné par les élus et les habitants. C’est pour répondre à cette attente et contribuer à développer des projets exemplaires que le collectif CapMétha77 souhaite publier un guide d’insertion paysagère des unités de méthanisation en Seine-et-Marne, et sollicite les paysagistes.

Les territoires sont confrontés au défi de réduire les émissions de gaz à effet de serre en révolutionnant notamment leurs circuits de production d’énergie et la part de déchets inhérente à la production et à la consommation. A cet égard, la méthanisation regroupe de nombreux intérêts : augmenter la production locale d’énergie de source renouvelable pour les usages résidentiels et une mobilité́ décarbonnée, valoriser les déchets organiques, diversifier les ressources économiques liées à l’agriculture, réduire les consommations d’intrants dans les pratiques agricoles.

A son niveau, le Département de Seine-et-Marne s’est engagé pour accompagner la transition vers une énergie « verte, décarbonée et renouvelable », en initiant une politique partenariale en faveur de la production de biogaz : CapMétha77. CapMétha77 fédère et engage, à travers une charte, neuf acteurs locaux* sur 2 grands objectifs : atteindre 75% d’autonomie gaz pour les usages résidentiels à horizon 2030 par la production de biogaz issu principalement d’une méthanisation à la ferme, et contribuer à une mobilité décarbonée par le soutien au développement du (bio)GNV.

Pour les partenaires, la qualité de l’insertion paysagère des unités de méthanisation est un enjeu majeur. C’est pour répondre à cette attente et contribuer à développer des projets exemplaires que CapMétha77 lance un concours destiné aux paysagistes concepteurs. Objectif : construire un guide d’insertion paysagère des unités de méthanisation.

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de Seine-et-Marne (CAUE 77), en partenariat avec le Département et GRDF, a proposé d’organiser un appel à contribution de paysagistes concepteurs. Leur mission : montrer l’amélioration possible de l’intégration paysagère d’une unité de méthanisation existante.

Les productions issues de l’appel à contribution permettront d’illustrer le guide que diffusera CapMétha 77. La diversité attendue des propositions des paysagistes permettra d’illustrer les variantes qui peuvent être mises en oeuvre par les porteurs de projets et leurs conseils sur leurs installations de méthanisation réalisées ou à venir.

Les contributions proposées dans le cadre de l’appel à projets seront valorisées lors d’une remise de prix par le Département.

Les candidatures sont attendues pour le 19 mai à 14h au plus tard. L’annonce du gagnant est prévue pour septembre prochain.

Appel à contribution de paysagistes concepteurs – insertion paysagère des unités de méthanisation en Seine et Marne – Avril 2020

* Département, Préfecture du Département, ADEME, Région Ile-de-France, Chambre d’agriculture de région Ile-de-France, Syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne (SDESM), Union des Maires et des Présidents d’EPCI de Seine-et-Marne (UM77), GRDF et GRTGaz

Un appel à projets, lancé dans le cadre du Plan Biogaz breton réunissant la Région Bretagne, l’Ademe Bretagne et les départements du Finistère et d’Ille-et-Vilaine, vise à accompagner les projets de méthanisation « de qualité » répondant aux objectifs du Plan régional.

Depuis sa mise en oeuvre en 2007 en Bretagne et en Pays de la Loire, le Plan biogaz vise à développer le recours à la méthanisation agricole sur des installations à la ferme ou centralisées. Face à une croissance importante des demandes de soutien, l’appel à projets 2020 précise la nature des projets attendus, indique les critères d’éligibilité et de sélection des projets et permettra également de les classer avec équité au regard des budgets disponibles.

Peuvent être déposés les projets de méthanisation suivants (la priorité étant donnée cette année aux deux premiers) :

  • Collectives agricoles portées par au minimum trois structures agricoles actionnaires majoritaires de la société de méthanisation, implantées sur un site dédié et encadrées par une assistance à maîtrise d’ouvrage.
  • Centralisées multi-acteurs dont l’actionnariat doit intégrer les acteurs du territoire (agriculteurs, entreprises, collectivité…) à hauteur minimale de 10%, et valorisant au moins 60% d’effluents d’élevage.
  • A la ferme, portées par un agriculteur ou des établissements de développement agricole, majoritaires au capital (>50% du capital) et implantées sur la ferme.
  • Industrielles portées par une entreprise et valorisant des effluents peu chargés ne permettant pas d’envisager la mise en place d’un projet territorial centralisé ou à la ferme.
  • Sur STEU (Station d’Epuration Urbaine).

Date limite de dépôt des dossiers : le 30 septembre 2020.

Appel à projets « Unités de méthanisation à la ferme, collectives agricoles et multi-acteurs en Bretagne »

La consommation de GNC (Gaz Naturel Comprimé) a grimpé de 71% en Bretagne entre 2018 et 2019.

Au travers de son portail Open Data, l’AFGNV, en partenariat avec GRTGaz, synthétise les principales informations sur le développement de la filière GNV. Un nouveau bilan à février 2020 permet de confirmer la dynamique de la filière en France et en Bretagne.

Une dynamique tirée par le marché du poids lourd

A fin février 2020, plus de 21 000 véhicules roulaient au GNV en France. Dans le détail, ce sont ainsi 7.931 véhicules utilitaires, 3.887 poids lourds, 3.495 bus, 2.458 véhicules légers, 1.962 bennes à ordures ménagères, 313 autocars et 1.439 véhicules spécialisés qui sillonnent les routes françaises.

Le marché des poids-lourds est le plus dynamique. En un an, la flotte française de poids lourds au gaz a ainsi crû de plus de 50%. La France est devenue le marché le plus dynamique d’Europe sur ce segment.

Côté voyageurs, 15 ans après l’arrivée des bus GNV, c’est aujourd’hui plus de 10 % du parc qui roule au gaz. Un marché toujours en croissance avec l’arrivée des zones à faibles émissions et les nouvelles obligations de renouvellement des flottes publiques avec des véhicules à faibles émissions.

Consommation annuelle de gaz naturel comprime (GNC) par région – Données 2019 (Source : AFGNV / GRTGaz, Avril 2020)

GNC : la Bretagne dynamique

Les opérateurs de réseaux gaziers publient chaque année un bilan des consommations de gaz carburant. Les données publiées correspondent aux quantités de gaz livrés dans l’ensemble des stations raccordées aux réseaux.

Avec 37 GWh, la Bretagne est loin derrière l’Ile-de-France (391GWh), les Hauts-de-France (238GWh), la Nouvelle Aquitaine (165GWh), Auvergne-Rhône Alpes (162GWh), les Pays de la Loire (148GWh) ou le Grand Est (132GWh). Mais la région se positionne avant la Normandie, le Centre Val de Loire, la Bourgogne Franche Comté et la région PACA. C’est surtout l’évolution régionale qui attire l’attention avec une hausse de 71% de consommation de GNC sur un an. La dynamique actuelle sur les poids-lourds va favoriser une homogénéisation des consommations par un maillage des stations sur le territoire.




Volumes de GNL distribué en France – Consommation des stations GNL et GNL-C (non raccordées au réseau) (source : AFGNV / GRTGaz, Avril 2020)

Le GNL aussi en forte hausse

L’évolution de la consommation de GNL carburant routier en France est évaluée sur la base des déclarations des opérateurs de terminaux français et européens. Là aussi, la hausse annuelle est importante (+50% sur un an).

Du GNV au bioGNV

Si le GNV permet déjà de réduire les émissions de CO2 de 10 à 15 % par rapport au Diesel, c’est en le remplaçant progressivement par du BioGNV que le gain devient conséquent. D’après l’AFGNV, le BioGNV produit en France à partir de déchets permet de réduire de 80% les émissions de CO2 par rapport au Diesel.

En 2019, le taux d’incorportation de bioGNV était de 16,7% du GNV distribué en France à partir de stations raccordées au réseau. Sur tout le territoire, plus d’une centaine de sites de méthanisation produisent du biométhane. Il est injecté dans les réseaux de gaz pour être utilisé notamment comme carburant sous forme de bioGNV. 2019 marque également une augmentation forte du nombre de GO (garanties d’origine) qui permettent de garantir qu’une vente de BioGNC est corrélée à une production de BioGNC.

Sites de production de biométhane en Bretagne (avril 2020) (Source : AFGNV / GRTGaz, avril 2020)

Source : Observatoire du GNV, AFGNV / GRTGaz, Avril 2020

Le magazine des mobilités et du transport de voyageurs consacre un hors-série au GNV. L’occasion de faire le point sur la solution gaz et sur son adéquation au transport de voyageurs par autobus et autocar.

Situation des gisements de méthane de le monde, réalisme des objectifs de biométhanisation, bilan de la solution en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, position du gaz vis-à-vis de l’électricité et de l’hydrogène, changements induits par la technologie pour les entreprises du transport de voyageurs… Autant de questions factuelles auxquelles le magazine tente de répondre tout au long de ce hors-série.

Le dossier est aussi l’occasion de partager les retours d’expériences des exploitants et des collectivités ayant converti leur flotte, tels que la Compagnie des Transports strasbourgeois, la Semitan (société d’économie mixte des transports en commun de l’agglomération nantaise) ou la société rhônalpine Berthelet.

La magazine fait enfin le point sur le développement du réseau de stations d’avitaillement sur le territoire et sur l’offre de véhicules aujourd’hui disponible.

Pour Pierre Cossard, le directeur de la publication, « industriels, opérateurs et politiques sont en quête de la pierre philosophale, celle qui consistera en la meilleure option de remplacement du diesel, désormais condamné à plus ou moins long terme. Parmi les solutions qui s’offrent à eux, le gaz apparaît aujourd’hui comme une alternative viable et plutôt bien maîtrisée ».

La société d’économie mixte locale Energ’iV vient d’acquérir trois terrains à Bédée, Tinténiac et Miniac-Morvan pour y implanter ses futures stations GNV.

A Bédée, la communauté de communes a validé la vente de terrains dans le parc d’activité du pays pourpré pour implanter une station GNV. La station de Bédée doit permettre de répondre aux attentes de plusieurs entreprises du territoire communautaire qui ont exprimé la volonté d’acquérir des véhicules au gaz dans les années à venir. Le terrain de 3 870 m² accueillera ainsi une station équipée de quatre pistes à destination des véhicules lourds et légers. Au besoin, la station pourrait également être complétée par des bornes de recharges pour véhicules électriques.

A Tinténiac, c’est la Communauté de communes Bretagne Romantique qui va vendre un terrain de 2082 m². Située sur la zone d’activités de la Morandais, la future station permettra notamment de répondre aux besoins de la société Biocoop, implantée sur la zone et disposant déjà d’un parc de véhicules fonctionnant au GNV.

Enfin, à Miniac-Morvan, Saint-Malo Agglomération a validé la cession d’un terrain dans la zone d’activités Actipole. Plusieurs entreprises de transport situées à proximité ont exprimé leur intérêt pour investir dans une flotte de véhicules au gaz. Le terrain de 2 104 m² accueillera une station composée de quatre pistes destinées aux poids lourds et d’une piste dédiée aux véhicules légers.

Pontivy Commuanuté envisage de réaliser une station de distribution GNV-BioGNV dans le secteur de Pontivy Sud, en complément de celle qui devrait voir le jour d’ici la fin d’année.

La station envisagée serait adaptée à tous les véhicules circulant dans cette zone et en particulier pour les véhicules lourds. La collectivité invite les professionnels à compléter un questionnaire en ligne. Les réponses doivent permettre de mieux qualifier les attentes des entreprises et déterminer en conséquence les caractéristiques de la future station.

Trois secteurs d’implantation sont aujourd’hui évoqués par Pontivy Communauté : les zones d’activités du Signan et de Tréhonin et le parc d’activités de Lann Velin.